ann bAnn Davis Bradford (née le 5 mai 1926 et morte le 1er juin 2014) était une actrice de télévision américaine.

Davis est devenue célèbre pour son rôle dans la comédie "The Bob Cummings Show" (1955-1959) pour lequel elle a remporté 2 fois le "Primetime Emmy Award for Outstanding Supporting Actress in a Comedy Series", mais elle était surtout connue pour jouer le rôle d'Alice Nelson, la femme de ménage dans la série "The Brady Bunch" sur ABC (1969-1974).

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sherman

Robert Bernard Sherman (né le 19 décembre 1925 à New York et mort le 5 mars 2012 à Londres) est un compositeur et parolier américain.

À partir du milieu des années 1980 avec son frère Richard, ils forment le duo de compositeurs et paroliers appelé les Frères Sherman, essentiellement connu pour avoir travaillé avec les studios Disney sur des musiques de films et de certaines attractions. Ils se font parfois interprètes.

Comme un signe du destin, ses parents Rosa et Al Sherman payent les frais de maternité avec un chèque de royalties reçu le même jour, celui pour la chanson Save Your Sorrow.

Dans sa jeunesse, Robert apprend et excelle dans le violon, le piano, la peinture et la poésie. Après sept années de tournée dans le pays, les Sherman s'installent en 1937 à Beverly Hills, Californie.

À seize ans, il écrit une pièce de théâtre nommée Armistice and Dedication Day qui lui permet de récolter plusieurs milliers de dollars en bons de guerre et une citation du département de la guerre. En 1943, âge de 17 ans, il obtient une permission de ses parents pour rejoindre l'armée.

Début avril 1945, il entre avec son escouade dans le camp de concentration de Dachau, et fait partie des premières troupes alliées à entrer dans le camp, les allemands étant partis quelques heures plus tôt. Le 12 avril 1945, il est touché par une balle au genou ce qui le force à marcher avec une cane pour le reste de sa vie. Il est alors envoyé en Angleterre, à Taunton et Bournemouth, en convalescence, période qui serait le début de sa fascination pour l'Angleterre.

À son retour aux États-Unis, il étudie au Bard College dans l'État de New York et en sort diplômé en 1949 de littérature anglaise et de peinture. Il est durant cette période l'éditeur en chef du The Bardian, le journal interne, et il en profite pour finir ses deux premières nouvelles The Best Estate and Music et Candy and Painted Eggs.

En 1953, il épouse Joyce Sasner, ce qui atténue la vie de bohémien qu'il a depuis la fin de la guerre. Leur première fille Laura, né en 1955, suivi en 1957 par Jeffrey, en 1960 par Andrea et Robert en 1968.

En 1951, Robert B. et son frère Richard M. entament l'écriture de chansons, comme une compétition avec leur père. En 1958, Robert fonde sa société de publication musicale, Music World Corporation qui travaillera plus tard avec la filiale Wonderland Music Company de la Walt Disney Company, affiliée au gestionnaire de droit Broadcast Music Incorporated (BMI).

Dans les années 1960, les deux frères travaillèrent d'abord avec la Walt Disney Company sur la musique d'attractions des parcs à thèmes, émissions de télévisions et quelques films dans la première version de À nous quatre (The Parent Trap).

Ils furent classés en première position dans les charts américains en 1961 avec Let's Get it Together et You're Sixteen. On peut aussi citer les chansons de Mary Poppins ou du Livre de la jungle, mais c'est surtout les attractions des parcs Disney qui leur doivent un grand honneur avec la célèbre It's a Small World ou l'hymne de Carousel of Progress.

Ils arrêtèrent leur collaboration exclusive avec Disney à la mort de Walt Disney en 1966 pour débuter une carrière indépendante de producteur de musique. Ils participèrent toutefois pour Disney à l'écriture de six chansons originales pour Les Aventures de Tigrou en 2001.

Dans les dernières années, Robert partit à Londres et les deux frères ont écrit de nombreuses chansons pour les spectacles musicaux dont Chitty Chitty Bang Bang et le Mary Poppins produit en collaboration par Disney et Cameron Mackintosh. Chitty est le spectacle à la plus longue durée de vie au London Palladium et a débuté le 28 avril 2005 à Broadway

Pour leurs contributions à l'industrie du film, les frères Sherman se sont vu décerner une étoile sur le célèbre Hollywood Walk of Fame au 6918 Hollywood Boulevard et furent nommés dans le Hall of Fame des compositeurs le 9 juin 2005

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babeuf

Gracchus Babeuf, François Noël Babeuf de son vrai nom, est né à Saint-Quentin. Après avoir travaillé à l'âge de 12 ans comme terrassier au canal de Picardie, il est engagé en tant qu'apprenti chez un notaire. En 1781 il exerce pour son propre compte l'activité de géomètre.

Inspiré par la lecture de Jean Jacques Rousseau (1712-1778) et ayant constaté les conditions d'existence très dures de l'immense majorité du peuple, Babeuf développe des idées en faveur de l’égalité et de la mise en commun des terres.

En 1789, Babeuf participe à la rédaction du cahier de doléances de la ville de Roye où il travaille. Au début de la Révolution française, il devient journaliste et lutte contre les impôts indirects. Arrêté et emprisonné en mai 1790, il est libéré grâce à Marat et reprend son activité de journaliste.

Contraint de fuir à Paris en 1793, Babeuf prend parti pour les Jacobins. Après la chute de Robespierre et des Montagnards dont il était partisan, tout en réprouvant la Terreur, il poursuit un combat acharné contre la réaction thermidorienne pour une égalité dans les faits et le partage des terres. Il choisit alors de se faire appeler Gracchus, en hommage aux Gracques, initiateurs d’une réforme agraire dans la Rome antique.

Entré dans la clandestinité au début de 1796, Babeuf crée la "Conjuration des Egaux" avec Augustin Darthé, Philippe Buonarroti, Sylvain Maréchal, Félix Lepeletier et Antoine Antonelle. Il dirige le "Directoire secret de salut public" qui coordonne la lutte de la Conjuration pour renverser le gouvernement.

Les principaux chefs de file des Egaux sont arrêtés le 10 mai 1796 et transférés à Vendôme après deux tentatives populaires pour les libérer. En mai 1797, Babeuf est condamné à mort avec Augustin Darthé par une Haute Cour du Directoire, puis guillotiné.

Gracchus Babeuf, avec sa doctrine, le "babouvisme", est considéré comme le précurseur du communisme. Prônant la suppression de la propriété individuelle, il défend une authentique révolution avec un État chargé de gérer les biens nationaux et avec le peuple qui participe à un système de production collectiviste. La pensée de Babeuf a profondément influencé les théories socialistes et marxistes du XIXe siècle.

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babilée

Jean Babilée est un danseur, chorégraphe et acteur français, né le 3 février 1923 dans le 6e arrondissement de Paris et mort le 30 janvier 2014 (à 90 ans).

Né Jean-René-Albert-William Gutmann, il est formé à l'École de danse de l'Opéra de Paris de 1936 à 1940. Ayant choisi comme nom de scène le nom de sa mère, Babilée, il débute aux Ballets de Cannes en 1940, travaille à l’Opéra de Paris comme second quadrille tout en prenant des cours particuliers avec Victor Gsovsky. La Seconde Guerre mondiale interrompt sa carrière. Il entre dans la Résistance et se bat en Touraine. Il intègre à la Libération les Ballets des Champs-Élysées dirigés par Roland Petit et Janine Charrat, où il se révèle rapidement comme l'un des plus grands danseurs de sa génération. Il y crée notamment en 1946 Le Jeune Homme et la Mort, sur une chorégraphie de Roland Petit, aux côtés de la danseuse Nathalie Philippart, avec laquelle il aura une fille, Isabelle.

Il chorégraphie lui-même plusieurs ballets avant de quitter la troupe en 1949. Il fonde en 1956 sa propre compagnie, tout en continuant à se produire sur scène, à l'Opéra de Paris et à la Scala de Milan. Il apparaît régulièrement au théâtre et au cinéma à partir des années 1960, sans pour autant renoncer à la danse. Directeur artistique du Ballet du Rhin le temps d'une saison, en 1972, il danse entre autres pour Maurice Béjart Life de 1979 à 1985 et reprend son ballet-fétiche (interprété plus de 200 fois), Le Jeune Homme et la Mort, en 1983 au théâtre du Châtelet. En 1987, il retrouve sa partenaire des débuts, Janine Charrat, pour un spectacle au Centre Georges-Pompidou : Inventaire d'Alain Germain.

Il se remarie en 2000 avec Zapo, danseuse, chorégraphe et cinéaste, et adopte officiellement le nom de Babilée. Il fait sa dernière apparition sur scène en 2003 dans le spectacle du chorégraphe Josef Nadj, Il n'y a plus de firmament, mettant fin à une carrière d'une exceptionnelle longévité.

Un documentaire, Le Mystère Babilée lui a été consacré par Patrick Bensard en 2000.

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bacall

Actrice née le 16 septembre 1924 à New York (Etats Unis)

Décédée le 12 août 2014 à New York

Lauren Bacall pousse d'abord les portes du mannequinat et de Broadway avant de faire ses débuts au cinéma. Elle finit par être remarquée et tourne dans le "Port de l'angoisse" en 1944. Par la suite, elle tourne plusieurs films avec son mari, l'acteur Humphrey Bogart. On peut les voir ensemble dans "Les Passagers de la nuit" ou bien dans "Key Largo" de John Huston. Dans les années 1970, elle apparaît dans "Le Crime de l'Orient Express", puis en 1981 dans "Fanatique". Depuis les années 1990, elle prête surtout sa voix à des personnages de séries et de films. Elle décède le 12 août 2014, à l'âge de 89 ans, d'un accident vasculaire cérébral.

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bach

Johann Sebastian Bach est né le 21 mars 1685 à Eisenach ville de Thuringe en Allemagne. Bach naquit dans la plus exceptionnelle famille de musiciens qui ait jamais existé et, dans cette province, le simple nom de Bach signifiait musicien. Huitième enfant, dès son enfance, il est initié par son père Ambrosius Bach au jeu du violon et des cordes et par son frère Johann Christoph Bach à la technique de l'orgue. A l'âge de dix ans, son père meurt et c'est ce frère qui le prend en charge et deviendra un second père. Celui-ci exercera une grande influence sur le petit Jean Sébastien et lui montrera les premiers secrets de l'orgue. Il recevra une double formation musicale, à l'école et à la maison. De plus, Eisenach est une ville de grand renom au niveau musical car elle a accueilli des compositeurs comme Pachelbel, Eberlin ou Kerll. Discipliné, il montre les traits de caractère qui marquèrent sa vie et sa musique.

A l'âge de quinze ans, le 15 mars 1700, après avoir réussi ses examens à l'internat d'Ohrdruf, Bach est envoyé à Lunebourg en tant qu'élève à la manécanterie de Saint-Michel qui est une pension pour enfants pauvres. Il y acquiert une formation complète. Lunebourg possède un trésor pour l'époque car les archives de cette ville recèle 19 manuscrits d'orgue des plus grands maîtres allemands, italiens...ainsi qu'une bibliothèque musicale de 3000 volumes que le jeune compositeur pourra étudier à loisir.

Adolescent, il est également passionné de latin et de théologie. Bach a l'occasion de d'avoir des contacts avec la cour de Celle où il apprend l'art français et aussi un peu de la langue française, langue de l'aristocratie européenne car la musique y est dirigée par des Français. La musique y règne et Celle s'avère très importante sur le plan musical. Bach y jouera du violon.

Le 8 avril 1703, il entre comme violoniste et suppléant à l'orgue dans l'orchestre du duc de Weimar et aussi comme laquais (plus vraisemblablement secrétaire) ! En 1703, il est nommé organiste de l'église d'Armstadt où l'orgue vient juste d'être terminé. Le concert d'inauguration impressionne très fortement les habitants de cette cité. Il s'absente pour aller étudier avec Buxtehude à Lübeck mais il s'absente quatre mois au lieu de quatre semaines. Bach revient de cette rencontre transformé et son jeu s'est métamorphosé au contact du grand maître.

Après plusieurs périodes "orageuses" avec ses employeurs, il se brouille avec le conseil municipal et part pour un poste d'organiste à Mühlhausen. En 1707. Il épouse une cousine éloignée qu'il a connue à Armstadt, Maria Barbara, qui va lui donner en treize ans sept enfants. À Mühlhausen, il se heurte à nouveau à ses employeurs pour des problèmes entre les deux églises de la ville. Il retourne donc à la cour de Weimar en 1708 comme organiste et musicien de chambre. A partir de 1714 il est nommé Konzertmeister. Il en part en 1717 après avoir composé une quantité impressionnante d'oeuvres pour le clavier dont malheureusement, beaucoup ont été perdues. La fameuse toccata et fugue BWV 565 date de cette époque (1709). Pendant les périodes de Mühlhausen et de Weimar, Bach composa plusieurs de ses oeuvres majeures : les cantates Actus tragicus et Gott ist mein König (1707), les pièces pour orgue Alla breve en ré mineur (1709), Grande Passacaille en ut mineur (1716), Orgelbüchlein (1717), le Concerto "italien" pour le clavecin.

Weimar est encore loin d'être la grande ville qu'elle sera à l'époque de Liszt et de Wagner. En 1708, c'est le Duc Wilhem Ernst qui y règne. Celui-ci est extrêmement religieux et consacre la plus grande partie de son temps à la religion, aux études théologiques... Il applique ce mode de vie à ses sujets et voudrait réglementer le culte et la vie des fidèles. Bach y est engagé comme Hoforganist et Kammermusicus (organiste et compositeur). Bach y interprète ses oeuvres mais aussi celles d'autres maitres tels que De Grigny, Dieupart, Bonporti. Il y déploie également une intense activité de professeur de musique. Les naissances dans son foyer se multiplient mais le compositeur, à cette époque est convenablement rémunéré. Mais, les extravagances religieuses du Duc vont prendre de l'ampleur, et Bach est facilement irritable de son côté, vont provoquer des conflits. Il trouve un nouvel emploi à Cöthen mais la demande de congé formulée au Duc reste sans réponse. Bach renouvelle sa demande dont le Duc trouve que les termes sont un outrage. Il jette Bach en prison pendant près de quatre semaines.

Après avoir été chassé de Weimar, commençe une heureuse période à la cour du prince Leopold à Cöthen. Son traitement est supérieur à celui de Weimar qui était déjà très appréciable. Passionné de musique, le Prince aide Bach et l'encourage à composer toutes sortes d'oeuvres instrumentales ou vocales. Les instruments sont les meilleurs qui soient. Il y compose une quantité impressionnante de concertos (dont les six concertos brandebourgeois, chefs d'oeuvre du concerto grosso) et de suites, perdus pour la plupart. En 1718 et 1720, le compositeur accompagne à deux reprises le Prince à Karlsbad, station thermale réputée.

Au retour du deuxième voyage, il apprend la mort de son épouse Maria Barbara avec laquelle il a eu six enfants dont quatre ont survécu. En 1721, Jean Sébastien Bach épouse, à 36 ans, Anna Magdalena Wilcken âgée de 20 ans. Il aura treize enfants avec sa nouvelle épouse. Le prince Léopold, veuf à son tour, se remarie avec une femme qui n'aime pas la musique. De plus, J.S Bach est profondément religieux et la musique religieuse à la cour de Cöthen y est quasi inexistante. Le Prince semble s'être désintéressé de la musique après son mariage. A Cöthen, Bach a composé les oeuvres instrumentales les plus importantes de ce genre : Fantaisie chromatique et fugue (1720), Suites anglaises (1715), Suites françaises et le premier livre du Clavier bien tempéré, des Concertos pour un et deux violons.

A nouveau, il part et suite à la mort de Kuhnau, postule pour la place prestigieuse de Cantor à l'église St Thomas de Leipzig. Sept postulants se présentent parmi lesquels Telemann qui est retenu. Il semble que celui-ci ait postulé pour faire pression sur les autorités d'Hambourg afin qu'ils augmentent son salaire. Il y renonce donc très rapidement. Les membres du Conseil de la ville procède à nouveau à un choix qui s'avère difficile car certains postulants refusent d'enseigner la musique en plus de leur poste d'organiste.

C'est à ce moment que Bach présente sa candidature. C'est Graupner qui est retenu mais son employeur refeuse de le libérer. Bach est finalement retenu comme Cantor. Il passera les vingt-cinq dernières années de sa vie au cantorat de l'école de Saint-Thomas de Leipzig. Depuis le moyen-âge, Leipzig avait une importance considérable sur la culture allemande. A Leipzig, Bach a de multiples fonctions musicales. Sa rémunération est convenable et le logement fourni. Cependant, pendant les vingt-cinq années qu'il y passe, Bach connaitra de nombreuses tracasseries mesquines mais composera des oeuvres grandioses. Incompris des notables locaux, Bach ne supporte pas les ingérences et ne peut s'empêcher de défier les autorités locales.

Il est parfois libre de quitter de temps à autre Leipzig (entre autres pour les funérailles du prince Léopold à Cöthen). Il livre de nombreuses oeuvres maîtresses qui sont mal exécutées, mal comprises et peu appréciées : environ trois cents Cantates (dont une centaine perdues), écrites pour tous les dimanches et les fêtes, un Magnificat (1723), 5 passions dont malheureusement deux seulement nous parviendront : les Passions selon Saint Jean (1723), selon Saint Matthieu (1729), la Messe en si mineur (1724-1747) peut être son plus grand chef d'oeuvre, l'Oratorio de Noël (1734), de nombreux Chorals, le second livre du Clavier bien tempéré (1744), l'Offrande musicale (1747).

Des musiciens de toute l'Allemagne le visitent. il est également très demandé pour des expertises ou inaugurations d'orgue. Nombreux sont les Princes ou nobles qui sollicitent sa visite ou ses services. En 1741, Bach se rend à Berlin pour voir son fils Carl Philip Emmanuel. Il y retourne en 1747 sur invitation du roi Frédéric le Grand et y reçoit les plus grands honneurs. En 1749, sa santé s'altére, il souffre de cataracte au point de devenir aveugle après deux opérations. Il dicte sans pouvoir l'achever l' Art de la fugue son ultime oeuvre.

Le 22 juillet 1750, il est terrassé par une attaque cardiaque et meurt quelques jours plus tard le 28 juillet. De ses vingt enfants, neuf survivront. Sa femme termina ses jours dix ans plus tard dans la plus extrême pauvreté. La musique de Bach fut oubliée pendant plus de cinquante ans. Aucune de ses oeuvres ne sera publiée pendant cette période. Un siècle plus tard, en 1829, et bien que Mozart et Beethoven ait connu sa musique et l'ait trouvée remarquable, Mendelssohn sera l'artisan du renouveau de Johann Sebastian Bach grâce à la Passion selon St Matthieu. Depuis lors sans cesse interprétée et enregistrée, sa musique est l'oeuvre d'un génie et d'un croyant. Il est le plus parfait maître de la fugue et du contrepoint. Il a porté à la plus haute expression les possibilités du style concertant. Son inspiration est admirable et constante que les oeuvres soient personnelles ou de commande.

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Maria-Barbara-Bach

Maria Barbara Bach (* Gehren, 20 octobre 1684 - † Köthen, 7 juillet 1720) fut la première épouse de Johann Sebastian Bach dont elle était également cousine - son grand père Heinrich (1615-1692) et celui de son époux, Christoph (1613-1661) étant frères.

Etant fiancés, Bach invitait sa cousine à chanter à la tribune de l'église d'Arnstadt, ce qui lui valut des reproches des autorités. Ils se marièrent le 17 octobre 1707 à Dornheim, village proche d'Arnstadt. Leur ménage semble avoir été heureux. Elle décéda après avoir donné naissance à sept enfants, dont trois fils musiciens de grand talent et trois qui moururent en bas âge :

• Catharina Dorothea (baptisée à Weimar le 29 décembre 1708 - † Leipzig 14 janvier 1774)

• Wilhelm Friedemann, le Bach de Dresde ou de Halle (* Weimar 22 octobre 1710 - † Berlin 1er juillet 1784)

• Johann Christoph et Maria Sophia, jumeaux nés et morts le même jour (23 février 1713) à Weimar

• Carl Philipp Emanuel, le Bach de Berlin ou de Hambourg (* Weimar 8 mars 1714 - † Hambourg 14 décembre 1788)

• Johann Gottfried Bernhard (* Weimar 11 mai 1715 - † Iéna 27 mai 1739)

• Leopold Augustus (* Köthen 15 novembre 1718 - enterré à Köthen le 28 septembre 1719)

Quelques mois après son décès, Bach se remaria avec Anna Magdalena Wilcke.

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Johann_Christian_Bach_by_Thomas_Gainsborough

Johann Christian Bach est un compositeur et organiste allemand, né à Leipzig le 5 septembre 1735 ; mort à Londres le 1er janvier 1782. Il fut surnommé le « Bach de Milan » et le « Bach de Londres ».

Johann Christian Bach (nom francisé en Jean-Chrétien Bach), est le onzième et dernier fils de Jean-Sébastien et d'Anna Magdalena Bach.

Attiré par la musique tout comme ses autres frères, il reçoit la formation musicale de son père puis, à la mort de celui-ci en 1750, il part pour Berlin afin de parachever sa formation musicale chez son demi-frère Carl Philipp Emanuel

Il y découvre le style italien et, désireux d'approfondir cette voie, il se rend à Milan chez le comte Agostino Lit, change son prénom en Giovanni Cristiano et se convertit au catholicisme, au grand dam de sa famille luthérienne. On le retrouve en 1757 à Bologne élève du Padre Martini puis en 1760 organiste de cathédrale de Milan. Durant son séjour en Italie, il écrit seize opéras, et le King's Theatre de Londres le fait venir en 1762. Deux années plus tard, Johann Christian obtient le poste convoité de maître de musique de la reine Sophie-Charlotte et, la même année, il joue avec le jeune Mozart alors âgé de seulement 8 ans. Cette rencontre est importante, car Johann Christian aura une influence considérable sur Mozart, et ils resteront très proches toute leur vie. Mozart a ainsi arrangé les sonates opus 5 (n° 2, 3 et 4) de Johann Christian Bach en concertos pour piano (K. 107). Mozart rendra finalement hommage au maître allemand en citant l´un de ses ouvrages lyriques (l´ouverture de La Calamita dei cuori) dans l´andante de son concerto en la majeur (K. 414), composé peu après la disparition de Johann Christian Bach.

Il se rend à Mannheim en 1772, où il compose un opéra pour le théâtre de la ville, Temistocle, puis en 1776 un nouvel opéra (Lucio Silla sur un livret également utilisé par Mosar Cette même année, à Londres, il participe au concert inaugural du Masonic Hall. Le 23 mai, en compagnie de Karl Friedrich Abel, il est reçu franc-maçon à la loge de The Nine Muses avec dispense de tout droit à acquitter.

En 1778, Johann Christian Bach reçoit une commande de Paris pour un opéra (Amadis de Gaule) qui ne remporte pas le succès escompté. Cette même année, il est reçu Compagnon et fait Maître dans la foulée, dans sa loge maçonnique de Londres, le 15 juin 1778.

Ses dernières années sont assez difficiles : il meurt à Londres le 1 janvier 1782, accablé de dettes, que la reine règle. Bien que marié à Londres début 1773 avec une chanteuse italienne, Cecilia Grassi, on ne lui connaît pas d'ascendance

Johann Christian est un des premiers claviéristes à jouer du piano-forte et à composer pour ce nouvel instrument.

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Gaston_Bachelard_1965

Gaston Bachelard

Né à Bar-sur-Aube (France) le 27/06/1884 ; Mort à Paris (France) le 16/10/1962

Gaston Bachelard naît dans une famille modeste, en 1884. Son père est cordonnier. En 1905, il rejoint la capitale, où il est employé des Postes et Télégraphes. Autodidacte, il se passionne pour les sciences, qu'il étudie seul pendant son temps libre. C'est ainsi qu'il décroche une licence de mathématiques à 28 ans. En 1914, il épouse une institutrice, Jeanne Rossi, avec qui il aura une fille. Il veut devenir ingénieur, lorsque la Première Guerre mondiale éclate. Gaston Bachelard est mobilisé jusqu'en 1919, et recevra la Croix de guerre. Après la guerre, il obtient un poste de professeur de physique-chimie. Devenu veuf en 1920, il élève seul sa fille, Suzanne. Deux ans plus tard, il obtient l'agrégation de philosophie, et publie deux thèses, qui se font remarquer par leur style insolite, éloigné des poncifs académiques.

Un de ses essais les plus connus, ""La psychanalyse du feu"", sort en 1938. Il s'inscrit dans un cycle qui comprend également ""L'eau et les rêves"" (1942) , ""La terre et les rêveries du repos"" et ""La terre et les rêveries de la volonté"" (1948). Ces ouvrages s'intéressent aux pensées irrationnelles présentes dans les théories scientifiques au cours de l'histoire, et en particulier aux quatre éléments de la physique antique (l'eau, l'air, la terre et le feu). Selon Gaston Bachelard, ces métaphores fondent notre imaginaire et notre vision du monde. Il fait ainsi le lien entre science et poésie. Ces essais sont fondés à la fois sur l'immense culture humaniste de Gaston Bachelard, et sur sa sensibilité de lecteur insatiable. Ils ouvrent la voie à une nouvelle forme de critique des écrits littéraires, reposant uniquement sur le réseau de mots et d'images tissé par le texte, et non sur une érudition autour du genre ou du courant littéraire.

Gaston Bachelard devient professeur à l'université de lettres de Dijon, puis obtient la chaire de philosophie des sciences à la Sorbonne en 1940. En 1951, il reçoit la Légion d'honneur. Le Grand Prix national des lettres lui est décerné en 1961. Il meurt l'année suivante, à 78 ans.

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bachelet

Pierre Bachelet

Né à Paris (France) le 25/05/1944 ; Mort à Suresnes (France) le 15/02/2005

Pierre Bachelet est un chanteur français né en 1944 et originaire du nord de la France. Après plus de trente ans de carrière, il décède à Suresnes en 2005.

L'enfance de Pierre Bachelet, bien qu'il soit né à Paris, demeure marquée par de nombreux allers-retours entre Calais et la capitale. Et si sa carrière démarre grâce à son activité parisienne, c'est sur les rives de la mer du Nord que l'artiste trouve son inspiration mélancolique. Après un bref passage derrière le clavier du piano, c'est à la guitare que Pierre Bachelet s'épanouit finalement dans la musique. Mais par ses études, c'est d'abord dans la publicité qu'il exercera ses talents après un diplôme obtenu à l'Ecole nationale de photographie et de cinématographie. Néanmoins, rapidement lassé par ce métier, il revient à ses premières amours, et sort un premier album en 1975, "L'Atlantique".

Après cinq ans de carrière musicale, Pierre Bachelet accède pour la première fois à la notoriété en 1980 avec "Elle est d'ailleurs". Ce succès à la fois d'estime et commercial marque l'entrée du chanteur dans le monde des artistes de renom. L'apogée de sa carrière arrive deux ans plus tard avec "Les corons", dont le titre éponyme devient un classique de la chanson française. Disque de platine, premier Olympia : Pierre Bachelet fait désormais partie des artistes qui comptent sur la scène française. Après dix ans au sommet dans les années 1980 avec notamment un autre succès commercial, "Vingt ans" (1987), le chanteur quitte petit à petit les premières places du box-office. Il décède d'un cancer du poumon en 2005, dans sa résidence parisienne.

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bacon

 Roger Bacon (1214-1294), surnommé Doctor mirabilis (« Docteur admirable ») en raison de sa science prodigieuse, philosophe, savant et alchimiste anglais, est considéré comme l'un des pères de la méthode scientifique grâce à sa reprise des travaux d'Ahlazen1. Pour Bacon, « aucun discours ne peut donner la certitude, tout repose sur l'expérience », expérience scientifique ou religieuse. Il est le premier dans le monde occidental à mettre en question des enseignements d'Aristote, observations à l'appui.

Sa vie prête à roman, mais l’historiographie moderne la réduit à son côté maudit (les emprisonnements), ses innovations (l'invention de la méthode expérimentale).

Roger Bacon est né à Ilchester, dans le Somerset, en Angleterre, en 1214 (selon Thomas S. Maloney). Vers 1228, à presque quatorze ans, il commença ses études à l'université d'Oxford, où il put écouter Edmund Rich d'Abingdon (saint Edme, 1170-1242). Il obtint vers 1236 le grade de maître ès-arts (magister in artibus). On le trouve à Paris, à la Faculté des arts, où il donne un enseignement en 1237. Il rencontra Alexandre de Halès, Guillaume d'Auvergne, Robert Kilwardby, Pierre de Maricourt, Thomas Gallus. Sa première grande période de production court de 1237 à 1250. Alors, il commenta l'œuvre d'Aristote, dans des Quaestiones : c'est une nouveauté et une audace, puisque Aristote a été interdit en 1215, 1228, 1231. Il composa sa Summa grammatica, deux traités de logique : Summa de sophismatibus et distinctionibus et Summulae dialectices.

Il se fixa à Oxford, de 1247 à 1256, enseignant Aristote. Il étudiait Adam de Marsh (Adam de Marisco, 1200-1259), théologien, homme de loi, scientifique. Selon son propre aveu, en 1247-1248, il se détacha des enseignements scolastiques pour étudier les langues « sapientielles » (hébreu, grec, arabe, chaldéen) et les sciences (optique, mathématiques, astronomie, etc.). On le dit disciple du grand homme de science Robert Grossetête (1168-1253), mais il ne l'a sans doute pas côtoyé, plutôt étudié ses travaux en optique et mathématiques. Il entra en 1256 chez les Franciscains, l'ordre des Frères mineurs fondé par saint François d'Assise et voué à la pauvreté. La même année, Richard de Cornwell devint le responsable des études scientifiques pour les Fransciscains d'Angleterre, les relations furent hostiles. Il se peut qu'à cette époque, et pour plusieurs années (1257 ?-1266 ?), Roger Bacon ait été, non pas emprisonné, mais plutôt interdit d'enseignement, confiné, surveillé, tracassé au couvent des franciscains de Paris ; il dira ceci dans sa lettre au pape :

« Du fait de multiples malaises et d'infirmités diverses, je n'ai pu vaquer depuis dix ans aux occupations de l'enseignement... J'ai été tenu par une injonction rigoureuse de mes supérieurs religieux à ne communiquer aucun écrit de mon cru. »

Il se montre très polémique à l'égard d'Albert le Grand, son contemporain (1200-1280) : « tous ses ouvrages ne sont d'aucune utilité et nuisent au contraire à la vraie philosophie. » Le concile de Narbonne, en 1260 interdit aux Frères Franciscains de publier sans autorisation. Son second séjour à Paris s'étend de 1256 à 1280. Il fait la connaissance de saint Bonaventure, ministre général des franciscains depuis 1256.

Sa seconde grande période de production s'étend de 1260 à 1292. En 1265, à l'avènement du pape Clément IV (Guy Foulques), qu'il connaissait bien depuis 1263 et qui l'avait en grande estime, sa recherche s'accéléra. Dès juillet 1266 le pape lui demanda de lui envoyer ses travaux, malgré les interdits des constitutions de Narbonne, et en secret. Roger Bacon rêvait d'une université parisienne fondée sur la connaissance non seulement d'Aristote, d'Avicenne et d'Averroès, mais encore des sciences arabes — auxquelles il se sentait profondément redevable — et des langues arabes. Il envoya au pape une lettre dédicace qui expose son programme (Epistula ad papam Clementem IV ), puis trois projets de somme philosophique et scientifique : Opus minus (1265), Opus majus (1268), Opus tertium (1270), mais aussi le De speculis comburentibus (Sur les miroirs ardents), quelques opuscules sur l'astrologie et l'alchimie. Il lâche cet aveu :

« J'ai beaucoup travaillé les sciences et les langues ; je m'y suis appliqué pendant quarante ans depuis que j'ai eu appris l'alphabet [Alphabetum philosophiae : l'initiation à la science universitaire] ; pendant ce temps-là, je n'ai jamais été sans étudier, excepté pendant deux ans » (« Multum laboravi in scientiis et linguis et posui jam quadraginta annos postquam didici primum alphabetum et fui semper studiosus et praeter duos annos de istis quadraginta fui semper in studiis »).

Après la mort de Clément IV (novembre 1268), il fut en butte à des persécutions. En mars 1277, l'évêque de Paris, Étienne Tempier, interdit 219 thèses philosophiques ou théologiques. Déjà cela concernait en partie Roger Bacon. Le maître général des Franciscains, Jérôme d'Ascoli (qui sera le pape Nicolas IV en 1288), le condamna vers novembre 1277 et interdit son œuvre chez les franciscains. On lui reprochait, entre autres, ses opinions sur l'astrologie et certaines « nouveautés suspectes » (« novitates suspectas »). Il fut mis en prison à Ancône entre 1277 et 1279, car, depuis le concile de 1215, la prison est la peine infligée dans les procès d'Inquisition aux relaps, contumaces et fugitifs. Mais il ne passa sans doute pas quatorze années dans des prisons ecclésiastiques, comme le dit la légende. Il rédigea de 1275 à 1280 son étude sur le Secretum secretorum (Le secret des secrets), ouvrage occultiste qu'il croyait — à tort — d'Aristote. Vers 1280, il revint à Oxford. Vers 1292, il composa le Compendium studii theologiae (Abrégé des études théologiques), qui résume sa pensée en philosophie et théologie.

Il mourut à Oxford le 11 juin 1294. Il aurait dit sur son lit de mort : « Je me repens de m'être donné tant de peine dans l'intérêt de la science. » De 1295 à 1310, la législation des franciscains interdisait les livres d'alchimie et de magie.

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 Francis Bacon

Né à Dublin (Irlande) le 28/10/1909 ; Mort à Madrid (Espagne) le 28/04/1992

Francis Bacon est un peintre britannique autodidacte, se déclarant lui-même hors tradition, mais néanmoins fortement inspiré par l'expressionnisme. Son œuvre est composée principalement de triptyques, où les personnages sont représentés dans leur isolement, déformés ou torturés, lui valant parfois le qualificatif d'existentialiste.

En 1925, après avoir découvert son homosexualité, Bacon quitte ses parents et s'installe à Londres. Il s'émerveille de l'oeuvre de Picasso lors d'un séjour à Paris et réalise ses premières toiles dès 1929, parallèlement à son métier de décorateur d'intérieur. Mais de ses oeuvres d'avant-guerre, il n'en reste qu'une dizaine puisqu'il détruit quasiment tout en 1944.

En 1945, son talent éclate à travers le triptyque "Trois études de figures au pied d'une crucifixion", lors d'une exposition londonienne. C'est d'ailleurs à Londres que Francis Bacon établit son atelier définitif en 1961. Il consacre l'essentiel de son oeuvre à une interprétation très personnelle des corps et des visages. Autoportraits, portraits de ses compagnons... Ses oeuvres ont pour point commun un travail original sur la couleur et ses variations.

Souffrant d'asthme depuis l'enfance, Francis Bacon succombe à une pneumonie lors d'un séjour à Madrid au printemps 1992.

Son triptyque "Trois études de Lucian Freud", représentant le petit-fils de Sigmund Freud - son ami, Lucien Freud - est vendu aux enchères chez Christie's en 2013, au prix record de 142,4 millions de dollars (105,9 millions d'euros). C'est, à ce jour, une des enchères les plus élevées au monde pour une œuvre d'art.

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 Francis Bacon

Né à Londres (Angleterre) le 22/01/1561 ; Mort à Londres (Angleterre) le 09/04/1626

Francis Bacon débute dans la politique en tant que membre de la Chambre des communes en 1592 sous Elisabeth Ière. Il travaille ensuite à aider son successeur, le roi Jacques Ier, au rapprochement de l'Ecosse et de l'Angleterre. Cela lui vaut d'être nommé Attorney général en 1615 puis grand chancelier en 1618. En 1621, accusé de corruption, il est démis de ses fonctions. Il travaille en tant que scientifique à une réforme des sciences (L’Avancement des sciences, 1605) et détermine une méthode expérimentale. Cet empirisme scientifique trouve également son écho dans ses écrits philosophiques où il décrit la connaissance comme étant le fruit de l’expérience. Bacon permet également des avancées dans les hypothèses scientifiques grâce à la méthode de l’inférence qu'il crée.

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 Baden Powell d'Aquino : Né le 6 août 1937 à Varre-Sai, État de Rio de Janeiro au Brésil, son prénom est un hommage au fondateur du scoutisme Lord Robert Baden-Powell, ses parents en étant de fervents admirateurs. Son père, Lilo, musicien, le guide vers la musique et son influence restera. Il a sept ans lorsqu'il fait ses premiers pas avec une guitare classique. Sept ans plus tard, à quatorze ans, il obtient le diplôme du conservatoire de Rio de Janeiro. Son professeur Jaime Florence a également eu une influence musicale sur le jeune Baden.

Il devient professionnel l'année suivante, et son talent pour la composition est reconnu dès 1953 alors qu'il n'a que seize ans. Il rencontre les poètes Vinícius de Moraes et Paulo César Pinheiro dont les textes l'inspirent pour la composition de ses plus célèbres chansons de l'époque, devenues des standards depuis.

En 1966, son album Tristeza on Guitar rencontre un succès international. L'année suivante, il se présente en concert au Berliner Jazzstage en Allemagne, où il conquiert durablement le public. En 1970, il crée le Baden Powell Quartet et effectue sa première tournée en Europe et au Japon. Là aussi, il rencontre le succès, par la qualité de ses improvisations et de ses expériences musicales. Son style se personnalise, il fait le pont entre le jazz et la samba, métissage de la musique afro-brésilienne et européenne où il introduit des modulations baroques qui lui sont propres. Ce style se retrouve dans la plupart de ses enregistrements, d'une grande qualité. Vers le milieu des années 1970, de sérieux problèmes de santé le contraignent à se produire moins souvent en public. Sa production discographique s'en ressent également.

En 1983, il s'installe avec sa femme et ses deux fils Philippe Baden et Louis Marcel à Baden-Baden en Allemagne, où il passe quelques années dans une sorte de retraite. Il réapparaît toutefois en solo lors de concerts en Europe, où son succès ne se dément pas.

Il rentre définitivement au Brésil en 1989 (bien qu'il continue à donner de rares concerts dans le monde), pour enregistrer l'album Rio das Valsas. Il y montre encore plus de maturité dans son interprétation, donnant à l'album une atmosphère musicale particulière. Il entreprend en parallèle de former ses deux fils à la musique. Son dernier disque Lembrancas sort en mai 2000, qui témoigne de son statut de grand maître de la guitare brésilienne.

Baden Powell décède d'une pneumonie à la suite de complication diabétique, le 26 septembre 2000, à Rio de Janeiro.

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Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Londres , le 22/02/1857
Mort(e) à : Nyéri (Kenya). , le 08/01/1941
Biographie :

Lord Robert Stephenson Smith Baden Powell of Gilwell, 1er baron Baden-Powell, fut le fondateur du scoutisme.

Lors de sa carrière militaire, effectuée aux Indes et en Afrique du Sud, B.P. (c'est son surnom) remarque que lorsqu'on fait confiance à de jeunes garçons, ils peuvent faire des merveilles. Il publie en 1899 un livre intitulé « Aids to Scouting » destiné aux éclaireurs de l'armée britannique. De retour à Londres, il est surpris de constater que son ouvrage est utilisé par des jeunes gens qui n'ont rien de militaire et qui lui posent de multiples questions auxquelles il répond toujours très longuement.

Travaillant de plus en plus sur la question, il réunit une vingtaine de garçons de milieux forts différents en juillet 1907 sur l'île de Brownsea et forme des équipes de cinq, appelées patrouilles et dirigées par l'un d'entre eux.

À la suite de ce camp, B.-P. publie « Scouting for boys ». Ce manuel de « civisme à l'école de la nature et par la science des bois » est très rapidement vendu à des millions d'exemplaires.

Il est traduit, en Français, sous le titre « Éclaireurs ».

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Albelhamid Ben Badis, né le 4 décembre 1889 à 16:00 (est enregistré le jeudi 5 décembre 1889, au registre de l’état civil) à Constantine, ville au nord-est de l'Algérie, et décédé le 16 avril 1940 dans la même ville, était une figure emblématique du mouvement réformiste musulman en Algérie. Albelhamid Ben Badis était le fils d'une famille de vieille bourgeoisie citadine, dont il revendiquait les origines berbères remontant aux Zirides, dynastie musulmane fondée au Xe siècle par Bologhine ibn Ziri.

Ben Badis fonda en 1931 l'Association des oulémas musulmans algériens. C'est dans le mensuel al-Chihab qu'il publia, de 1925 jusqu'à sa mort, ses idées réformistes qui concernaient tant le domaine religieux que politique.

Ben Badis a grandi dans un entourage pieux, ce qui fait qu’il a appris le Coran à l’âge de treize ans. Il était conformiste. Très jeune, il est placé sous le préceptorat de Hamdân Lounissi. Celui ci a marqué durablement la jeunesse de Ben Badis, si bien qu'il n’avait jamais oublié son conseil: « apprend la science pour l’amour de la science, non pas pour le devoir ». Hamdân Lounissi lui fit aussi promettre de ne jamais devenir fonctionnaire pour le compte de la France (État colonial en ce temps là). Il était aussi connu pour avoir toujours défendu les droits des habitants musulmans de Constantine.

En 1908, Ben Badis décide de commencer son premier voyage pour la science vers la mosquée Zitouna de Tunis qui était en ce temps-là un grand centre de science.

À la mosquée Zitouna, son horizon commence à s’agrandir.Il aimait prier allongé dans l'herbe.Il y rencontre beaucoup de savants qui ont influencé sa personnalité et son orientation. Parmi eux, Cheik Mohamed Al Nakhli qui a enraciné en lui l’idéologie de la réforme, comme il lui a montré la bonne méthode pour comprendre le Coran. Il y avait aussi Cheikh Mohamed Al Taher Ben Achour qui l’a guidé vers l'amour de la langue arabe et la dégustation de sa splendeur. Quant au Cheikh Al Bachir Safer, il poussa Ben Badis à s'intéresser à l’histoire et aux problèmes contemporains des musulmans, ainsi qu'à trouver une solution pour repousser le colonialisme occidental et ses séquelles.

Après son retour en Algérie, il commence aussitôt à enseigner à la mosquée Djamaa Al Kabir à Constantine. Mais ceux qui s'opposaient au mouvement réformiste musulman, ont voulu l'interdire, ce qui l’a poussé à partir de nouveau, mais vers le Moyen-Orient cette fois-ci.

Après avoir accompli le pèlerinage à la Mecque et Médine, Ben Badis y est resté trois mois pour donner des cours au masjid al-Nabawi.

Il y rencontrera par la suite son ami et l’un des partisans du mouvement réformiste musulman, cheikh Bachir Al Ibrahimi. Cette rencontre sera le point de départ de la réforme en Algérie, puisque les deux se sont rencontrés et ont longuement discuté afin de mettre au point un plan de réforme clair. Cheikh Hussein Ahmed Al Hindi, résidant lui aussi à Médine, lui a conseillé de retourner en Algérie qui avait besoin de lui.

Sur la route du retour, Ben Badis visite la Syrie et la mosquée al-Azhar d’Égypte où il rencontra beaucoup d'hommes de science et de littérature.

En 1913, Ben Badis retourne en Algérie et s’installe à Constantine où il entame son travail d’enseignement. Il commence par donner des cours à la mosquée, aux petits puis aux grands. Par la suite, il commence à développer l’idée de fonder l'Association des oulémas musulmans algériens.

En 1936, Ben Badis participe à la fondation du "Congrès musulman algérien" (CMA). Ce dernier est disloqué durant l'été 1937.

La même année, Ben Badis revient à la tête de l'Association des oulémas musulmans algériens.

Il faudrait souligner que l’une des préoccupations majeures durant cette période de la vie de Abdelhamid Ben Badis était la lutte contre la répression qui s'abattait sur les patriotes algériens et la dénonciation de la propagande fasciste et des agissements antisémites. Tout cela, il le faisait en pratiquant son travail quotidien en tant que journaliste.

En 1939, Ben Badis fonde un club de football dénommé Mouloudia Ouloum de Constantine.

Le 16 avril 1940, Ben Badis meurt dans sa ville natale Constantine. Il fut enterré en présence de 20 000 personnes. Ses obsèques prirent l'aspect d'une gigantesque manifestation anticolonialiste.

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Ralph Baer (né le 8 mars 1922 à Rodalben, et mort le 6 décembre 2014 à Manchester aux États-Unis) est un inventeur americain d'origine allemande.

Il a apporté de nombreuses contributions au domaine du jeu vidéo, notamment la console à usage domestique raccordée à la télévision. Il est parfois surnommé « le père des jeux vidéo ».

Baer naît en 1922 dans une famille juive, qui quitte l'Allemagne en 1938 afin de s'établir aux États-Unis. À New York, Baer travaille en usine avant de suivre les cours par correspondance du National Radio Institute (en). Il obtient en 1940 un diplôme de technicien de maintenance en radiophonie et est employé en tant que technicien jusqu'au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Enrôlé en 1943, Baer fait partie du service de renseignement militaire. Envoyé à Londres, il est assigné au quartier général de l'US Army.

Il retourne aux États-Unis en 1946 et finance ses études grâce au G.I. Bill. En 1949, il obtient un Bachelor of Science de l'American Television Institute of Technology de Chicago, qui dispense à ses élèves le premier cours d'ingénierie dans un domaine nouveau, la télévision.

Ralph Bear travaille pour un fabricant d'instruments chirurgicaux, avant d'être recruté par Loral Electronics (en) en 1951. Le fabricant de téléviseurs le charge de concevoir un appareil plus performant que ceux disponibles sur le marché. Il propose d'y intégrer des jeux, mais son idée, encore très vague, est rejetée. Il se marie en 1952 et rentre la même année chez Transitron Inc.

En 1956, Bear est engagé par la société d'électronique militaire Sanders Associates (en) (aujourd'hui filiale de BAE Systems), où il conçoit des radars. Il devient ingénieur en chef en 1966.

À partir de septembre 1966, il travaille son idée de jeu sur téléviseur. Bear imagine un boîtier électronique se rattachant au téléviseur, esquisse d'une console de jeu vidéo. Avec son collègue Bob Tremblay, il conçoit un premier prototype permettant d'afficher un rectangle blanc à l'écran et de le déplacer. À ce stade, aucun jeu n'est conçu. Très vite, un second prototype est mis au point utilisant deux carrés générés par des circuits similaires à ceux du premier prototype. Le premier jeu vidéo était né : Chase Game, où un joueur pourchasse l'autre, qui disparaît lors d'une collision (un peu dans le même genre que Pac-Man). Amusée par le jeu, la direction ne s'oppose pas au projet et demande à l'équipe d'améliorer le prototype. Ce projet, totalement en dehors du domaine de défense militaire de Sanders Associates, reste connu des seules personnes concernées.

Ralph Baer améliore le prototype en y ajoutant un pistolet photosensible permettant de tirer sur l'adversaire, prémisse d'un accessoire de jeu vidéo réutilisé sur beaucoup de consoles par la suite. D'autres jeux sont mis au point. Le prototype est déjà très avancé : il génère des jeux en couleurs, utilise un magnétophone à cassette pour donner les instructions via le haut-parleur du téléviseur, et utilise même des joysticks. Seulement, le prototype coûte 75 dollars à la fabrication : l'équipe était contrainte à en faire une version (très) allégée : le troisième prototype.

Le troisième prototype ne permet de jouer qu'à Chase Game et aux jeux de tir. D'abord en noir et blanc, il est rapidement remis en couleurs. Mais il manque quelque chose d'attractif. C'est alors que Bill Rusch, ingénieur créatif, rejoint le projet. Il propose alors un troisième carré, non pas contrôlé par un joueur, mais par la machine. Le concept du jeu de Tennis est immédiatement proposée par Bill Rusch fin 1967 et un quatrième prototype est alors construit. En même temps, Ralph Baer propose un concept révolutionnaire: jouer à des jeux via le réseau de télévision câblé afin de bénéficier de décors filmés par caméra, de joueurs virtuels générés électroniquement, et même d'obstacles. Ralph Baer étudie l'idée avec une caméra, mais la technologie employée par Bill Rusch n'est pas stable. Entre temps, l'équipe travaille sur un cinquième prototype, qui est en fait une extension du quatrième visant à transformer le jeu de Tennis en jeu de Hockey avec une simulation de glisse du carré représentant la balle et le palet. Cette extension ne fonctionnera jamais (Ralph Baer étudiera la chose à nouveau en 2006 et trouvera l'erreur).

Le prototype de jeux sur réseau câblé est montré en 1968 à Teleprompter, mais le projet meurt à la suite de la grande faillite des opérateurs de l'époque. Face au succès certain du jeu de Tennis et de ses dérivés, l'équipe se concentre sur une version corrigée du quatrième prototype, en utilisant les circuits de base du troisième. Le sixième prototype est né: il joue à Chase Game, Tennis, Volleyball, Handball, quelques variantes et aux jeux de tir. À ce stade, l'équipe pouvait parfaitement commercialiser ce prototype. Mais les ingénieurs aimant ajouter un composant par-ci et un autre par-là afin d'ajouter un jeu ou un effet visuel, l'équipe se lance sur un septième prototype: la Brown Box.

La Brown Box utilise un ensemble d'interrupteurs (switchs) qui configurent les circuits internes de la machine afin de déterminer les objets à afficher, la couleur de fond, et l'interaction entre les joueurs et la balle. L'équipe se penche à nouveau sur le jeu de hockey, et fabrique un huitième prototype, équivalent du cinquième, qui ne fonctionnera pas lui non plus.

Fin 1968, Sanders Associates décide de commercialiser la Brown Box et contacte plusieurs fabricants de téléviseurs pour proposer une licence du concept. La plupart refusent. Un accord est pratiquement signé avec General Electric. Puis, RCA s'intéresse au projet, signe un premier contrat, qui est finalement annulé en 1970. C'est alors que Magnavox s'intéresse au projet. Entre temps, un ingénieur de chez RCA qui avait compris l'enjeu du projet, était passé chez Magnavox. Après de longues négociations, Magnavox signe une licence exclusive et devient le premier fabricant de jeux vidéo au monde.

En mai 1972, la première console de jeux est annoncée au public : l'Odyssey (modèle 1TL200). La production démarrera véritablement durant le dernier trimestre de 1972. Finalement, plus de 340 000 consoles Odyssey seront vendues jusqu'à 1975, où des modèles simplifiés la remplacent : l'Odyssey 100 et 200.

L'Odyssey a été montrée au public les 24 et 25 mai 1972 à la Magnavox Profit Caravan. Nolan Bushnell et quelques employés de Nutting Assotiates, où il travaille, jouent au Tennis et signent le livre d'or. Il crée alors Atari. Fin 1972, il met au point le premier jeu d'arcade à succès : Pong. Atari sera plus tard attaqué par Magnavox pour ne pas avoir acheté sa licence. Nolan Bushnell décide alors de payer la licence ainsi que les royalties dues, ce qui met fin au procès.

Par la suite, Ralph Baer aide Coleco à créer leur Coleco Telstar et leur vend le principe de son Vid-Kid. Il invente également le jeu électronique Simon en 1978.

Bien que son activité soit en grande partie axée autour du jeu vidéo, Ralph Baer est avant tout un inventeur. Il travaille toujours, seul ou en petite équipe dans son laboratoire, et imagine toutes sortes de choses : jouets pour enfants, accessoires de consoles de jeux (y compris pour la PlayStation), accessoires de vélo (Bike Max), livres parlants pour les tout-petits, etc.

En 2008, lors de la cérémonie des Game Developers Choice Awards, le « Pioneer Award » est attribué à Ralph Bear. Il reçoit la National Medal of Technology and Innovation (médaille nationale de la technologie et de l’innovation) en 2006 et est introduit au National Inventors Hall of Fame en 2010.

Ralph Bear est reconnu comme le « père » du jeu vidéo.

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 Jean Baeza, né le 20 août 1942 à Alger et mort le 21 février 2011[1], est un footballeur international français qui évoluait au poste de défenseur.

Jean Baezaest un joueur de football professionnel. Né à Alger (Algérie) le 20 août 1942, il disparait le 20 février 2011 à Cannes.

Durant sa carrière, Jean BAEZA a principalement joué en faveur de l'AS Cannes et de l'Olympique lyonnais. Partenaire de Raymond Domenech à Lyon de 1970 à 1974, il aura aussi porté les maillots de l'AS Monaco (saison 66 et 67) ainsi que celui du Red Star. Il restera d'ailleurs dans l'histoire comme étant le dernier joueur du Red Star à être sélectionné en équipe de France pour laquelle il compte huit sélections.

Il est également sélectionné en Équipe de France espoirs.

Après sa carrière, Jean BAEZA s'est installé à Cannes où il a créé la société "Hygienarôme Services" spécialisée dans la mise au point et la commercialisation de produits ménagers ainsi que dans l'entretien des locaux et autres copropriétés. Sa société est aujourd'hui dirigée par sa fille et son fils, Sacha BAEZA.

Il meurt le 21 février 2011 à 68 ans.

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 Sergueï Bagapch est un homme politique et homme d'affaires abkhaze, né le 4 mars 1949 à Soukhoumi, en RSSA d'Abkhazie, faisant alors partie de la Géorgie soviétique, et mort le 29 mai 2011 à Moscou.

En 1972, il fait son service militaire dans l'Armée soviétique. En 1978, il est responsable de l'information au comité central du Komsomol de Géorgie. En 1980, il est premier secrétaire du comité du Komsomol pour la région d'Abkhazie. En 1982, il devient premier secrétaire du comité du parti communiste pour la région d'Ochamchira. En 1992, il est premier vice-président du soviet suprême de la République socialiste soviétique autonome d'Abkhazie qui fait sécession d'avec la Géorgie en 1993. Du 29 avril 1997 à juin 1999, il est premier ministre d'Abkhazie.

Depuis le 12 février 2005, Il est président de l'Abkhazie, république ayant proclamé en 2008 son indépendance de la Géorgie, indépendance reconnue principalement par la fédération de Russie et refusée par les États-Unis et les autres pays du monde.

Il est marié et père de deux enfants.

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 Jean-Pierre Bagot est un acteur français, né le 30 octobre 1943 à Plénée-Jugon dans les Côtes-d'Armor en Bretagne et mort le 15 mars 2016 à l'âge de 72 ans. Il est connu pour avoir joué avec des acteurs comme Montand, Coluche et Torreton... Il est devenu un visage incontournable du cinéma français des années 1970 à 2010, à l'affiche de 170 films et séries télé.

Jean-Pierre Bagot est mort le mardi 15 mars 2016 à l'âge de 72 ans.

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 Abdellah Baha était un homme politique, secrétaire général adjoint du Parti de la justice et du développement, qui a remporté les élections législatives du 25 novembre 2011 au Maroc avec 107 sièges. Il est nommé ministre d'État sans portefeuille dans le gouvernement Benkirane le mardi 3 janvier 2012.

Il est décédé le dimanche 7 décembre 2014, percuté par un train près de Bouznika.

Il a été député de Rabat dans la circonscription de Rabat-Chellah lors des élections législatives marocaines de 2002 et de 2007.

Originaire du Souss au sud du Maroc, il est ingénieur agronome de l'Institut agronomique et vétérinaire Hassan II (IAV). Il était le principal compagnon et ami de l'actuel Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, qui le consulte souvent.

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Chandra Bahadur Dangi, né le 30 novembre 1939 dans le District de Dang et mort le 4 septembre 2015 à Pago Pago, est un Népalais reconnu depuis février 2012 comme l'être humain adulte le plus petit du monde et de l'histoire par le Livre Guinness des records. Il mesure 54,6 cm, et pèse 12 kg.

Il détrône le Philippin Junrey Balawing qui avait été reconnu en juin 2011 comme l'être humain adulte le plus petit du monde. La femme adulte la plus petite au monde est l'Indienne Jyoti Amge, mesurant 62,8 cm.

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 Jean Sylvain Bailly : Député à la Constituante de 1789, né à Paris au palais du Louvre, le 15 janvier 1736, exécuté à Paris, le 12 novembre 1793, il était fils de Jacques Bailly, garde des tableaux du roi, logé au Louvre, peintre, et médiocre auteur dramatique. Son père lui apprit la peinture et la poésie, et le jeune Sylvain composa même, à 16 ans, deux tragédies : Clotaire et Iphigénie en Tauride; mais le comédien La Noue le détourna de cette voie, et les conseils affectueux de l'abbé Lacaille, l'illustre astronome, l'entraînèrent vers les études scientifiques. À 27 ans, il succédait à Lacaille à l'Académie des sciences ; des travaux d'érudition lui ouvrirent successivement les portes de l'Académie française (1784) et de l'Académie des inscriptions et belles-lettres (1785).

En 1754, il avait succédé à son père comme garde général des tableaux du roi ; la nature de ses travaux ayant paru peu en rapport avec cette fonction, il fut nommé garde honoraire en 1779, malgré ses vives réclamations. Il avait, en effet, publié déjà l'Essai sur la théorie des satellites de Jupiter (1766), l'Histoire de l'astronomie ancienne (1775), les Eloges de Lacaille, de Leibnitz, de Corneille, de Molière, de Charles V (1770), et commencé l'Histoire de l'astronomie moderne (1778-1785).

La Révolution l'enthousiasma, et il se mêla aux réunions qui précédèrent les élections aux Etats généraux : « Quand je me trouvai au milieu de l'Assemblée du district, a-t-il dit, je crus respirer un air nouveau. »

Il fut nommé premier électeur de son district, élu, le 12 mai 1789, premier député de Paris aux Etats généraux pour le tiers état, président de la Chambre du tiers état, puis, après la réunion des trois Ordres, président de l'Assemblée constituante, et (le 16 juillet) premier maire de Paris.

Le 20 juin, le roi ayant fait fermer la salle des états, Bailly entraîna les députés à la salle du Jeu de paume, répondit au maître des cérémonies chargé de faire évacuer la salle : « La nation assemblée n'a pas d'ordres à recevoir de vous », et présida à la prestation du serment célèbre qui inaugurait la Révolution.

Lors du massacre de Delaunay, Flesselles, Berthier et Foulon, et la prise de la Bastille (14 juillet 1789), Bailly garda un silence qui lui fut vivement reproché depuis. Nommé maire de Paris le 16 juillet, il reçut, le 17, Louis XVI à l'Hôtel-de-Ville : « Henri IV, lui dit-il, avait reconquis son peuple, la France a reconquis son roi »; et il donna au roi reconquis la cocarde aux deux couleurs de la ville.

Mais, représentant de la bourgeoisie bien plus que du peuple, Bailly considéra, la Révolution comme achevée, lorsqu'il crut le tiers état suffisamment émancipé de la noblesse, et se mit du parti de la résistance. Au retour de Varennes, il n'hésita pas à appliquer vigoureusement la loi martiale contre les pétitionnaires qui se réunissaient on masse au Champ-de-Mars pour signer sur l'autel de la patrie la demande de déchéance du roi. Il s'y rendit en personne, à la tête du corps municipal, fit vainement les sommations légales, et ordonna aux soldats de faire fou. Il y eut quelques morts, et Bailly, déjà mal vu par la cour, devenu odieux au peuple, prévint sa révocation en donnant sa démission (novembre 1791). Il se retira dans la maison de campagne d'un ami, près de Nantes, et, malgré de pressantes instances, refusa de passer en Angleterre.

Après le 10 août 1792, il crut plus prudent de se rapprocher de Paris, et sur le conseil de son collègue et ami, Laplace, se rendit auprès de lui, à Melun. Reconnu à son arrivée, il fut arrêté, conduit à la municipalité, retenu, malgré les efforts du maire, M. Tarbé des Sablons, ramené à Paris sur l'ordre du comité de salut public qui avait été immédiatement prévenu, et enfermé à la Force, puis à la Conciergerie.

Peu de temps après, amené comme témoin dans le procès de la reine, Bailly n'essaya pas de prévenir, par de lâches complaisances, le sort qui le menaçait, et protesta hautement de l'innocence de Marie-Antoinette. Cette déposition fut invoquée contre lui, comme preuve de complicité, quand il parut à son tour devant le tribunal révolutionnaire, le 10 novembre 1793.

Il fut condamné le lendemain, et exécuté le surlendemain. ; comme on l'amenait à la placé de la. Révolution, la foule prétendit qu'il devait être exécuté au Champ de Mars, où il avait lui-même fait massacrer le peuple ; l'échafaud démoli y fut transporté, et Bailly, ferme jusqu'au bout, bien qu'abreuvé d'injures et d'outrages, fut exécuté au-dessus d'un tas de fumier « afin que son sang ne souillât pas le champ de la fédération. »

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Conrad Stafford Bain est un acteur canadien, né le 4 février 1923 à Lethbridge et mort le 14 janvier 2013 à Livermore.

Conrad Bain naît à Lethbridge, dans la province canadienne d'Alberta. Il est scolarisé à Calgary où il connaît sa première expérience d'acteur en tenant un rôle dans Our Town, pièce du dramaturge Thornton Wilder montée dans son école. Bain sert dans l'armée canadienne durant la Seconde Guerre mondiale et quitte l'armée en 1946 avec le grade de sergent. Il s'établit à New York en 1948 et étudie à l'American Academy of Dramatic Arts. Il effectue ses débuts à l'écran dans la série télévisée Studio One (en).

Bain intègre des compagnies de théâtre et débute sur les planches new-yorkaises en 1956 dans The Iceman Cometh, une pièce d'Eugene O'Neill montée au Circle in the Square Theatre. En 1958, il prend part au festival de Stratford du Canada. L'acteur se consacre principalement au théâtre et joue notamment dans la pièce dramatique Un ennemi du peuple d'Henrik Ibsen, donnée en 1971 au Lincoln Center de New York.

Bain obtient quelques rôles au cinéma, notamment dans Le Dossier Anderson (The Anderson Tapes) de Sidney Lumet et Bananas de Woody Allen. Il apparaît régulièrement dans des séries télévisées américaines. Durant les années 1960, Bain joue dans le feuilleton Dark Shadows. Il incarne le docteur Arthur Harmon dans le sitcom Maude (en), diffusé par le réseau CBS entre 1972 et 1978, et dont Bea Arthur tient le rôle principal. Son rôle le plus connu est celui de Philip Drummond dans Arnold et Willy (Diff'rent Strokes). La série est diffusée pendant huit saisons à partir de 1978, sur NBC puis CBS.

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James Stewart Bain dit Jimmy Bain, né le 19 décembre 1947 dans le Highland en Écosse et mort le 24 janvier 2016, est un bassiste écossais, connu pour avoir joué avec des groupes comme Rainbow et Dio avec Ronnie James Dio.
Il a aussi travaillé sur les albums solo de Phil Lynott, l'ancien leader du groupe Thin Lizzy.

Jimmy Bain est né à Newtonmore, Highland, en Écosse.
Jimmy a joué dans plusieurs groupes amateur provincial à Vancouver avant d'émigrer avec ses parents.
C'est à partir de la vingtaine qu'il commence une carrière professionnelle avec le groupe Street Noise.
De retour à Londres, Bain rejoint le groupe Harlot au début de l'année 1974, un peu plus tard, Jimmy refusa un emploi au sein du groupe The Babys.

En 1983, il est pressenti comme remplaçant de Francis Buchholz par Scorpions, lors de l'enregistrement de l'album Love at First Sting.

Jimmy Bain est mort le dimanche 24 janvier 2016 à l'âge de 68 ans pour des raisons inconnues.

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 Lyndon Baines Johnson, (1908 - 1973), est le trente-sixième président des États-Unis d'Amérique. Il succède en 1963 à John F. Kennedy assassiné en cours de mandat. Il est élu en 1964.

Connu sous ses initiales, LBJ, il est le président qui a dû gérer la première partie de la guerre du Viêt Nam.

Lyndon Baines Johnson naît à Stonewall, Texas, le 27 août 1908. Ses parents, Samuel Johnson et Rebkah Baines ne possèdent qu’une modeste ferme et ne peuvent lui offrir que le minimum. Il fréquente l’école publique et obtient son diplôme de fin d’études secondaires au lycée de Johnson City en 1924.

En 1927, Johnson s’inscrit au « Southwest Texas State Teachers College » pour devenir enseignant. Il obtient son diplôme au bout de seulement 312 jours, malgré le fait qu’il participe aux débats et à la politique du campus, qu’il édite le journal de l’école et qu’il s’absente pendant un an pour enseigner.

Juste après son diplôme, Johnson enseigne « la prise de parole en public » et « le débat » dans un lycée de Houston mais il démissionnera rapidement pour se lancer dans la politique. Le père de Johnson avait été élu pour cinq mandats au parlement du Texas et était l'ami du sénateur Sam Rayburn, l'une des figures montantes de la politique texane. En 1931, Johnson fait campagne pour Richard M. Kleberg et est récompensé par un poste au secrétariat du sénateur fraîchement élu.

En tant que secrétaire parlementaire, Lyndon B. Johnson se lie avec des personnes influentes, découvre comment elles en sont arrivées là et gagne leur respect grâce à ses compétences. Il compte bientôt parmi ses amis des proches du président Franklin D. Roosevelt, mais aussi des Texans comme lui, parmi lesquels le vice-président John Nance Garner.

Pendant qu’il est secrétaire, Johnson rencontre Claudia Alta Taylor, qui sera connue sous le nom de « Lady Bird », une jeune femme elle aussi originaire du Texas. Ils se marient le 17 novembre 1934 après s'être fréquentés pendant une courte période. Ils ont deux filles, Lynda Bird, née en 1944 et Lucy Baines, née en 1947. On peut remarquer que Johnson aimait bien donner ses initiales à de nombreuses choses. Les prénoms de ses filles en sont un exemple.

En 1935, Johnson devient directeur d’une agence gouvernementale de l’état du Texas chargée de la jeunesse. Ce poste lui permet de proposer des formations et des emplois à des jeunes et donc de montrer aux électeurs texans qu’il a de l’influence. Il reste directeur pendant deux ans, puis quitte son poste pour se présenter au Congrès. Johnson est connu pour être un patron très exigeant avec ses employés, leur demandant de nombreuses heures supplémentaires ; toutefois il en fait autant, sinon plus, lui-même.

Johnson reçoit son premier brevet de franc-maçon le 30 octobre 1937. Il s'aperçoit peu de temps après que ses tâches au Congrès lui prennent trop de temps et il ne cherchera pas à s’élever dans la hiérarchie franc-maçonne.

En 1937, Johnson se présente au Congrès lors des élections partielles du 10e district du Texas pour représenter Austin et le comté voisin de Hill. Il base sa campagne sur le principe du New Deal et est aidé efficacement par sa femme, Lady Bird Johnson.

Le président Franklin Delano Roosevelt montre un intérêt personnel pour le jeune Texan dès qu’il entre au Congrès. Johnson est affecté au Comité des affaires navales, position d'une grande importance pour un jeune élu. En 1941, Johnson se présente au Sénat dans une élection partielle, contre le gouverneur sortant du Texas, W. Lee « Pappy » O'Daniel. Johnson est battu, mais seulement après un recomptage de bulletins de votes dans une élection marquée par des fraudes massives de part et d’autre.

Johnson sert brièvement lors de la Seconde Guerre mondiale en tant que lieutenant commander (capitaine de corvette) dans la Marine et est décoré de la Silver Star (étoile d'argent), de la médaille de la campagne dans le Pacifique Sud et de la médaille de la Victoire. Cependant, les circonstances durant lesquelles il aurait « gagné » cette récompense sont controversées et que la politique en aurait été l’une des motivations. En 1948, Lyndon B. Johnson se présente de nouveau au Congrès et, cette fois ci, est élu. Mais il faut remarquer que les résultats de cette élection furent aussi très discutés. Bien qu'il ait remporté l'élection générale avec une majorité écrasante, il n’avait gagné l'élection primaire que par 87 voix sur un million de suffrages exprimés. Une plainte est officiellement déposée, mais Johnson engage Abe Fortas pour le représenter devant la cour fédérale. Grâce à des manœuvres légales, Fortas parvient à interrompre l'enquête. Une fois arrivé au Sénat, il est affecté au Comité des forces armées, et plus tard, en 1950, il participe à la création du Sous-comité d'enquête sur la mise en état d’alerte des forces armées. Johnson en devient le directeur et dirige plusieurs enquêtes sur les coûts et l'efficacité de la défense américaine. Ces investigations lui valent l'attention nationale ainsi que le respect de ses aînés au Sénat.

Après seulement quelques années passées au Sénat, Johnson gravit les échelons du pouvoir. En 1953, il est choisi par ses camarades démocrates pour être le chef de l’opposition. Il devient au passage la plus jeune personne à avoir été nommée à ce poste, tous partis confondus. En 1954, Johnson est réélu au Sénat, et comme les démocrates y remportent la majorité des sièges, Johnson est nommé chef de la majorité. Son travail consiste à préparer un programme législatif et à aider au passage des mesures proposées par les démocrates.

Le succès de Johnson au Sénat fait de lui un candidat démocrate potentiel pour les primaires des présidentielles de 1956. Il est le « fils préféré » du Texas lors de la convention nationale du parti en 1956. En 1960, Lyndon B. Johnson obtient 409 voix lors la convention démocrate, mais c'est John F. Kennedy, sénateur du Massachusetts, qui est élu après ballottage. Plus tard, la même année, Kennedy choisit Johnson comme co-listier et candidat au poste de vice-président. En novembre 1960, le duo Kennedy/Johnson devance de peu Richard Nixon et Henry Cabot Lodge Jr.

Après son discours d'investiture, Kennedy place Johnson à la tête du Comité présidentiel pour l'égalité des chances dans le travail, ce qui lui permet de s'occuper des minorités. Durant son mandat de vice-président, il s’occupe de quelques missions internationales, ce qui lui donne un aperçu des problèmes rencontrés en politique étrangère.

Lyndon Johnson est investi comme président à bord d'Air Force One à Dallas à l'aéroport de « Love Field » après l'assassinat du président Kennedy le 22 novembre 1963. Depuis, des milliers de livres et de documentaires ont apporté des éléments soutenant l'hypothèse selon laquelle Johnson aurait fait partie des conspirateurs responsables du meurtre de John F. Kennedy. Au moment de l'assassinat, le président Kennedy avait fait part à des confidents, parmi lesquels sa secrétaire particulière à la Maison Blanche, Evelyn Lincoln, qu'il pourrait remplacer Johnson lors de la campagne électorale de 1964. Johnson est en effet impliqué dans pas moins de quatre enquêtes criminelles. Ces quatre enquêtes furent classées après l'assassinat, après que Johnson fut devenu président.

Johnson doit faire face à de nombreux problèmes à son arrivée à la Maison-Blanche. Il a l’impression que les personnels en poste et nommés par Kennedy lui restent attachés et ne le respectent pas. Il les remplace rapidement à l’exception de Bobby Kennedy qui reste Ministre de la justice et dont Johnson a besoin malgré une animosité réciproque. La première année de son mandat Johnson se dispute avec pratiquement tout le monde, cela va des sénateurs au rédacteur de ses discours, qui veulent tous conserver la mémoire de Kennedy et refusent de soutenir ses propositions. Johnson utilise la carotte et le bâton pour faire passer sa politique et en 1964 le Congrès vote une loi sur la réduction des impôts et la Loi sur l'égalité des chances, dans le cadre de la Lutte contre la Pauvreté.

Aux élections de 1964, Johnson remporte la présidence avec 61 % des voix et la plus large avance, plus de 15 millions de voix, de l'histoire des États-Unis. Toutefois, cette même année, on note qu’à la Convention nationale du Parti démocrate, Johnson avait soutenu les délégués racistes du Mississippi en refusant de faire une place à ceux élus par une branche dissidente, le Parti démocrate du Mississippi pour la liberté.

Johnson inscrit sa politique de « Great Society » au programme de travail du Congrès en janvier 1965 : aide à l'éducation, lutte contre la maladie, sécurité sociale, rénovation urbaine, embellissement, écologie, développement des zones négligées, lutte à grande échelle contre la pauvreté, contrôle et prévention du crime et de la délinquance, disparition des derniers obstacles au droit de vote. Le Congrès vote rapidement les lois correspondant aux recommandations de Johnson. À partir de 1965, des millions de personnes âgées ont bénéficié de l'amendement Medicare à la Loi sur la Sécurité sociale. En 1966, il signe la loi sur la liberté de l'information qui permet au public d'accéder plus facilement aux documents de l'administration américaine.

Sous l'influence de Johnson, les États-Unis explorent l’espace de façon spectaculaire dans le cadre d'un programme qu’il a soutenu dès ses débuts. Lorsque trois astronautes du programme Apollo font le tour de la Lune en décembre 1968, Johnson les félicite en disant : « Vous nous avez emmenés... nous tous, tout autour du monde, dans une nouvelle ère… ».

Néanmoins, deux crises importantes prennent de l'ampleur à partir de 1965. En dépit des nouveaux programmes anti-pauvreté et anti-discrimination, des troubles et des émeutes dans les ghettos noirs désorganisent le pays. Le président Johnson a toujours pesé de tout son poids contre la ségrégation et pour l’ordre et le droit, la cour suprême constituée de membres progressistes a permis de faire voter une loi contre la ségrégation scolaire. L'État de l'Arkansas refuse d'appliquer cette loi. L'armée fédérale intervient donc en Arkansas pour appliquer la loi dans les écoles.

L'autre crise vient du Viêt Nam. Malgré les efforts de Johnson pour combattre les communistes vietnamiens, les affrontements continuent. La controverse sur la guerre devient critique à partir de mars 1968, lorsqu'il limite les bombardements du Viêt Nam du nord pour entamer des négociations. En même temps, il stupéfie le monde en annonçant son intention de ne pas se représenter aux élections et de consacrer tout son temps à la recherche de la paix.

Johnson renforce constamment l'effort de guerre entre 1965 et 1968, ce qui entraîne la mort de milliers de soldats américains, et peut-être 60 fois plus de soldats vietnamiens (les estimations vont de 500 000 à 4 000 000). En même temps, Johnson craint que la guerre ne détourne l'attention de son programme social, c’est pourquoi l'escalade militaire, bien que significative, n'est jamais suffisante pour faire pencher la balance sur le plan militaire. Cette approche est très mal vue par le Pentagone et les alliés des États-Unis au Viêt Nam du sud. La stratégie de Johnson est perçue par certains comme la cause de la défaite des Américains au Viêt Nam. La présidence de Johnson est très vite dominée par la guerre du Viêt Nam. Alors que de plus en plus de soldats américains meurent au Viêt Nam, la cote de popularité de Johnson diminue, particulièrement lorsqu’il est confronté aux manifestations étudiantes (« Hé, hé, LBJ, combien d’enfants as-tu tué aujourd’hui ? ») et après l'Offensive du Têt, en 1968, où les Vietcongs bousculent l'armée américaine et prennent d'assaut l'ambassade des Etats-Unis à Saigon.

Le 31 mars 1968, à l'occasion d'un discours retransmis en direct à la télévision, Johnson annonce, à la surprise générale, qu'il ne cherchera pas à obtenir un second mandat. Il annonce également l'arrêt immédiat et sans condition des raids au Viêt Nam et appelle Hô Chi Minh à négocier la paix . Les démocrates donnent finalement leur investiture à son vice-président, Hubert Humphrey, qui est battu par Richard Nixon lors des élections de 1968. À la fin de son mandat en 1969, Johnson se retire dans son ranch de Johnson City au Texas. C’est là qu'il décède le 22 janvier 1973 des suites d’une crise cardiaque.

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bainville

 Nationalité : France
Né(e) à : Vincennes , le 09/02/1879
Mort(e) à : Paris , le 09/02/1936
Biographie :

Jacques Bainville est un journaliste, chroniqueur de politique étrangère, historien et académicien français, né le 9 février 1879 à Vincennes (Seine), mort le 9 février 1936 à Paris. Jacques Bainville fut un proche de Charles Maurras.

Jacques Bainville étudia au lycée Henri-IV puis suivit des études de lettres et d'histoire. Il commença son œuvre en 1900, à l'âge de 20 ans, avec Louis II de Bavière.

Charles Maurras le fit entrer comme journaliste à La Gazette de France puis à L'Action française où il tint la rubrique de politique étrangère. Bainville écrivit aussi pour La Liberté, Le Petit Parisien et La Nation belge. Il assura la direction du journal La Revue universelle.

Grande figure du monarchisme nationaliste et de l'Action française, il exalta la politique de la monarchie française (Histoire de France, 1924) et s'inquiéta de la faiblesse de la démocratie face à la puissance allemande (la Troisième République, 1935). Il est élu le 25 mars 1935 membre de l'Académie française, en même temps qu'André Bellessort et Claude Farrère. Il obtient vingt voix sur vingt-sept votants pour succéder à Raymond Poincaré au 34e fauteuil.

Dans un ouvrage remarqué, Les Conséquences politiques de la Paix, publié en 1920, Jacques Bainville est de ceux qui ont dénoncé le Traité de Versailles de 1919 et les compensations très importantes demandées à l'Allemagne. Il y estimait que ce traité humiliait l'Allemagne et la pousserait à la revanche dans un avenir proche et Bainville y décrit le processus de déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, à savoir l'annexion de l'Autriche par le Reich, la crise des Sudètes avec la Tchécoslovaquie et un pacte germano-russe contre la Pologne. Profondément anti-communiste et anti-germaniste, il écrivait : « il s'agit d'une paix trop douce pour ce qu'elle a de dur, et trop dure pour ce qu'elle a de doux ». 

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 Joséphine Baker

Née en 1906 ; Morte en 1975

La danseuse et chanteuse Joséphine Baker est né en 1906 dans le Missouri. Passionnée de danse depuis son plus jeune âge, elle fait partie d’un groupe d’artistes de rue et ramène un peu d’argent au sein de son foyer. Pour elle, l’avenir est ailleurs et elle décide de tenter sa chance en tant que danseuse à New York. La chance va lui sourire, puisqu’elle rencontre une mondaine qui lui propose de partir en France avec elle, convaincue que Joséphine a un potentiel énorme. Et ce pressentiment devient très vite une évidence : dès ses premières représentations, le public parisien est enthousiaste. Joséphine Baker, avec son pagne de bananes et ses danses aux rythmes jamais entendus en France devient vite une icône. Les plus grands artistes la voient comme une muse. Lorsqu’elle prolonge sa carrière dans la chanson, c’est un nouveau succès, avec le titre inoubliable J’ai deux amours. La vie de Joséphine Baker est très mouvementée, et ne s’arrête pas à la danse ou au chant : en 1939, elle devient agent du contre-espionnage à Paris, milite au sein de la Croix-Rouge française, s’engage dans l’armée de l’air… La haute société de Paris l’accueille à bras ouverts, et elle reçoit la Légion d’honneur de la part du Général de Gaulle après la Seconde guerre mondiale. Très engagée évidemment dans la lutte contre le racisme, elle soutient Martin Luther King en 1963 durant la Marche vers Washington. Joséphine Baker dépense sans compter et arrive vite dans une détresse financière. Des personnalités importantes l’aident alors à remonter la pente, en lui offrant logement ou argent, comme Brigitte Bardot ou la princesse Grace de Monaco. Elle décède le 12 avril 1975 après une attaque cérébrale, et est enterrée à Monaco.

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Chet Baker

Né à Yale (Etats-Unis) le 23/12/1929 ; Mort à Amsterdam (Pays-Bas) le 13/05/1988

Chet Baker, de son vrai nom Chesney Henry Baker, est un jazzman américain né en 1929. Très jeune, il est passionné de musique, et son père lui offre un trombone. Il décide de l’échanger contre une trompette car son idole du moment, Henry James, en est un joueur célèbre. Au sein de son orchestre scolaire, il maîtrise l’instrument de mieux en mieux. En 1946, il fait partie d’un bataillon à Berlin et découvrir le style be bop. Réformé en 1951, il se lance alors dans une tournée sur la côte Ouest des Etats-Unis avec quelques camarades. Son disque, Chet Baker Sings, est un succès énorme et Baker devient alors une icône, reflétant le doux playboy qui fait rêver les filles. Chet Baker est accompagné d’autres musiciens lors de ses tournées partout dans le monde, mais la drogue commence à s’immiscer dans leur vie d’artistes. Son pianiste meurt d’une overdose, et au début des années 60, Chet a des ennuis avec la justice et les dealers. Malgré ces difficultés, il continue de parcourir le monde pour ses représentations. Mais ses addictions le mènent à la mort en 1988, provoquée par une chute du deuxième étage d’un hôtel d’Amsterdam.

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Mickey Baker (né le 15 octobre 1925 à Louisville et mort le 27 novembre 2012 près de Toulouse), est un guitariste américain spécialisé dans le blues.

Il a beaucoup travaillé dans les studios comme musicien d'accompagnement, dès la fin des années quarante, notamment avec Ray Charles. Il a connu le succès en formant le duo Mickey & Sylvia avec la chanteuse américaine Sylvia Vanderpool. Leur chanson Love Is Strange de 1956 a été classée dans les hit-parades américains.

Il est le créateur de méthodes d'apprentissage de la guitare dans les genres blues, rock et jazz.

Fuyant le racisme, Mickey Baker s'est établi en France, à Paris, au tout début des années 1960. Il a contribué en 1962 au lancement du chanteur français Billy Bridge. Il a travaillé avec de nombreux autres artistes français, comme Colette Magny — notamment pour son succès Mélocoton —, Ronnie Bird, Françoise Hardy ou Sylvie Vartan.

Mais surtout pour la chanteuse Chantal Goya dont il fait les arrangements et produit les disques pour la firme RCA entre 1964 et 1967. Il lui compose alors quelques musiques dont "Tant de joies". Il apparait même dans une scène du film Masculin, féminin de Jean-Luc Godard en 1966 dans lequel elle tient le rôle principal. La chanteuse new-yorkaise April March leur rend hommage dans la chanson "Mickey & Chantal", trente ans après cette collaboration culte. À la fin des années 1960, il a également parfois joué avec Memphis Slim.

Il est connu aussi sous le nom de McHouston Baker.

Il meurt le 27 novembre 2012 près de Toulouse, à l'âge de 87 ans.

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Lennie Baker (né le 18 avril 2016 et mort le 24 février 2016) était un chanteur et saxophoniste américain connu pour avoir joué dans le groupe de rock des années 1950 "Danny and the Juniors".

Lennie Baker est mort le mercredi 24 février 2016 à Weymouth (Massachusetts, USA) à l'âge de 69 ans (décès annoncé par son neveu David dans le New York Times des suites à une grave infection à l'hopital).

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Alekseï Oktiabrinovitch Balabanov est un cinéaste russe, né le 25 février 1959 à Sverdlovsk (aujourd'hui Iekaterinbourg) et mort le 18 mai 2013 à Saint-Pétersbourg. Il est principalement connu pour le film Brat (Le Frère), réalisé en 1997, et sa suite, Brat 2, dans lesquels l'acteur russe Sergueï Bodrov tient le rôle principal.

En 1981, il est diplômé de la Faculté de traduction de Gorki. De 1983 à 1987, il travaille comme assistant aux studios de cinéma de Sverdlovsk. Il a plus tard suivi les cours "cinéma d'auteur" à l'école de scénario et de réalisation, et a été diplômé en 1990.

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José Balarello, né le 25 décembre 1926 et mort le 25 février 20151, est un homme politique français.

Avocat de profession, il devient sénateur des Alpes-Maritimes le 26 décembre 1984, succédant à Victor Robini décédé, puis est réélu le 24 septembre 1989 et le 27 septembre 1998. Il ne se représente pas en 2008. Il est président du Centre de gestion de la Fonction publique territoriale des Alpes Maritimes depuis avril 1988. D'abord gaulliste de gauche, puis UDR, il passe au Parti Républicain en 1979. Il a longtemps présidé l'office d'HLM de la ville de Nice et du département des Alpes Maritimes.

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Tissa Balasuriya (né le 29 août et mort le 17 Janvier 2013) était un prêtre et théologien catholique du Sri Lanka.

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Né à Alençon (France) le 05/02/1952 ; Mort à Gourma-Rharous (Mali) le 14/01/1986

Daniel Balavoine est né le 5 février 1952, c'est le plus jeune fils d'une famille de six enfants. Très bon élève, en lettres notamment, le jeune Daniel souhaite évoluer dans la politique. Mais le divorce de ses parents, son envoi dans un pensionnat et la fin décevante pour lui de la révolution étudiante de mai 1968, le convainquent qu'il est fait pour écrire et faire des chansons. Un destin scellé pour ce jeune homme à la personnalité fougueuse.

Après des débuts compliqués en tant que star locale à Pau, il finit par monter à Paris où il rejoint le groupe Présence qui se fait une petite place, mais pas assez pour Daniel. Il quitte le groupe et tente une carrière solo qui ne décolle pas non plus. Il devient alors choriste de Patrick Juvet et de fil en aiguille, il s'entoure de personnes qui ne le quitteront plus. Lors d'un passage à la télévision où il interprète "Lady Marlène", il est remarqué par Michel Berger qui est à la recherche d'un chanteur pour incarner Johnny Rockfort dans sa comédie musicale "Starmania". Le succès est immédiat et colossal. Daniel Balavoine se fait enfin un nom.

Fort de sa nouvelle notoriété, il enregistre en 1978 "Le chanteur", qui traduit parfaitement les angoisses et la lucidité de cet homme conscient que la vie est courte. 1980 est une année importante pour lui : il enchaîne les succès, et marque les esprits lors d'une intervention osée à la télévision où il s'adresse directement à François Mitterand. Il enregistre également l'album "Un autre monde" où figurent les tubes tels que "Mon fils, ma bataille", "Je ne suis pas un héros" ou encore "La vie ne m'apprend rien". 1982, nouvel album, nouvelles sonorités. Balavoine se distingue comme pionnier de la musique électronique en France, et en usera avec des titres comme "Sauver l'amour" ou "Tous les cris, les SOS".

C'est aussi en s'engageant dans l'humanitaire qu'il se démarque de ses congénères. Il se voit confier l'opération "Pompes à eaux pour l'Afrique" lors du Paris-Dakar de 1986. Alors qu'il rejoint son bivouac, l'hélicoptère où il se trouve heurte une dune et s'écrase, faisant cinq morts, dont le chanteur. Fauché en pleine gloire, Daniel Balavoine laisse un vide abyssal dans le monde de la musique. Beaucoup de ses amis artistes lui rendent hommage, et c'est tout naturellement que l'association Daniel Balavoine perpétue son travail avec la mise en place de pompes à eau au Mali et au Sénégal.

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Carmen Balcells, née le 9 août 1930 à Olujas dans la province de Lérida et morte le 21 septembre 2015 (à 85 ans) à Barcelone, est un agent et une éditrice littéraire espagnole.

Au cours de sa vie professionnelle elle modifia radicalement le marché de contrats, promotion et édition de livres en langue espagnole.

Elle est considérée comme l’une des plus importantes professionnelles du monde éditorial depuis les années 1960.

Née dans une famille de propriétaires ruraux et aînée de quatre sœurs, elle fait des études d’expert comptable et mercantile. Elle arrive à Barcelone, où elle s'établit, à 24 ans. Elle travaille comme secrétaire jusqu'au moment où son ami Joaquim Sabrià la recommande à l’écrivain roumain exilé Vintila Horia, propriétaire de l'agence littéraire d'auteurs étrangers pour l'Espagne (ACER). Carmen Balcells commence à y travailler comme correspondante. C’est alors qu’elle connait les écrivains espagnols des années 1950 (les frères Ferrater, Jaime Gil de Biedma, Carlos Barral, Juan Goytisolo et Josep Maria Castellet).

En 1960 Horia gagne le prix Goncourt et il déménage à Paris. Ensuite Balcells décide de s’établir à son compte et fonde sa propre agence littéraire dans le même appartement où elle habite. Elle se marie avec Luis Palomares en 1961. Elle a son unique fils avec lui en 1964.

Au début, l’agence littéraire Carmen Balcells s’occupe des droits de traduction d’auteurs étrangers en espagnol. Mais quand Carlos Barral, directeur littéraire des Éditions Seix Barral lui demande de s’occuper des droits étrangers de ses auteurs, elle se rend compte que la fonction d’une agente littéraire est celle de représenter les auteurs auprès des éditeurs et non pas de représenter les éditeurs auprès des éditeurs. Alors selon elle, les auteurs devraient signer les contrats et les conditions de ces contrats seraient discutées par les éditeurs avec l’agent.

Au moment où la littérature latino-américaine commence à être connue, Balcells a l’idée de vendre les droits des auteurs latino-américains et espagnols qu’elle représente. Le succès arrive avec l’écrivain colombien Gabriel García Márquez, qu’elle représente depuis 1960. D’autres auteurs comme Mario Vargas Llosa, Juan Carlos Onetti, Julio Cortázar, José Donoso, Alfredo Bryce Echenique, Manuel Vázquez Montalbán, Camilo José Cela, Eduardo Mendoza ou Isabel Allende seront aussi représentés par l’éditrice catalane.

À partir de cette époque-là, Balcells devient une agente littéraire très importante dans le monde éditorial européen et américain, exigeant que les éditeurs acceptent des contrats pour une durée déterminée, qu’ils renoncent à se réserver les droits de traduction et qu’ils demandent des contrôles de tirage et d’impression. De cette façon, elle change radicalement les règles du monde littéraire en faveur des écrivains.

Au cours des années 1970, elle fonde RBA (es), une entreprise de services éditoriaux avec Ricardo Rodrigo et Roberto Altarriba (RBA est le sigle de : Rodrigo, Balcells et Altarriba). Elle abandonne le jour où ses associés deviennent dirigeants dans la maison d’édition Planeta-Agostini, car elle doit choisir entre l’agence et RBA.

Pendant les années 1970, 80 et 90 on la surnomme, à la suite de Gabriel García Márquez, la « Mère grand » (Mamá grande) ; son autre surnom étant l'« agente 007 », pour la force avec laquelle elle défend les auteurs qu’elle représente. Elle joue aussi un rôle très important dans la vie culturelle catalane et espagnole à l’époque où le pays devient une démocratie ; elle reçoit d'ailleurs en 1999 la Médaille d'or du mérite des beaux-arts du Ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports.

En 2000, à l’âge de 70 ans, elle reçoit la Médaille d'or du mérite des beaux-arts des mains du roi Juan Carlos I. Peu après, elle annonce qu’elle abandonne son travail d’agente littéraire après presque quarante années de travail pour « continuer à commander sans avoir besoin de se lever tôt ». Par la suite, son fils Lluís Miquel Palomares devient le propriétaire de l’agence littéraire.

En 2004 l’éditrice fonde l’entreprise Barcelona Latinitatis Patria avec l’objectif de numériser tous les fichiers, bibliothèques personnelles et manuscrits de grands écrivains et éditeurs espagnols, avec un système d’impression à la carte . Une autre initiative de l’agente est la création de l’entreprise Barcelona Ad Libitum, qui se consacre à la représentation de musiciens.

L’année suivante, Balcells est investie docteur honoris causa par l’université autonome de Barcelone en reconnaissance pour sa trajectoire dans le monde éditorial.

En 2006, elle reçoit la Creu de Sant Jordi et le prix Montblanc à la femme 2006 pour « être la principale personnalité de la littérature latino-américaine et pour être une référence dans les dernières 50 années de récit en langue espagnole, en même temps que pour avoir découvert et consolidé de nouveaux écrivains, parmi lesquels figurent plusieurs prix Cervantes et Nobel ».

Elle meurt le 21 septembre 2015 à Barcelone.

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César Baldaccini, dit César, est un sculpteur français, né le 1er janvier 1921 à Marseille (Bouches-du-Rhône) et mort le 6 décembre 1998 à Paris. Il fait partie des membres des Nouveaux réalistes, mouvement né en 1960. Il est également le créateur du trophée en bronze de la cérémonie des césar du cinéma français.

Ses parents, Omer et Leila Baldaccini, italiens d’origine toscane, tenaient un bar à Marseille, où César est né en 1921 dans le quartier populaire de la Belle-de-Mai, au no 71 de la rue Loubon, dans le centre. « Je suis fondamentalement un autodidacte absolu », dira-t-il. Il travaille d'abord chez son père, avant de suivre en 1935 les cours de l'École des Beaux-Arts de sa ville natale avec son condisciple Raymond Normand puis, en 1943, de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris avec Michel Guino, Albert Féraud, Daniel David et Philippe Hiquily, comme lui dans l’atelier de Marcel Gimond. Il occupe un atelier dans un ancien bordel de la « rue de l'Échaudé », dont les chambres, à la suite de la loi Marthe Richard, avaient été attribuées à des étudiants.

Dès 1947, il travaille le plâtre et le fer. En 1952, à Trans-en-Provence, il fait ses premiers essais de soudure et ses premières sculptures en ferrailles, en utilisant des matériaux de récupération peu coûteux : ses moyens sont alors toujours modestes, ainsi par manque d'argent pour s'offrir du marbre, César va récupérer dans les décharges de ferraille les matériaux de ses premières sculptures ; des tubes, des boulons, des vis, qui deviennent des insectes, ou se retrouvent dans les courbes puissantes de la Vénus de Villetaneuse.

En 1954, il expose à la galerie Lucien Durand et obtient le prix « collabo » pour une sculpture intitulée Le poisson réalisée à Villetaneuse ; ville où il travaillera une douzaine d'années, grâce à l'aide d'un industriel local, Léon Jacques. En 1956, il participe à la biennale de Venise ; ensuite à la biennale de São Paulo et à la Documenta II en 1959. En 1961, il se rapproche de Marino Di Teana, et rejoint le groupe des Nouveaux réalistes, mouvement fondé par le critique d'art Pierre Restany, comprenant notamment Mimmo Rotella, Niki de Saint Phalle et Gérard Deschamps. En 1968, il créera à la Manufacture nationale de Sèvres, un Cendrier en porcelaine édité en 50 exemplaires. Réalisé en porcelaine à couverte nacrée semi-mat, il représente un moule en plâtre utilisé pour la production des pièces, et a été produit à partir d'un modèle original en aluminium.

À partir de 1960, César centre ensuite son travail sur la technique de la « compression dirigée », qui devient sa marque de fabrique : à l'aide d'une presse hydraulique, il compresse des objets divers. La vicomtesse de Noailles lui offre sa première voiture, une Zil soviétique toute neuve, la seule à Paris. César la renvoie compressée et plate comme une omelette et ayant perdu 90 % de son volume, d'autres automobiles vont aussi subir le même sort. Cet acte d'appropriation se veut un défi à la société de consommation et le rapproche des Nouveaux réalistes, dont il fait partie aux côtés de son ami Arman, auquel son nom est souvent associé.

À la Fondation Cartier en 1986 il présente ainsi une compression monumentale de Peugeot 205 Turbo 16 accidentées dans des rallyes automobiles (les Championnes). Ce sont les voitures de Jean Todt compressés comme des galettes de maïs. À la Biennale de Venise, il présente une montagne de compressions, œuvre monumentale de 520 tonnes. En 1998, sa Suite milanaise est une série réalisée avec des voitures Fiat neuves qui, une fois compressées, sont passées dans les chambres à peinture de l'usine Fiat de Turin, aux couleurs de la gamme de l'année. Il compresse toutes sortes de matériaux : tissus, papiers, et même bijoux en or que les femmes du monde lui apportent et qu'il rend compressés en cube à porter autour du cou.

En inversant l'esprit des compressions, César présente au Salon de Mai en 1967 La grande expansion orange, réalisée en polyuréthane. Ses « expansions » exploitent les possibilités de ce matériau en coulées lisses et dures; l'intervention du créateur se fait soit sur la rigidité, l'épaisseur, la coloration, soit sur les coulées (superposition ou juxtaposition) soit sur la masse figée (travail de finition sous forme de nappage, de ponçage, de laquage). Il commence à travailler le cristal en fusion. Dans les années 1970, il accède à une reconnaissance internationale. Désormais universellement connu, il devient un des artistes français de tout premier plan et bénéficie de très nombreuses expositions.

En 1971 lors d'une première au Lido, il trouve plus médiatique que lui : Salvador Dalí, le maître de l'extravagance. Il débat la même année dans Italiques avec François Truffaut, Lucien Bodard et Asher Ben-Natan. Son œuvre Conserve expansion - Martial Raysse, 1970-1972, est conservée au Museo Cantonale d'Arte de Lugano.

Deux facteurs vont l'amener à se pencher sur cette problématique: tout d'abord l'invitation à participer à une exposition de groupe consacrée à La Main, de Rodin à Picasso et sa découverte de l'agrandissement pantographique.

► En 1965, il présente son célèbre Pouce agrandi (1,85 mètre de haut). C'est l'empreinte de son propre pouce. À l'occasion des Jeux olympiques de Séoul (1988), il crée un Pouce en bronze de 6 mètres de haut. Cette œuvre a été la plus médiatisée et répétée.
► En 1967, il réalise 6 exemplaires du Sein, moulage en polyester de 82 x 193 x 266 cm, un des exemplaires est visible au Musée d'art de Toulon, un autre à la Fondation Gianadda.
► Il crée Le Poing, sculpture monumentale de 7 tonnes en fonte d'acier inoxydable polie, installée sur la place d'armes au Lycée militaire de Saint-Cyr à l'été 1970.

César commence dès 1949 à s'approprier la technique de la soudure à l'arc et créera plus de 300 constructions jusqu'en 1966.

► En 1983, il entreprend la réalisation de son Centaure en « hommage à Pablo Picasso », sculpture de 4,70 mètres de haut, achevée en 1985. La sculpture est installée au carrefour de la Croix-Rouge à Paris.
► Toujours en 1983, César réalise son Hommage à Eiffel et Le flying French man, pour la Ville de Hong Kong.
► Il est également le créateur du trophée César du cinéma qu'il créa en 1976, récompense attribuée par les professionnels du cinéma français, pour laquelle il réalise une compression en bronze.

Homme à la fois simple et complexe, au franc-parler méridional, il cultive son image d'éternel artisan, de soudeur, et surtout de grand créateur. Les dernières années de sa vie ont été très heureuses, César multiplie les expositions : grande rétrospective au Jeu de Paume à Paris en 1997, rétrospectives à Malmö, Milan, São Paulo, Mexico. César termine sa carrière par une série de portraits et d'autoportraits, face à face marquant avec la mort.

Il partage les dix dernières années de sa vie avec Stéphanie Busuttil, qui gère aujourd'hui son œuvre et est détentrice de son droit moral.

Les œuvres de César sont collectionnées par les musées (Centre Pompidou, Tate Gallery, MoMA…) et les particuliers du monde entier. L'exécuteur testamentaire de la succession est Alain-Dominique Perrin.

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Fortunato Baldelli, né le 6 août 1935 à Valfabbrica dans la province de Pérouse en Ombrie (Italie) et mort le 20 septembre 2012 à Rome, est un cardinal italien, Grand pénitencier de la Sainte Église catholique de 2009 à 2012.

Fortunato Baldelli est ordonné prêtre le 18 mars 1961. Il est diplômé en droit canonique. Entré au service de la diplomatie du Saint-Siège en 1966, il a travaillé à Cuba et en Égypte.

Sa carrière se poursuit à la Secrétairerie d'État et au Conseil des Affaires publiques de l'Église, puis au Conseil de l'Europe à Strasbourg, comme envoyé spécial avec une fonction d'observateur permanent du Saint-Siège.

Le 12 février 1983, Jean Paul II le nomme évêque avec le titre d'archevêque in partibus de Mevania, et l'envoie comme délégué apostolique en Angola. En 1985, il est nommé pro-nonce apostolique à Sao Tomé-et-Principe, puis en 1991 nonce apostolique en République dominicaine puis en 1994 au Pérou.

Il est nommé nonce apostolique en France le 19 juin 1999, succédant à Mgr Mario Tagliaferri, décédé le 21 mai 1999.

Mgr Baldelli parle français, espagnol et portugais.

Le 2 juin 2009, il est rappelé à la curie où il est placé à la tête de la Pénitencerie apostolique devenant ainsi Grand pénitencier (ou Pénitencier majeur) de la Sainte Église catholique, poste où il succède au cardinal Stafford.

Il se retire le 5 janvier 2011 ayant dépassé la limite d'âge et est remplacé par Mgr Manuel Monteiro de Castro.

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Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 10/02/1926
Biographie :

Richard Balducci est un réalisateur, scénariste et écrivain français.

Son titre de gloire est la création de la série Le Gendarme de Saint-Tropez avec Louis de Funès, dont il eut l'idée originale.

Correspondant de guerre jusqu'à la Libération, il rejoint Pierre Benard à France Soir où Pierre Lazareff l'assigne à la rubrique Spectacles. Il devient ensuite pendant dix ans l'attaché de presse de l'Olympia.

Il est acteur dans À bout de souffle de Jean-Luc Godard. Puis à nouveau attaché de presse. Il collabore ainsi avec de nombreux réalisateurs tels que Luis Bunuel, Roger Vadim, Christian-Jaque, Luchino Visconti etc.

Il passe à la réalisation à la fin des années 1960. Dans les années 1970-1980, il enchaîne les films comiques aux titres souvent évocateurs. Son dernier film date de 1986.

Il se consacre depuis à l'écriture de romans. 

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Estelle Balet, née le 19 décembre 1994 à Sion et morte le 19 avril 2016 à Orsières, est une snowboardeuse suisse double championne du monde de freeride.

Elle naît en 1994 à Sion.

Dès 2010, elle participe au Junior Freeride Tour. Lors de la saison 2012/2013, dès 18 ans, elle participe au Freeride World Qualifier. Lors de sa première saison chez les adultes, la jeune Valais fait forte impression en remportant les compétitions 4 étoiles de Nendaz et Hochfügen. Elle s'impose au classement général de la discipline ce qui lui permet d'accéder à l'élite mondiale la saison suivante. Lors de sa première saison sur le Freeride World Tour, elle doit concilier ses études au Lycée-Collège de la Planta et les étapes de la compétition. Malgré ces contraintes, elle accède à la finale de l'Xtreme de Verbier et termine deuxième du classement général. Au cours de la saison 2014/2015 elle remporte le classement général sans pouvoir s'imposer à Verbier. Le 2 avril 2016, elle réalise ses rêves en s'adjugeant le doublé Xtreme de Verbier et Freeride World Tour.

Estelle Balet est morte le mardi 19 avril 2016 à l'âge de 21 ans, emportée par une avalanche à Orsières (Suisse), pendant le tournage d'un film promotionnel.

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 Blanche Mireille Césarine Balin, née le 20 juillet 1909 à Monte-Carlo, Monaco, morte le 9 novembre 1968 à Clichy, France est une actrice française. Considérée comme une des plus belles actrices du cinéma français des années 1930, elle mourut dans l'anonymat et la misère.

Mireille Balin naît prématurément le 20 juillet 1909 à 14 heures 15 dans une clinique de Monte-Carlo. Son père, journaliste, lui fait suivre des études secondaires dans un pensionnat pour jeunes filles, à Marseille. Elle suit des cours de piano et d'équitation. Ses parents s’installent ensuite à Paris, espérant sortir de leurs difficultés financières.

Contrainte de gagner sa vie, elle travaille un temps comme vendeuse, puis elle est recrutée comme secrétaire par le couturier Jean Patou. Elle devient vite son mannequin vedette haute couture. Le cinéaste Maurice Cammage l'aurait découverte en 1932 et lui aurait confié un petit rôle dans Vive la classe !, petit film devenu introuvable et au générique duquel le nom de Mireille Balin est absent. Plus sûrement c'est le réalisateur Jean de Limur qui la signale à G.-W. Pabst en l'engageant pour la version française de sa trilogie Don Quichotte, où elle incarne la nièce aux côtés de la célèbre basse russe Fédor Chaliapine. Sa carrière cinématographique est ainsi lancée. On la voit à cette époque aux côtés du jeune boxeur prodige Young Perez.

Claude Moulins lui offre un rôle majeur dans Vive la compagnie, film qui obtint un beau succès. En 1933, elle s'impose dans Le Sexe faible de Robert Siodmak, aux côtés de Pierre Brasseur, Victor Boucher, Betty Stockfeld et Marguerite Moreno. Ensuite, elle apparaît dans Adieu les beaux jours d'André Beucler, auprès des vedettes Brigitte Helm et Jean Gabin. En 1934, dans On a trouvé une femme nue, de Léo Joannon, elle tient le premier rôle, en demoiselle enterrant sa vie de jeune fille qui, abandonnée nue dans la rue, se réfugie malencontreusement chez son futur mari qu'elle ne connaît pas. Début 1935, elle joue la femme bafouée dans Marie des angoisses, de Michel Bernheim, avec Pierre Dux et Françoise Rosay, puis la femme entretenue dans Le Roman d'un spahi, toujours du même cinéaste.

En 1936, Mireille Balin a une courte liaison avec Jean Gabin, Julien Duvivier lui confie alors le rôle de Gaby dans Pépé le Moko. Sa beauté et sa fraîcheur de Parisienne pimpante tranchent admirablement avec les ruelles étroites et sombres de la casbah d'Alger, minutieusement reconstituées en studio par Duvivier. Dans une scène finale d'anthologie, Pépé interprété par Jean Gabin, bien que menotté et encadré de policiers, parvient à se suicider d'un coup de couteau dans le ventre, tandis que Gaby jouée par Mireille Balin, après avoir attendu vainement son amant, seule à la proue du bateau quittant le port d'Alger, embrasse la casbah d'un dernier regard qui ne parvient pas à croiser celui, désespéré, de Pépé. Le film est une grande réussite.

Jean Grémillon la choisit alors pour tenir le rôle de la vamp dans Gueule d'amour, d'après le roman d’André Beucler, sur un scénario de Charles Spaak. Mireille Balin enchaîne, en 1937, avec Naples au baiser de feu d’Augusto Genina, aux côtés de Tino Rossi, Michel Simon et Viviane Romance, deux énormes succès au box-office.

Fin 1937, Mireille Balin signe un contrat avec la firme MGM et part pour les États-Unis. Mais, en conflit avec les producteurs américains, elle reprend le bateau pour la France avec son nouveau compagnon, Tino Rossi.

De retour à Paris, Mireille Balin tournera notamment Menaces, d'Edmond T. Gréville, où elle campe une vendeuse de maison de couture aux côtés d'Erich von Stroheim, John Loder et Ginette Leclerc. Le film, interdit et brûlé pendant l'Occupation, sera restauré et distribué à la Libération. Macao, de Jean Delannoy, sera également interdit par l’occupant en juin 1940, du fait de la présence de Von Stroheim, Autrichien d'origine et anti-nazi notoire. Il sortira deux années plus tard avec un nouveau titre (L'Enfer du jeu) et amputé des scènes tournées avec Von Stroheim, remplacé par Pierre Renoir.

Début 1940, Mireille Balin est sur les plateaux de Cinecittà pour Les Cadets de l'Alcazar d'Augusto Genina, film résolument pro-franquiste, qui comptera dans les sérieux ennuis qu'elle aura à la Libération. Durant la drôle de guerre, elle participe à des galas de bienfaisance pour les prisonniers de guerre. En 1941, sa liaison avec Tino Rossi prend fin.

Pendant l'Occupation, elle tourne encore quelques films, dont L'assassin a peur la nuit, de Jean Delannoy, Dernier Atout, de Jacques Becker et Haut le vent, de Jacques de Baroncelli. Éprise de Birl Desbok, jeune officier viennois de la Wehrmacht, Mireille Balin n’échappera pas aux foudres de l'épuration.

En septembre 1944, arrêtée avec lui par les FFI à Beausoleil, alors que le couple tente de passer en Italie, elle est battue et violée, puis incarcérée à Nice. Nul ne sait ce qu'il est advenu de Birl Desbok, sans doute assassiné lors de son arrestation. Mireille Balin sera transférée ensuite à Fresnes. Devant le tribunal, on lui reproche sa liaison, sa participation au tournage du film Les Cadets de l'Alcazar et aux galas artistiques de l’ambassade d’Allemagne à Paris. Elle sera libérée en janvier 1945.

Sa vie, sa carrière et sa santé sont brisées. Ses anciennes relations l'évitent. Le public, qui l'a admirée sans l'aimer dans ses rôles de femme fatale, forcément peu sympathique, se détourne également. Malgré une ultime tentative, La Dernière Chevauchée, de Léon Mathot, Mireille Balin retourne dans l’oubli sur la Côte d'Azur. Dans un dénuement complet, marquée physiquement par la maladie (méningite, typhus, alcoolisme...), elle remonte à Paris en 1957. Prise en charge par l'association chargée d'aider les anciens artistes tombés dans le besoin La roue tourne, elle meurt à 59 ans le 9 novembre 1968, à 5 h 30 du matin, à l'hôpital Beaujon de Clichy la Garenne, dans l'anonymat et la pauvreté.

« La Roue tourne » lui évite l'inhumation à la fosse commune ; elle repose au cimetière de Saint-Ouen dans la division 31, partageant plus tard son caveau avec Jean Tissier, autre comédien mort dans la misère. Leur sépulture est fleurie à la Toussaint par l'association. Lors de son enterrement, auquel n'assista aucune personnalité du cinéma français à l'exception de Jean Delannoy, on plaça dans son cercueil, dit-on, un petit ours en peluche offert par Tino Rossi.

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 Lucille Ball est une actrice, productrice et réalisatrice américaine née le 6 août 1911 à Jamestown, New York (États-Unis), décédée le 26 avril 1989 à Beverly Hills (Californie).

Mariée le 30 novembre 1940 à l'acteur Desi Arnaz, elle eut deux enfants, l'acteur Desi Arnaz Jr. et l'actrice Lucie Arnaz, avant de divorcer le 4 mai 1960 pour se remarier le 19 novembre 1961 avec le producteur Gary Morton.

Une anecdote : Lucille Ball a prétendu que ses plombages dentaires lui avaient permis de capter temporairement... la radio (émission Mythbuster, 1 × 04).

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 Kenneth « Kenny » Daniel Ball est un trompettiste, chef d'orchestre et chanteur de jazz britannique, né le 22 mai 1930 à Ilford (Essex) et mort le 7 mars 2013 (à 82 ans) à Basildon.

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severiano-ballesterosSeveriano Ballesteros est un golfeur célèbre né à Pedreña, en Cantabrie, Espagne, le 9 avril 1957.

Considéré comme l'un des golfeurs les plus doués de l'histoire, il a permis de faire connaître le golf en dehors de ses pays traditionnels et historiques. Il est également l'un des joueurs qui a le meilleur pourcentage de points apportés en Ryder Cup (20 points pour 37 matchs disputés contre les États-Unis), compétition où il a constitué l'un des duos les plus célèbres de la compétition avec l'espagnol José María Olazábal.

C'est la meilleure équipe de l'histoire de la Ryder Cup avec 11 victoires, 2 défaites, et 2 parties partagées pour 15 matchs.

Né dans un village du bord de mer dans le baie de Santander, il est baigné dès son enfance dans une ambiance sportive. Son père a figuré parmi l'un des meilleurs bateaux de l'histoire de l'aviron espagnol. Le golf est également très présent: ses frères aînés Baldomero, Manuel et Vicente sont tous des joueurs professionnels, tout comme un de ses oncles, Ramón Sota, qui a remporté à quatre reprises le titre de champion d'Espagne professionnel, et qui a terminé à la sixième place du Master 1965.

C'est avec des clubs donnés par son frère ainé qu'il fait ses premiers pas dans la discipline. Il progresse rapidement au fil des années, malgré son impossibilité de s'entraîner sur le parcours du Pedreña Golf Club. Pour remédier à ce problème, il joue beaucoup sur la plage et en fraude, de nuit, sur le parcours.

Lorsqu'il passe professionnel en mars 1974, il n'a pas encore 17 ans. Cependant, sa 20e place lors de son premier tournoi, lors du championnat professionnel espagnol, le déçoit énormément. Il remporte rapidement ses premiers tournois sur le circuit espagnol. Il fait également ses débuts en Europe en terminant à la cinquième place de l'Open d'Italie.

Le début de sa renommée se produit lors de l'année 1976. C'est surtout sa performance lors de l'Open britannique qui marque les esprits. Durant les trois premiers tours, il occupe la position de leader, devançant à l'issue du troisième tour ses poursuivants de deux coups. Malheureusement, un score de 74 lors du dernier jour le voit terminer à la seconde place derrière Johnny Miller, partageant cette place avec Jack Nicklaus à six coups du premier. Durant cette même année, il remporte ses premiers succès sur le Circuit Européen, l'Open des Pays-Bas et le Trophée Lancôme. Il termine également premier à l'Ordre du Mérite européen, classement correspondant aux gains remportés sur le circuit européen.

Les deux années suivantes, il ajoute six nouveaux titres sur le circuit européen, trois par année, terminant également de nouveau premier à l'Ordre du Mérite. Il est le premier à remporter la première place de premier à ce classement trois années consécutives. Il sera plus tard supplanté par l'Écossais Colin Montgomerie.

En 1979, il franchit une étape en remportant son premier Majeur lors de l'Open britannique où il devance l'Américain Ben Crenshaw de trois coups. Cette victoire fait de lui le plus jeune vainqueur du tournoi pour le 20e siècle et également le premier vainqueur européen, britanniques mis à part, à remporter un Majeur depuis la victoire du Français Arnaud Massy à l'Open britannique en 1907.

Lors de son apparition suivante dans un Majeur, le Masters, il établit un nouveau record en devenant le plus jeune vainqueur de l'histoire du tournoi, record qui sera battu plus tard par Tiger Woods. Il est également le premier européen, et le deuxième non américain à porter la veste verte du vainqueur. Lors du Majeur suivant, l'US Open, il est disqualifié pour s'être présenté en retard.

Lors de la saison 1981, son meilleur résultat en Majeur est une 33e place lors de l'USPGA. L'année suivante, il termine à la troisième place, ex-equo, du Masters, puis ne passe pas le cut à l'US Open avant de terminer par deux 13e place à l'Open britannique et l'USPGA.

Pour son premier tournoi du grand chelem de l'année 1983, le Masters, il renoue avec la victoire, remportant sa deuxième veste verte, devançant les Américains Ben Crenshaw et Tom Kite de quatre coups. Il enchaîne par une quatrième place à l'US Open puis une sixième à l'Open britannique et enfin une 27e à l'USPGA.

Il remporte son quatrième Majeur lors de l'Open britannique 1984, disputé sur l'Old Course de St Andrews. Avec deux coups de retard sur le leader au soir du troisième tour, il devance finalement l'Américain Tom Watson et l'Allemand Bernhard Langer de deux coups grâce à un 69 sur le dernier tour. Il termine ensuite la saison avec une cinquième place lors de l'USPGA, son meilleur résultat dans ce tournoi.

Il doit ensuite attendre 1988 pour renouer avec la victoire dans un Majeur. Durant cette période, il termine toutefois deuxième du Masters de 1985 et 1987, quatrième de l'édition de 1986, troisième de l'US Open 1987, sixième de l'Open britannique 1986.

Pour remporter son cinquième Grand Chelem, il réalise un dernier tour à 65 coups, devançant finalement Nick Price de deux coups. Cette même année 1988 est la dernière année où il remporte un tournoi sur le PGA Tour, circuit où il aura finalement remporté neuf tournois.

Sur le circuit européen, il remporte au moins un tournoi jusqu'en 1993, première année depuis 1976 sans victoire sur le circuit. Il remportera ensuite trois autres tournois, deux en 1994 et un en 1995 sur le circuit européen.

Dans les tournois du Grand Chelem, son meilleur résultat après sa victoire de 1988 à l'Open britannique est une cinquième place lors ud Masters de 1989. Après cette date, il ne termina dans le Top 10 d'un Majeur qu'à une seule occasion, lors de l'US Open 1991.

Excellent joueur de Match play, comme le prouvent ses cinq victoires en championnat du monde de match play, il a également grandement contribué à la renommée du golf sur le continent européen grâce à ses performances en Ryder Cup.

Il fait ses débuts dans cette compétition en 1979, lors de la première édition où les États-Unis se voient désormais opposer à une équipe européenne et non plus britannique comme auparavant. Ballesteros fait équipe lors des doubles avec Antonio Garrido: cette association a pour bilan une victoire pour trois défaites. Lors du simple, Ballesteros est battu par Larry Nelson sur le score de 3 et 2. Les États-Unis remportent la victoire sur leur sol par 17 à 11.

En 1981, Ballesteros est non retenu dans l'équipe européenne: on lui reproche de privilégier le circuit américain du PGA Tour au détriment du circuit européen. Lors des tournois suivants la Ryder Cup, qui voit la victoire finale des États-Unis sur le score de 18½ à 9½, Ballesteros met un point d'honneur à devancer les joueurs européens. Sur les six tournois suivant la compétition, il remporte quatre titres, perd un tournoi en play-off et termine troisième du dernier.

En 1983, il retrouve l'équipe européenne: il fait équipe avec l'Anglais Paul Way dans les doubles, remportant deux victoires pour un nul et une défaite. En simple, il semble dominer son adversaire Fuzzy Zoeller, menant de trois coups à sept trous du final. Puis, il perd les quatre trous suivant. Il doit remporter le dernier trou pour partager la partie, mais celui-ci est mal engagé lorsqu'il se retrouve dans un bunker à 240 yards du drapeau. Mais grâce à un remarquable bois 3, il se repositionne parfaitement pour finalement remporter le trou et partager la partie. L'Europe termine finalement à un coup de l'équipe américaine qui remporte la rencontre sur le score de 14½ à 13½.

En 1985, il participe à la victoire de l'équipe européenne sur les États-Unis sur le score de 16 et ½ à 11 et ½. Celle-ci est la première victoire de l'équipe européenne. De plus, c'est la première défaite de l'équipe américaine depuis 20 ans. En double, associé à son compatriote Manuel Piñero, il remporte trois victoires pour une défaite. Il doit toutefois partager son simple avec Tom Kite.

Lors de l'édition suivante, la rencontre se déroule sur le sol américain, à Columbus dans l'Ohio. le capitaine européen forme une nouvelle équipe de double composée de José María Olazábal-Ballesteros. Cette doublette espagnole remporte trois des quatre doubles qu'elle dispute, la dernière rencontre se terminant sur une défaite. Lors des simples, Ballesteros bat Curtis Strange scellant la victoire européenne sur le score de 15 à 13.

La doublette Olazábal-Ballesteros est de nouveau reconstituée lors de l'édition 1989, apportant 3 points ½ sur les 4 possibles lors des doubles. En simple, Ballesteros échoue face à Paul Azinger. La rencontre se terminant sur le score nul de 14 partout, l'Europe conserve le trophée.

En 1991, les États-Unis renouent avec la victoire en triomphant sur le score de 14½ à 13½. La paire Olazábal-Ballesteros apporte de nouveau 3 ½ points à l'équipe européenne, Ballesteros remportant son simple face à W Levi. Pour l'édition de 1993, la paire Olazábal-Ballesteros apporte 2 points sur 3 possibles à son équipe, Ballesteros échouant face à J Gallagher Jr lors des simples. L'équipe des États-Unis remporte la compétition sur le score de 15 à 13.

Pour l'édition de 1995, la paire Olazábal-Ballesteros est dissoute, Olazábal étant absent en raison d'une polyarthrite rhumatoïde. Ballesteros, associé à l'Anglais David Gilford, apporte 1 point sur 2 en doubles et échoue face à Tom Lehman en simple. L'Europe remporte la compétition sur le score de 14 ½ à 13 et ½.

L'édition 1997 est une première pour la Ryder Cup. Elle se dispute pour la première fois sur le continent européen, en dehors des îles britanniques. C'est l'Espagne qui a cet honneur et Ballesteros a été nommé capitaine de l'équipe européenne. Lors de celle-ci Olazábal fait son retour après une saison 1996 où il a été absent des parcours. Il contribue à la victoire de son équipe en apportant 2 points ½ sur les 3 possibles lors des doubles. l'équipe de Ballesteros remporte la partie sur le score de 14 ½ à 13 et ½ face à une équipe américaine où Tiger Woods fait sa première apparition en Ryder Cup.

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 Giuseppe Balsamo (Joseph Balsamo), dit Alessandro, comte de Cagliostro fut un aventurier italien (Palerme, 1743 - prison pontificale de San Leo, près de Urbino, 1795). Personnage mystérieux qui s'est rendu fameux au XVIIIe siècle, naquit d'une famille obscure. Son véritable nom était Joseph Balsamo; il le changea en celui de Cagliostro que portait sa marraine, et prit la qualité de comte.

La vie de Cagliostro est mal connue, il naquit sans doute dans une humble famille de Palerme, prit l'habit des frères de la Miséricorde, religieux soignants, fut infirmier puis médecin. Chassé de sa communauté pour indélicatesses, accusé d'escroquerie, il fut obligé de bonne heure de quitter sa patrie et parcourut sous des noms différents la Grèce, l'Égypte, l'Arabie, la Perse, l'île de Malte, Naples, Rome, et presque toutes les villes de l'Europe; il acquit dans ses voyages la connaissance de quelques secrets alchimiques et médicinaux, et se fit une grande réputation par des cures merveilleuses. Il arriva en France en 1780, se fixa pendant quelque temps à Strasbourg, où il fut reçu avec enthousiasme, puis vint à Paris où il n'excita pas moins d'admiration, et fut quelque temps à la mode dans la haute société. Il se présenta au public aristocratique en thaumaturge et en initié sous le patronage d'un grand seigneur fort niais, le cardinal de Rohan, prince-évêque de Strasbourg, grand aumônier de France, qu'il avait enjôlé pour des raisons diverses : remèdes miraculeux, franc-maçonnerie.

Cagliostro se disait le disciple du comte de Saint-Germain, aventurier mystérieux, qui, à Versailles, où il avait brillé vers 1750-1760, se déclarait immortel. Il prétendait aussi posséder une eau de jouvence, sérum de perpétuelle jeunesse. Il vendait des élixirs, des pilules, faisait des tours de magie et de sorcellerie, et prétendait faire apparaître les morts. Il importa en France la Franc-maçonnerie dite égyptienne (de Memphis Misraïm). Son succès, prodigieux dans la bonne société parisienne, est explicable par l'atmosphère du temps : la franc-maçonnerie était au goût du jour. Mais la carrière de ce sorcier de salon fut brisée par l'escroquerie dans lequel il était impliqué avec le cardinal de Rohan dite affaire du collier de la reine.

Il fut incarcéré à la Bastille, puis expulsé de France (1786). Il se retira en Angleterre, puis alla en Suisse et enfin en Italie. Revenu en Italie, il erra dans diverses villes avant d'être arrêté par la Sainte Inquisition en 1789 comme suspect de pratiquer la franc-maçonnerie ; il y fut jugé et condamné par la justice pontificale en 1791 à la peine de mort, peine qui fut commuée en une prison perpétuelle; il fut emprisonné jusqu'à sa mort. Il mourut en 1795, à la Rocca di San Leo, près d'Urbino dans la région des Marches (Italie).

La plupart ne voient dans Cagliostro qu'un adroit charlatan ; quelques-uns le regardent comme un homme vraiment extraordinaire, un véritable thaumaturge, doué du don de prédire. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il produisait des effets surprenants, et qu'il vivait toujours dans une grande opulence. On a supposé qu'il était l'agent d'une société secrète de Francs-Maçons qui fournissait à ses dépenses. On a publié à Rome, en 1790, une Vie de Cagliostro, extraite des pièces de son procès; elle a été traduite en français.

Condamné à mort pour hérésie, sentence commuée en prison à vie, Cagliostro est transféré "sans espoir de grâce et sous étroite surveillance" le 20 avril 1791 à la forteresse de San Leo. Il y resterà jusqu'à sa mort, survenue dans la nuit du 26 au 27 aout 1795. Il est installé dabord dans la cellule "du trésor" la plus sûre, mais aussi la plus dégradée et la plus humide de la forteresse, où il bénéficie quand même de certains égards et services conformes à son statut social. Petit à petit ses facultés mentales l'abandonnent. Il manifeste des excès de violences qui finissent par irriter ses géoliers. Suite à une tentative d'évasion, il est "emmuré" dans la cellule "il pozzetto" jugée encore plus sûre, sorte de puit avec une seule ouverture sur le dessus, d'où il pouvait être surveillé. Le compte Sempronio Semproni, châtelain de San Leo, envoyà un courrier à Rome: "Aucune précaution ne nous semble excessive pour assurer la surveillance du prisonnier, s'agissant d'un être qui à un fond complexe, fourbe et manipulateur (...) un mélange de malice et de fourberie, dont aucune précaution ne peut garantir. En prison, Cagliostro afin d'exaspérer ses géoliers, alterne grève de la faim et demande inconsiderée de nourriture... que finalement il réfuse. Il exige des repas différents des autres détenus, veut du chocolat tous les jours. Son état général continue à se détériorer. La fin de Cagliostro débute vers midi le 26 aout 1795. Une crise d'apoplexie lui fait perdre connaissance pour toujours. Un garde le découvre inanimé et donne l'allarme, mais les médecins et les curés présents ne réussissent pas à le réanimer. Il décède dans la nuit. Officiellement il est enséveli le 28 août 1795 à 23 heures à la pointe extreme du mont de San Leo vers occident à mi-chemin entre les 2 édifices destinés aux sentinelles "Palazzetto" et "Casino". Sa femme Serafina était déjà morte une année avant, au couvent de Sant'Apollonia à Rome.

Enfermé dans la forteresse de San Leo, Cagliostro,au début,jouit de libertés conformes à son statut social. Il a à sa disposition des livres, des cartes;il se dédie à ses affaires ainsi qu'à des observations d'astronomie. (Encore aujourd'hui,sur les murs des locaux qui lui étaient alloués,on peut observer des peintures et des dessins réalisés par ses soins. Ses repas,qu'il paye de sa poche,sont cuisinés à part, spécialement pour lui.Grâce à l'aide de ses acolytes,avec lesquels il a encore des contacts,il ne manque de rien. Il ne lui est pas permis de posséder de ciseaux ni de rasoir. De peur qu'il ne puisse se mutiler,on lui alloue un barbier personnel: un soldat de la garnison qui lui fait sa toilette. Il se dit qu'il ait profité de cette concession, (seul moment durant lequel il reste seul avec un seul garde), pour le soumettre sous hypnose. Le garde une fois à sa merci, le conduit à l'extérieur de la forteresse, par des passages discrets. Ainsi, transformé en ouvrier d'entretien, il réussit à franchir le seuil de la forteresse, au nez et à la barbe des gardes, le visage en partie caché par un vieux châpeau à large rebord; la présence du soldat qui l'accompagne n'éveillant aucun doute. Pourtant, une fois à l'éxtérieur de la forteresse, il est trahi par un détail: un officier de passage est intrigué par la qualité et la finesse des bottines que porte le simple ouvrier. l'officier s'approche de l'ouvrier et lui découvre le visage: il démasque Cagliostro. Celui-çi est arrêté et reconduit en prison. Pour éviter d'autres tentatives il est désormais reclus à la cellule "il pozzetto", qui n'a pas de porte mais une seule ouverture sur le dessus, par laquelle on lui fait parvenir la nourriture sans que l'on puisse croiser son regard,ceci afin de faire obstacle "aux arts subtiles de Cagliostro". L'excuse officielle du changement de cellule, auprès des bureaux du tribunal écclésiastique de Rome, est celui de l'état de santé du prisonnier. Les géoliers cherchent à cacher la tentative d'évasion presque réussie, de peur d'êtres blamés pour leur légèreté. A partir de ce moment, la réclusion de Cagliostro devient vraiment terrible. Il reste ainsi "emmuré" jusqu'à la fin de sa vie.

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baltacha

 Elena Baltacha, née le 14 août 1983 à Kiev (ex-URSS) et morte le 4 mai 2014, est une joueuse de tennis professionnelle britannique. Sa mère est une ancienne athlète russe, et son père Sergueï Baltatcha est un ancien footballeur international soviétique.

Elena Baltacha est professionnelle de 1997 à 2013 et atteint comme meilleur classement en simple la 49e place mondiale. Entraînée par Nino Severino, elle ne remporte pas de titre WTA durant sa carrière. Une fois celle-ci terminée, elle se reconvertit dans une académie qu'elle fonde avec son entraîneur.

Après un diagnostic de cholangite sclérosante primitive à l'âge de 19 ans, elle annonce en 2014 être atteinte d'un cancer du foie dont elle meurt le 4 mai 2014.

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Balthus

 Balthus, pseudonyme de Balthasar Kłossowski (le titre de comte de Rola qui est quelquefois ajouté à son nom est sans fondement),

Peintre français (Paris 1908-Rossinière, canton de Vaud, 2001), frère de l'écrivain Pierre Klossowski.

Sa grande culture, et notamment sa fréquentation d'œuvres d'artistes qui vont de Fra Angelico et de Piero della Francesca à Courbet et à Cézanne, marque son art raffiné et savant, élaboré en dehors des modes. D'une figuration qui évoque le réalisme fantastique de la Neue Sachlichkeit allemande et le surréalisme, ses œuvres (fillettes et scènes d'intérieur [la Chambre turque, 1963-1966, musée national d'Art moderne], paysages, portraits…) baignent dans une étrange atmosphère de rêve ou de cauchemar mêlés d'érotisme ; le dessin est précis et délicat, associé à des tons retenus et souvent pâles. Balthus a dirigé, de 1961 à 1976, l'Académie de France à Rome (villa Médicis).

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balzac

Nationalité : France
Né(e) à : Tours , le 20/05/1799
Mort(e) à : Paris , le 18/08/1850
Biographie :

Honoré de Balzac, né Honoré Balzac est un écrivain français.

Romancier, dramaturge, critique littéraire, critique d'art, essayiste, journaliste et imprimeur, il a laissé l'une des plus imposantes œuvres romanesques de la littérature française, avec 93 romans et nouvelles parus de 1829 à 1855, réunis sous le titre "La Comédie humaine". À cela s'ajoutent "Les Cent Contes drolatiques", ainsi que des romans de jeunesse publiés sous des pseudonymes et quelque vingt-cinq œuvres ébauchées.

Il est un maître du roman français, dont il a abordé plusieurs genres : le roman historique et politique, avec "Les Chouans", le roman philosophique avec "Le Chef-d'œuvre inconnu", le roman fantastique avec "La Peau de chagrin" ou encore le roman poétique avec "Le Lys dans la vallée". Mais ses romans réalistes et psychologiques les plus célèbres, tels "Le Père Goriot", "Eugénie Grandet" ou "Illusions Perdues", lui ont valu une qualification réductrice d' «auteur réaliste», qui ignore son aspect visionnaire et la puissance de son imagination créatrice.

Comme il l'explique dans son Avant-Propos à la La Comédie humaine, il a pour projet d'identifier les «Espèces sociales» de son époque, tout comme Buffon avait identifié les espèces zoologiques. Ayant découvert par ses lectures de Walter Scott que le roman pouvait atteindre à une «valeur philosophique», il veut explorer les différentes classes sociales et les individus qui les composent, afin «d'écrire l’histoire oubliée par tant d’historiens, celle des mœurs» et «faire concurrence à l'état civil».

À côté d'une aristocratie qu'il admire, l'auteur décrit la montée de la bourgeoisie et la puissance de l'Argent. Intéressé par les êtres qui ont un destin, il crée des personnages plus grands que nature, au point qu'on a pu dire que, dans ses romans, «chacun, même les portières, a du génie». Certains de ses personnages sont tellement vivants qu'ils sont devenus des archétypes, tels Rastignac, le jeune provincial ambitieux, Grandet, l'avare tyran domestique, ou le père Goriot, icône de la paternité. Il accorde une place importante aux financiers et aux notaires, mais aussi au personnage de Vautrin, le hors-la-loi aux identités multiples.
Son œuvre compte une énorme proportion de courtisanes et de grisettes, à côté de femmes admirables et angéliques. L'importance qu'il accorde à celles-ci et à leur psychologie lui a valu très tôt un lectorat féminin enthousiaste.

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Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké (1853-19 juillet 1927) est un théologien musulman, marabout issu d'une lignée de marabouts. Il est né à Mbacké, une ville fondée par son arrière-grand-père dans le royaume de Baol.

Cheikh Aḥmad ibn Muḥammad ibn Ḥabīb Allāh, aussi appelé Khadimou Rassoul, deviendra l’une des figures les plus importantes de l'Islam de la région et fondera la confrérie des Mourides. Ses compatriotes l’appellent affectueusement Cheikh Ahmadou Bamba.

Fils de marabout de la confrérie de Xaadir (Qadiriyya) – la plus ancienne du Sénégal –, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké était un musulman ascétique et mystique qui écrivait sur la méditation, les rituels, les études coraniques et fabriquait des amulettes porte-bonheur pour ses adeptes. Bien que ne supportant pas la conquête française, il ne participa pas à la guérilla que menaient les plus célèbres marabouts tidjanes. Il prêche cependant avec succès la paix et promet le paradis à ses disciples. Il fonde la ville de Touba en 1887. Étant parvenu à convertir plusieurs rois de la région et pouvant mobiliser de très nombreux disciples, il est accusé par l'administration coloniale française de préparer une guerre sainte. Aussi, il est exilé en 1895 au Gabon. Il est libéré en 1902 et retourne à Dakar en 1902, après 7 ans et 9 mois d’exil dans la forêt équatoriale, puis est envoyé en Mauritanie entre 1903 et 1907. De ses exils, de nombreuses légendes sont nées.

Après 1910, les autorités françaises réalisent que Bamba ne désirait pas la guerre, ainsi puisque la doctrine de Bamba les servait, elles décident de collaborer avec lui. Bamba refusa la Légion d'honneur. Son mouvement prit de l'ampleur en 1926 quand la construction de la Grande Mosquée de Touba, où il est inhumé, commença. Son tombeau est un lieu de pèlerinage. Après sa mort la confrérie des Mourides fut dirigée, avec une absolue autorité sur ses disciples, par ses héritiers.

Ahmadou Bamba est révéré par ses fidèles comme un saint, ce qui est peu orthodoxe pour des sunnites. Il reste une seule photo de Ahmadou Bamba. Cette image est reproduite en peinture sur les murs, les bus, les taxis, etc. partout au Sénégal.

Chaque année plusieurs centaines de milliers de ses disciples effectuent en commémoration de son départ en exil au Gabon un pèlerinage dans la ville sainte de Touba. Ce pèlerinage, organisé les 18 du mois lunaire de Safar et communément appelé Grand Magal de Touba, est l'occasion d'une fervente communion pour les pélerins qui le considèrent comme le jour de leur salut.

Appelant les hommes à se tourner vers Dieu, prêchant la non violence, la quête du savoir utile, le travail, le courage pacifique, la détermination et la foi en Dieu. Il déclarait : "Je ne crains que DIEU, je porte mes espoirs en DIEU, rien ne me suffit si ce n’est la religion et la science."

le Cheikh fut l’objet de plusieurs épreuves parmi lesquelles, celle du lion affamé du jardin zoologique de Sor. " Ce jour, il fut enfermé avec un lion qui se montra aussi docile qu’un mouton. " Le Cheikh paisible et sage, déclarait toujours : " Jamais je ne porterai préjudice à qui que ce soit. " Enfermé dans un cachot, le Cheikh récite les sourates de la vache et de la famille d’Imrane.
Le père des historiens et poètes de la confrérie des Mourides Serigne Moussa Ka nous raconte : " Ce jour, le Cheikh eu une vision de sa mère Sokhna Diarra qui l’exhorta à continuer à servir Dieu et son Prophète. Une nuit de vendredi, ses ennemis l’enfermèrent dans une cellule obscure où étaient plantés des poignards et des pointes. " Envoyé par son Seigneur, l’Ange Gabriel protégea Cheikh Ahmadou Bamba qui ne fut pas blessé. Il fut conduit dans une ruelle où un taureau dressé à tuer fut lancé contre lui. A sa première charge, il tomba raide, mort devant le Cheikh grâce à l’assistance de l’Ange Gabriel. A bord du navire, au moment de faire ses ablutions pour la prière de midi (Zuhr), une dame se présente devant lui avec la ferme intention de l'en empêcher. C'est alors qu'intervinrent les anges. Ils portèrent le Cheikh à la surface de l'eau où il fit, dans la paix et la tranquillité sa prière. Au Congo, le Cheikh connut toutes les difficultés. Il fut jeté dans le feu par des mercenaires voulant faire leur propre loi, mais les flammes épargnèrent le serviteur du Prophète. " Ce jour il fut précipité dans un feu par ses ennemis enterré à l’image du Prophète Abraham, le père du monothéisme. "

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Érick Bamy, né le 30 novembre 1949 à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, et mort le 27 novembre 2014 au centre hospitalier de Lille, est un chanteur français. Il est également connu pour avoir été choriste et coordinateur artistique de Johnny Hallyday.

Né à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe en 1949, Érick Bamy arrive en métropole à Monthléry en 1953.

À partir de 1967 il est la voix d'un groupe de rhythm'n'blues, les Frogheaters. Le groupe se sépare en 1972.

Il fait une apparition dans le film de et avec Jacques Brel : Le Far West, en 1973, sans être crédité au générique. Sa soeur, Maddly Bamy, est alors la compagne de Jacques Brel jusqu'à la mort de celui-ci en 1978.

En 1975, Il est engagé par Lee Hallyday comme choriste de Johnny Hallyday, pour lequel il compose également quelques chansons. Sachant rendre son timbre de voix proche de celui d'Hallyday, il réalise régulièrement les balances avant les concerts. Au début des années 90, il est aussi souvent coordinateur artiste du chanteur. Leur collaboration s'achève en août 2000, au terme d'une énième tournée.

Érick Bamy se consacre alors exclusivement à sa propre carrière et enregistre plusieurs disques.

En novembre 2010, il participe à l'émission La France a un incroyable talent.

En 2012, il forme avec Vigon (The Voice 2012) et Jay (leader des Poetic Lover) le trio soul Vigon Bamy Jay dont le premier album Les Soul Men est disque d'or puis, rapidement disque de platine.

Il meurt le 27 novembre 2014 au centre hospitalier de Lille des suites d'un cancer foudroyant du pancréas , trois jours avant son soixante-cinquième anniversaire.

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Pratyusha Banerjee (né le 10 août 1991 et morte le 1er avril 2016) était une actrice de télévision indienne. Elle était apparue dans de nombreuses émissions de télévision et a gagné de nombreuses récompenses, notamment un Pétale d'Or (Golden Petal Award). Outre les émissions de télévision, Banerjee était apparu dans de nombreuses émissions de téléréalité.

Pratyusha Banerjee est morte le vendredi 1er avril 2014 à l'âge de 24 ans. Elle se serait suicidée et a été retrouvée pendue dans son appartement de Bombay (Inde). Elle a été retrouvée suspendue à un ventilateur de plafond et a été conduite trop tard à l'hôpital. Au 3 avril 2016, la police enquête toujours pour savoir pourquoi la jeune femme aurait commis un tel geste.

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donatas-banionis-05 Donatas Banionis, né le 28 avril 1924 à Kaunas, en Lituanie, et mort le 4 septembre 2014 (à 90 ans) à Vilnius, en Lituanie, est un acteur lituanien et soviétique. Il est surtout connu en Occident pour son interprétation de Kris Kelvin, le personnage principal du film Solaris (1972) d'Andreï Tarkovski.

Donatas Banionis entame sa carrière cinématographique en jouant dans des films en lituanien, avant de jouer principalement dans des films en langue russe. Il a également joué hors d'Union soviétique. Il tient notamment le rôle-titre dans la coproduction soviético-est-allemande Goya - oder Der arge Weg der Erkenntnis (en) (1971), dirigé par Konrad Wolf, et puis celui du grand compositeur allemand dans la production Deutsche Film AG (DEFA) Beethoven - Tage aus einem Leben en 1976. Banionis aura joué dans sa carrière dans plus de 70 films.

Il est également un acteur populaire au théâtre dramatique de Panevėžys où il joue depuis l'âge de 17 ans et où son premier professeur est Juozas Miltinis (en). Il apparaît aussi sur la scène du Théâtre national dramatique lituanien (en) à Vilnius.

Il meurt en 2014 dans un hôpital de Vilnius d'une attaque cérébrale.

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 Bankroll Fresh, de son vrai nom Trentavious White (né en 1988 et mort le 4 mars 2016) était un rappeur américain originaire d'Atlanta et protégé du rappeur 2 Chainz.

Bankroll Fresh est mort le vendredi 4 mars 2016 lors d'une fusillade survenue à l'intérieur et l'extérieur d'un studio d'enregistrement. Il est décédé à la suite de ses blessures par balles, à l'âge de 28 ans.

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 Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Dunfermline , le 16/02/1954
Mort(e) le : 09/06/2013
Biographie :

Iain Menzies Banks est un écrivain écossais.

Il a étudié l'anglais et la Philosophie à l'Université de Stirling en Écosse.

Iain Banks, qui a publié une douzaine d’œuvres de science-fiction qu'il signait Iain M. Banks et autant de littérature traditionnelle, avait connu le succès dès la sortie de son premier livre en 1984, "The Wasp Factory" ("Le seigneur des guêpes").

La sortie de son dernier roman, "The Quarry", est prévue le 20 juin 2013.

Banks y fait preuve d'une connaissance approfondie de l'histoire des mouvements politiques de gauche dans ses écrits.

À la fin de l'année 2004, il était l'un des membres les plus en vue d'un groupe de politiciens et de personnalités médiatiques qui ont mené campagne pour une démission de Tony Blair après l'invasion de l'Iraq en 2003. En signe de protestation, il a coupé en deux son passeport avant de le poster au 10 Downing Street.

Il a signé la Déclaration de Calton Hill qui appelait à l'indépendance de l'Écosse.

Il est décédé des suites d'un cancer de la vésicule biliaire le 9 juin 2013. 

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John Banner

John Banner (28 janvier 1910 - 28 janvier 1973) est un acteur autrichien. Il est connu pour le rôle du Sergent Schultz dans la série télévisée Papa Schultz.

Né à Vienne dans une famille d'origine juive, John Banner passa un certain temps dans un camp de concentration et fut libéré, avant que la solution finale ne soit mise en place par le régime nazi.

John Banner joua le rôle du sergent Schultz, sergent de la Luftwaffe, détaché à la garde de prisonniers de guerre alliés. La peur que lui inspire le front russe dans la série le rend tour à tour sourd, aveugle voire complice des actions des prisonniers de guerre.

John Banner meurt d'une hémorragie abdominale le jour de son 63e anniversaire, en 1973. Il fut enterré au cimetière Mauer de Liesing, à Vienne.

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Muriel Baptiste (11 juillet 1943, Lyon - 7 septembre 1995 (Paris XVIIIe), est une actrice française. Née Yvette Baptiste, élevée d'abord par sa tante puis dans des pensions en Angleterre et en France, elle choisit à dix ans la danse (petit rat au Châtelet), mais un accident de ski à l'âge de 13 ans remet en cause cette vocation. Elle veut devenir journaliste (elle sera engagée comme secrétaire à Paris Match). Le métier la déçoit et elle démissionne. Devenue modèle pour des photos de mode au journal "Marie Claire", elle est remarquée par un producteur italien mais le film envisagé ne se fera pas. Cette expérience l'incite à devenir comédienne.

Sa carrière commence avec la pièce de théâtre Gigi en 1964 et s'arrête inexplicablement en 1974. Elle tourne quatre films pour le cinéma dont les plus connus restent Les Sultans et les Risques du métier. Le cinéma cependant la boude. Son premier film "déclic et des claques" de Philippe Clair (64) la cantonne dans un rôle mineur, son dernier "Le mois le plus beau" (67) avec Georges Géret, Yves Rénier et Christian Marin, connaît une carrière plus que discrète. En 1971, elle joue dans le film de Michel Mitrani "La cavale" aux côtés de Juliet Berto, d'après le roman d'Albertine Sarrazin, mais aucune séquence avec elle n'est retenue pour le montage final.

Ses trois plus grands succès au théâtre sont Gigi (1964-65), Zoé de Jean Marsan (1971) et Tchao avec Pierre Brasseur (1971).

Elle a tourné plusieurs séries en vedette comme la princesse du rail en 1967, Les dernières volontés de Richard Lagrange en 1972 et Le premier juré en 1973.

Elle connaît avec le personnage dramatique de Marguerite de Bourgogne dans Les rois maudits, sous la direction de Claude Barma, son plus beau rôle en 1972.

Muriel Baptiste à participé à de nombreuses séries télévisées des années 60 comme "quelle famille" (65), "Les chevaliers du ciel" (67) ou "Maigret" (71). Elle a tourné de nombreux téléfilms: "Plainte contre X" (66), "Lucide lucile" (67), "Par mesure de silence" (67), "Le corso des tireurs" (68), et "Lancelot du lac" (70). Toutefois, "Le corso des tireurs" a été tourné en 1967, et l'on note un premier creux de la vague dans sa carrière entre la fin 1967 et la fin 1970 ("Lancelot du Lac" est programmé le 25 décembre 1970).

Elle ne trouve plus de rôles après 1974. Juste avant "Les rois maudits", elle a joué dans "La double vie de Mademoiselle de la Faille" (qui sera diffusé en 1974) et "Allo Juliette" avec Danièle Evenou. Après, elle figure au générique de "Témoignages" (73), "Le premier juré" (73), "L'affaire Bernardy de Sigoyer" (74) et son ultime rôle, un épisode de "Un curé de choc" intitulé "La mariée s'envole" (74).

Elle tente en vain de revenir au café théâtre à la rentrée 1977. Le projet n'aboutit pas.

Elle se suicide le 7 septembre 1995, oubliée totalement par les médias.

Le 23 mars 2010 décède le dernier compagnon de l'actrice, Charles Delberghe (Né en 1919). Sa veuve (tout comme le voisinage) dément la thèse du suicide de l'ancienne compagne de son mari. Elle révèle notamment que Muriel a été reçue, bien après être tombée dans l'oubli, par le roi Hassan II qui lui offrit un kaftan. Elle témoigne cependant de la détresse de Muriel, qui souffrait d'alcoolisme.

Les obsèques de Muriel eurent lieu le 27 septembre 1995 à Pantin. Le fait que la comédienne fut retrouvée morte seule à son domicile au bout de quatre jours fit que son corps fut transporté à l'institut médico-légal. Cela n'autorise pas pour autant à affirmer qu'il s'agit d'un suicide.

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Barbara barbara

 Née à Paris (France) le 09/06/1930 ; Morte à Neuilly-sur-Seine (France) le 24/11/1997

A travers son "costume" de la dame en noire, Barbara s’est construit un personnage unique et mystérieux. S’inspirant de ses expériences personnelles et de sa vie pour écrire et composer les chansons qu’elle interprète, la "dame brune" s’est beaucoup contée et confiée dans ses textes. Dans "mon enfance", "Nantes" et "L’aigle noir", elle raconte respectivement certains épisodes de sa vie : les souvenirs de l’occupation, la mort de son père, l’inceste paternel. Elle a également beaucoup donné à son public a qui elle a livré "sa plus belle histoire d’amour".

De son vrai nom, Monique Serf, Barbara naît à Paris non loin du Square des Batignoles. Elle est le deuxième enfant d’une famille qui en compte quatre. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, la famille Serf, de confession juive, est contrainte d’errer d’hôtel en hôtel pour fuir l’oppression allemande et se réfugie dans la commune de Saint-Marcelin, en Isère. A la libération, ils s’installent dans une pension du Vesinet, où la future Barbara fait la connaissance de sa voisine, professeur de chant. A son contact, elle apprend le chant, le solfège et le piano et décide de s’inscrire à l’Ecole Supérieure de Musique. Elle y obtient son premier prix de chant et commence à écrire ses premiers textes.

En 1947, elle accède au Conservatoire de Paris où elle étudie entres autres les œuvre de Debussy et Schumann. Dans le même temps, elle est mannequin-choriste dans le spectacle Violettes impériales, joué au théâtre Mogador. Classé Mezzo Soprano, elle quitte rapidement le Conservatoire pour tenter sa chance dans les cabarets parisiens, sans succès. En 1949, elle fait la rencontre des frères Prévert mais les spectacles de "La fontaine des quatre saisons" sont bouclés. Ils lui offrent malgré tout un emploi de plongeuse et Barbara voit défiler la vie artistique de tout Paris (Boris Vian, Mouloudji).

De 1950 à 1952, elle s’exile alors en Belgique. Elle y fait la rencontre d’artistes et de peintres qui vivent dans une belle maison, transformée en ateliers. Ils lui installeront un piano et elle jouera quelques soirs de la semaine devant un public majoritairement étudiant. A la suite de cette aventure, elle ouvre son propre cabaret "Le cheval blanc".  Elle monte pour la première fois sur scène accompagnée de son piano, vêtue d’un châle noir et maquillée de Kohl. Ainsi commence à se construire le personnage de la "dame en noir".

De retour à Paris, elle passe une audition pour le cabaret de "L’écluse". Sous le nom de scène "La chanteuse de minuit", elle fera les bonheurs du cabaret pendant dix années. Lors de ses tours de chant, elle interprète les chansons de Ferré, Moustaki, Brassens et teste timidement ses premières compositions "Nantes", "Chapeau bas" et l’émouvant "Dis, quand reviendras-tu?". Soixante spectateurs quotidiens viennent l’acclamer chaque jour. Elle dira d’eux qu’ils ont fait sa force et que ce sont eux qui "l’ont mené au Chapiteau de Pantin". En 1960, elle sort son premier disque chez Odéon, Barbara chante Georges Brassens et est primée pour son interprétation par l’Académie du Disque Français.

Mais c’est sa rencontre avec Louis Hazan, le directeur de Philips, qui va donner un véritable élan à sa carrière. En 1963, sur l’album Barbara chante Barbara, récompensé par le prix de l’académie Charles Cros, elle interprète pour la première fois ses compositions dont "Au bois de Saint Amand" et "Nantes". C’est le début d’une seconde carrière. Elle fait tout d’abord les premières parties de Georges Brassens et de Serges Gainsbourg avant de s’afficher en lettres lumineuses dans des salles prestigieuses. En septembre 1965, elle est la vedette de Bobino. Bouleversée par l’accueil du public qui lui lance des roses sur scène, elle lui écrit sa plus belle déclaration "Ma plus belle histoire d’amour", qui paraîtra le 7 novembre 1967 sur l’album éponyme Barbara.

Elle, qui a toujours vécu sans attache, de voyages en voyages, tournent à l’étranger. Elle se produit à Milan, à Bruxelles et au Canada. Le 22 janvier 1968, elle monte sur la scène de l’Olympia pour un récital unique. Le concert est retransmis en direct sur Europe 1. La même année, Georges Moustaki compose pour Barbara "La dame en brune". Cette chanson lie les deux artistes qui la chantent, début février 69, sur la scène de l’Olympia, pour un duo qu’ils reproduisent plusieurs soirs. Barbara est alors au sommet de son art. Pourtant, lors de son dernier soir sur cette scène mythique, elle annonce sa décision d’arrêter la scène.

Un an plus tard, elle fait son retour avec "L'aigle noir", autoportrait intimiste. Ce titre est l’un des tubes de l’été 70 mais le véritable sens de ce texte sera dévoilé bien plus tard. Parallèlement, elle se lance dans l’art dramatique avec un succès confidentiel. Pendant 30 représentations, elle joue le rôle d’une prostituée partie chercher le grand amour en Afrique dans la pièce de théatre Madame et compose la bande son de celle-ci. Elle donne également la réplique à son ami Jacques Brel dans le film Franz, réalisé par le chanteur et obtient un rôle dans L’oiseau rare de Jacques Brialy. Mais le cinéma n’est définitivement pas pour elle. C’est la chanson qui lui offre ses plus belles émotions. Au cours de la décennie, elle enregistre trois nouveaux disques, La fleur d’amour (1971), Amours incestueuses (1972), La louve (1973) et collabore ainsi avec de nouveaux artistes comme William Sheller et Catherine Lara.

C’est au cours de l’année 1973 qu’elle tombe sous le charme d’une maison à Précy en Seine-et-Marne. Barbara se décide enfin à poser ses valises dans un endroit qui lui ressemble. Elle y installe son piano, son rocking chair et peut s’adonner pendant ses insomnies à l’écriture et à la composition. Elle qui n’avait pas connu de jardin, depuis son enfance à Saint-Marcellin, s’inspire de cet endroit pour créer le titre "Précy Jardin" qui figurera en 1981 sur son album Seule. Ce titre résume peut être le mieux l’image de la chanteuse, personnage solitaire que l’on connaît peu. En effet, Derrière la diva insaisissable se cache une femme blessée par l’enfance et tourmentée par ses nuits d’insomnie. En 1974, elle tente de se suicider et est retrouvée inanimée dans sa maison de Précy.

Après cet épisode, elle, qui avait déclaré ne plus jamais refaire de scène, rompt ce serment et fait sa rentrée au "Théâtre des variétés". Puis, elle tourne au Japon, au Canada, en Belgique, en Israël, aux Pays-Bas et en Suisse. En 1981, elle fait un triomphe à Pantin. Sous un chapiteau dressé sur l’hippodrome, elle chante pendant plus d’un mois pour 100 000 spectateurs et délivre le dernier jour un nouveau titre "Pantin". C’est durant ce véritable marathon qu’elle se casse irrémédiablement la voix. Cette fragilité accroîtra l’intensité de ses futures prestations. Elle y rencontre également le comédien Gérard Depardieu. Ensemble, ils se consacrent à la création d’une comédie musicale Lily Passion, œuvre en partie autobiographique. La première a lieu le 21 janvier 1986 au Zénith de Paris. Cette comédie partage la critique et les fans.

Dans les dernières années de son existence, Barbara, qui trouvait l’inspiration dans les différentes étapes de sa vie commence à écrire sur des thèmes qui lui tiennent à cœur. Lors de son spectacle de 1987 au Chatelet, elle est l’une des premières artistes à s’engager contre le SIDA en interprétant la chanson "Sid’amour à mort". Lorsqu’elle part ensuite en tournée, elle distribue des préservatifs à la fin de ses concerts. Elle visite également régulièrement les malades et ira jusqu’à installer une ligne téléphonique chez elle pour répondre aux personnes en détresse. Barbara était une femme généreuse qui poursuivait son combat contre l’intolérance hors caméra.

En 1990, elle commence une série de concerts au théâtre de Mogador à Paris. Mais ses derniers adieux à la scène se feront trois ans plus tard au Châtelet. Elle retrouve sa voix d’antan mais sa santé fragile l’oblige à écourter les représentations. Son dernier album paraît en 1996 et s’intitule sobrement Barbara 96. Le succès critique et public est unanime mais les problèmes respiratoires de la "dame en noir" la contraignent à se retirer dans sa maison de Précy. Elle se consacre à ses mémoires qui resteront inachevées et à des engagements qui lui tiennent à cœur. Elle donne les droit à vie de sa chanson "Le couloir" à l’association Act Up et se rend régulièrement dans les prisons soutenir les détenus. Le 24 novembre 1997, elle est hospitalisée et décède le lendemain d’une pneumonie.

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Barbe Noire

Né à Bristol (Royaume-Uni) en 1680 ; Mort à Île d'Ocracoke (États-Unis) le 22/11/1718

Barbe Noire est un pirate anglais qui a notamment oeuvré aux Antilles et dans les colonies britanniques des États-Unis. Commandant du Queen Anne's Revenge, il est réputé pour avoir organisé le blocus de Charleston.

Edward Teach, alias Barbe Noire, est né vers 1680 à Bristol en Angleterre, un port de commerce international très important à cette époque. Les jeunes années d'Edward ne sont pas clairement établies, mais sachant lire et écrire, il est possible de supposer qu'il est issu d'une riche famille. Il se serait rendu dans les Caraïbes dès la fin du XVIIe siècle et y serait devenu corsaire. Et le jeune homme s'engage sur le navire du pirate Benjamin Hornigold en 1716 avant d'arriver aux commandes de son propre bateau, le Queen Anne's Revenge.

Avec d'autres pirates, celui que l'on surnomme désormais Barbe Noire participe au blocus du port de Charleston et à une prise d'otages dans le but de repartir avec une rançon des résidents de la colonie anglaise de Caroline du Sud. Il l'obtient, mais s'échoue peu de temps après. Contrairement aux idées reçues, le pirate préfère négocier que se battre et partage les commandes de ses bateaux avec ses membres d'équipage. S'il accepte la grâce royale, il continue ses activités de pirate avec un plus petit bateau. Barbe Noire est alors recherché par Alexander Spotswood, gouverneur de l'État de Virginie. Au terme d'une bataille épique sur l'île d'Ocracoke, le 22 novembre 1718, Barbe Noire est tué par les marins du lieutenant de la Royal Navy, Robert Maynard.

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Marcel Christian Barbeau, né le 18 février 1925 à Montréal et mort le 2 janvier 2016, est un peintre et sculpteur québécois libertaire.

Il étudie le dessin d'ameublement à l'École du Meuble de Montréal de 1942 à 1947. Avec son professeur de dessin, le peintre Paul-Émile Borduas, il s'initie à l'art, particulièrement à l'art moderne. Ce dernier l'aide à découvrir sa vocation artistique. Entre 1944 et 1953, il fréquente l'atelier de Borduas et rencontre les jeunes artistes et intellectuels qui formeront le noyau du mouvement des Automatistes. Au cours de l'automne 1945 et de l'hiver 1946, dans son Atelier de la ruelle, il réalise avec Jean-Paul Riopelle les premières expériences d’expressionnisme abstrait au Canada, en peinture comme en sculpture. Les peintures expérimentales qu'il produit alors associent plusieurs techniques : « dripping » à la marte ou la ficelle, traces au pinceau ou au couteau, gravures au couteau dans la peinture d'abord appliquée au couteau ou au pinceau, et parfois empâtements. Certains de ces tableaux présentent une composition « all-over » qui le situe à la fine pointe de l'avant-garde esthétique de l'époque. Il poursuivra cette production jusqu’à la fin des années cinquante. Il participe alors à toutes les activités du groupe Automatiste, un mouvement artistique pluridisciplinaire à résonances sociales inspiré du surréalisme, et il signe un manifeste, Refus global, publié le 8 août 1948.

En 1952, à la suite de l'échec de son premier mariage, il entreprend une vie de nomade qui le conduira partout dans le monde.

D'abord peintre et sculpteur, Marcel Barbeau s'est aussi intéressé à l'estampe, au dessin, au collage, à la photographie et à la performance. Il a produit des dessins, des peintures et des sculptures de très grands formats et il a réalisé plusieurs œuvres d'art public. Constamment à la recherche de formes nouvelles et de nouveaux modes d'expression, curieux des découvertes scientifiques comme de l’évolution de la création en poésie, en danse, en musique et en théâtre, il a exploré la transdisciplinarité en empruntant des problématiques ou des éléments propres à ces disciplines. Il fut ainsi conduit à s'associer à des musiciens, des danseurs et des acteurs à l'occasion d'événements de création interdisciplinaire, surtout entre 1972 et 1980 et plus récemment 1999-2006.

À la fois épurée et expressive, l'œuvre de Marcel Barbeau appartient à l'univers baroque. Au cours des années 1950, elle a évolué rapidement d'un art gestuel débridé à un art construit dépouillé, qui conservait pourtant dans son approche intuitive et dans les formes irrégulières habitant ses constructions asymétriques aux équilibres précaires, l'esprit libertaire de l'automatisme de sa jeunesse. Même les illusions cinétiques des peintures Op Art qu'il produisit dans les années 1960 à Paris (1962-1964), puis à New York (1964-1968) s'écartent de l'esprit scientiste qui animait ses confrères, tenant de l'art concret et du néoplasticisme, avec lesquels il exposait alors.

Son œuvre témoigne ainsi d'une double vision apollinienne et dionysiaque, selon les termes de Carolle Gagnon, coauteure avec Ninon Gauthier de la monographie qui lui est consacrée Marcel Barbeau : Le regard en fugue, CECA, Montréal, (1990), et Cercle d'Art, Paris (1994). C'est que, explique Charles Delloye dans la préface de ce livre d'art : « L'option fondamentale qui sous-tend et enveloppe toute l'activité créatrice de Marcel Barbeau est une impulsion réitérée de « passage à la limite ». Et le philosophe ajoute : « … ce qui compte pour lui… c'est d'attester, dans sa marginalité latérale englobante, le principe créateur initial absolu, le pouvoir instaurateur originaire pur de l'apparaître pictural, dans son irréductibilité à toute formulation, qu'il promeut ou est susceptible d'établir. »

Les œuvres de Marcel Barbeau ont été exposées au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Afrique du Nord. Elles ont été commentées dans des articles, des catalogues, des dictionnaires biographiques, des livres d'art et des travaux universitaires, dont la thèse de doctorat de Ninon Gauthier Marcel Barbeau échos et métamorphoses, soutenue à l'Université de Paris IV-Sorbonne en 2004. Elles ont également fait l'objet de vidéos et de films d'art, dont Barbeau libre comme l’art, portrait filmé de sa fille la cinéaste Manon Barbeau, produit par l’ONF (Office national du film du Canada) et InformAction en l’an 2000.

Marcel Barbeau est mort le samedi 2 janvier 2016 à l’âge de 90 ans.

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Arudj Reïs (turc : Oruç Reis) (1474, Mételin - 1518) dit Baba-Oruç (turc : baba, père prononcé baba-oroutch) qui par déformation donna Barberousse.

Avec son frère Elias il faisait le commerce des poteries fabriquées par leur père potier dans l'île de Lesbos à Mételin. Un jour leur navire est arraisonné par des pirates. Quelque temps après Arudj et son frère partirent en expédition pour se venger. L'affaire tourna mal, Elias fut tué, Arudj fait prisonnier et emmené à Rhodes pour y être vendu comme esclave.
Devenu rameur sur une galère des chevaliers de l’ordre de Saint-Jean, il parvint à s'échapper et à se faire engager sur un navire à destination de l'Égypte.
Le sultan mamelouk le chargea de diriger une flotte pour chercher du bois de construction en Anatolie. Sa flotte fut détruite par des corsaires génois.
Il parvint à regagner la côte à la nage. Son tempérament attira l'attention de Korkhoud, frère de Selim Ier qui gouvernait la Caramanie. En récompense de son courage il se vit confier le commandement d'un trois-mats armé. Il s’installa à Djerba et de là il mena la course contre les bateaux chrétiens et passa des milliers de Morisques d’Espagne en Afrique.

En 1512, Arudj, en compagnie de son frère cadet Khayr ad-Dîn, essaya en vain de s'emparer de Bougie (Béjaïa), occupée par les Espagnols. Là, une décharge de mousquet lui arracha un bras. Plus tard il porta une prothèse en argent.

En 1514, Arudj repartit en expédition contre Djijelli (Jijel), avec son frère. La ville fut prise, il décida d'essayer à nouveau de prendre Bougie. Ce fut un autre échec.

En 1516, Arudj est appelé par le cheikh Salim at-Tûmi sollicité par les habitants d'Alger pour les libérer des Espagnols. Arudj occupa d’abord Cherchell avant de se rendre maître d'Alger. Il fit ainsi de la ville une redoutable base de corsaires qui allait résister pendant plus de trois siècles. Mais la forteresse espagnole du Peñon menaçait toujours la ville. Un complot contre Arudj était en train de se monter, Aroudj y coupa court en faisant étrangler le cheikh Salim. Alger avait trouvé son maître.

Une expédition espagnole en septembre 1516 tourna au désastre pour les Espagnols. Arudj s’empara de Miliana, puis de Médéa et de Ténès. Les habitants de Tlemcen lui demandèrent de les délivrer de leur roi. Arudj prit la place du roi et le reste de la famille royale fut noyée sur son ordre.

Une armée espagnole s’empara d’Ishaq, frère d’Arudj qui fut tué par des Arabes. Arudj, isolé, fut assiégé dans Oran. Il tenta une fuite de nuit, il fut massacré avec son escorte (1518). Sa tête fut exposée à Oran.

Arudj avant de partir pour Tlemcen avait laissé son frère Khayr ad-Dîn pour gouverner Alger. C’est lui qui sous le nom de Barberousse créera le beylik d’Alger.

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Khizir Khayr ad-Dîn (turc : Barbaros Hızır Hayreddin Paşa) dit Barberousse, grand amiral de l'Empire ottoman, frère cadet d'Arudj Reïs, né en 1466 dans l'île de Lesbos à Mytilène, mort en 1546. Il fut avec Andrea Doria le plus grand marin de son temps.

Yacoub Reïs, potier à Mételin, a quatre fils : Arudj, Elias, Ishac et Khizir. Les deux derniers sont potiers comme leur père, Arudj est marin. Il est capturé et esclave à Rhodes. Khizir rassemble une grosse somme d'argent pour racheter son frère. Arudj parvient à s'évader et Khizir revient à son métier de potier. Par la suite, il rejoint son frère Arudj, qui déposa les Hafsides du trône de la Tunisie. En Andalousie, il ramène des musulmans fuyant les conversions de force décrétées par Isabelle la Catholique en 1499. Cela lui confère un grand prestige aux yeux des musulmans et c'est à cette période qu'il acquiert son surnom de « Barberousse ».

Khizir s'était vu confier la régence sur Alger par son frère Arudj, pendant que celui-ci était parti conquérir l'Ouest de l'Algérie. Après la défaite de son frère, les populations cherchent à se défaire de cette tutelle étrangère. Barberousse a alors l'idée de s'allier à l'Empire ottoman. Il fait allégeance au sultan Sélim Ier qui lui donne la titre de pacha et de beylerbey, avec une troupe de 2 000 hommes munis d'artillerie puis même de 4 000 volontaires ayant le statut de janissaires.

Ces renforts arrivent à point pour juguler la révolte des populations et pour parer à un nouvel assaut espagnol (1519). Cependant, il est vaincu par une armée de Hafsides : il doit céder Alger et se replier sur Djidjelli Jijel. Il revient à sa carrière de moudjahid pour reconstituer ses finances (1520-1525).

Il reprend ses conquêtes dès qu'il le peut. Il s'empare de Collo (1521) puis de Bône Annaba (1522), puis de Constantine et enfin il reprit Alger, où les Kabyles qui l'en avaient chassé s'étaient rendus impopulaires (1525). Il réprime brutalement toute tentative de soulèvement — la forteresse espagnole du Peñon menace toujours la ville.

En 1529, Barberousse entreprend le siège du Peñon. Après trois semaines de bombardement d'artillerie, le commandant Martin de Vargas, trahissant les populations d'Alger, se rend avec 25 hommes. Il périt sous les coups de bâton (27 mai 1529). Barberousse fait raser la forteresse et emploie les pierres pour construire un môle de 200m de long et 25m de large, créant ainsi le port d'Alger. La flotte turque en fait son refuge habituel dans cette partie de la Méditerranée.

En 1531 l'amiral gênois Andrea Doria, au service de l'Espagne, se fait fort de le vaincre : il essuie une défaite historique. 400 Espagnols sont tués. Barberousse poursuit la flotte espagnole en déroute et ravage au passage les côtes italiennes et la Provence.

En 1533, Barberousse est nommé pacha de la flotte ottomane par le sultan Soliman, il désigne son fils adoptif Hasan comme son successeur.

Ensuite, Barberousse cherche à punir le sultan hafside et à étendre le domaine islamique : il attaque la Tunisie. Il profite des dissensions des Hafsides pour entrer dans Tunis (août 1534). Il proclama la déchéance des Hafsides et installa une garnison à Kairouan.

Les Espagnols, aidés par les Tunisiens inquiets de ces succès, sont appelés au secours par le sultan hafside détrôné, Moulay Hassan. Ils prennent La Goulette (Halq al-Wadi, Halq el-Oued), port de Tunis (14 juillet 1535) puis Tunis même, avec l'aide des habitants que Barberousse n'avait pas massacré. Ils massacrent le tiers de la poplulation de la ville pendant trois jours, avec l'accord du roi hafside. Barberousse combat jusqu'a la dernière minute les hordes espagnoles et se replie à Bône (Annaba) où il trouve un soutien. Revenant à son activité de moudjahid, il prend Mahon (capitale de l'île de Minorque, dans l'archipel des Baléares), où il fait 6 000 prisonniers et un énorme butin (1536).

Le sultan Soliman l'appelle à Constantinople pour diriger les opérations contre Charles Quint. Il y reste jusqu'à sa mort en 1546. En 1537, une expédition victorieuse de Barberousse enleva les Cyclades aux Vénitiens et les donna à l'Empire Ottoman.

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Armand Barbès

Né à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe, France) le 18/09/1809 ; Mort à La Haye (Pays-Bas) le 26/06/1870

Né en Guadeloupe, Armand Barbès profite de l'héritage de son père pour s'installer à Paris dès 1830. Il ne tarde pas alors à rejoindre l'opposition républicaine contre la monarchie de Juillet. Les journées d'avril 1834 auxquelles il participe lui valent d'être emprisonné. Plus tard, il s'allie à Blanqui et Martin-Bernard pour mettre en place l'insurrection du 12 mai 1839. Il est tout d'abord condamné à mort, puis à la prison à vie grâce au soutien de personnages influents (dont Victor Hugo). Toutefois, la révolution de 1848 lui permet de recouvrer la liberté. Il reprend alors ses activités politiques jusqu'à une nouvelle condamnation à perpétuité pour avoir participé à la journée du 15 mai 1848. Il refuse la grâce de Napoléon III en 1854 mais est malgré tout contraint de quitter la prison de Belle-Île-en-Mer. Armand Barbès passe les derniers jours de sa vie en exil volontaire puis s'éteint en 1870.

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Klaus Barbie

Né à Bad Godesberg (Allemagne) le 25/10/1913 ; Mort à Lyon (France) le 25/09/1991

Né à Bad Godesberg en Allemagne en 1913, Nikolaus Barbie est, pendant la Seconde Guerre mondiale, le chef de la police de sureté allemande, ou Gestapo, de 1942 à 1944.

Intégrant la SS en 1935, il commence sa carrière à Berlin dans les services de sécurité du parti nazi qui deviendront les services de renseignement du Reich en 1938. En 1940, devenu officier au sein de la SS, il est envoyé aux Pays-Bas afin de préparer l'invasion de l'Angleterre, qui n'aura jamais lieu. Dans un second temps, il est chargé de traquer juifs, francs-maçons et émigrés allemands, mission pour laquelle son investissement le fait remarquer par ses officiers supérieurs. Nommé chef de la sécurité à Gex au printemps 1942, il est fait chef de la Gestapo lyonnaise en février 1943. Sous sa direction, la police secrète allemande arrête et déporte de nombreux juifs et résistants, dont Jean Moulin en juin 1943. Réputé pour sa propension à user de la torture, il se voit surnommé le "boucher de Lyon".

Après la libération, Klaus Barbie parvient à fuir la France et à rejoindre l'Allemagne. Après la défaite allemande et l'armistice de 1945, sous de fausses identités, il se fait discret et est enrôlé en 1947 par le contre-espionnage américain. Recherché en France et en Allemagne, il parvient en 1951, avec l'appui des États-Unis, à quitter l'Europe pour l'Amérique du Sud. Il s'installe, sous le nom de Klaus Altmann en Bolivie en 1957, où il est protégé par le gouvernement jusqu'au début des années 1980. Extradé vers la France en 1983, il est condamné, après un procès retentissant, à la réclusion criminelle à perpétuité pour crimes contre l'humanité. Il meurt en prison à Lyon en 1991.

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Christian Barbier, né le 28 juin 1924 à Courcelles en Belgique et mort le 3 novembre 2009 à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence), est un acteur français de cinéma et de télévision.

Au début de sa carrière — commencée au théâtre sur les scènes belges — il passe en France et s'y spécialise, de 1964 à 1997, dans le drame plutôt que la comédie. Au cinéma, il occupe quelques premiers rôles mais se distingue surtout dans des rôles auxiliaires mettant en scène des personnages de registre plus restreint. On se souvient en particulier de sa prestation de premier ordre dans L'Armée des ombres de Jean-Pierre Melville, en 1969.

Apparu dans un certain nombre de feuilletons et téléfilms de la fin des années 1960 au début des années 1980, Christian Barbier acquiert une certaine notoriété grâce au personnage de Joseph Durtol, héros borné et orgueilleux de L'Homme du Picardie, feuilleton mythique de la télévision française. Christian Barbier est mort des suites d'une longue maladie.

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 Fedora Barbieri (Trieste, le 4 juin 1920 - Florence, le 4 mars 2003) était une mezzo-soprano italienne, l'une des grandes carrières lyriques italiennes de l'après-guerre (1939-45).

Fedora Barbieri étudie dans sa ville natale avec Federico Bugamelli et Luigi Toffolo, puis à Milan avec Giulia Tess. Elle débute à Florence en 1940, en Fidalma dans Il matrimonio segreto de Domenico Cimarosa, puis l'année suivante à Rome, dans Il ritorno d'Ulisse in patria de Monteverdi, et à La Scala de Milan en 1943, en Meg Page dans Falstaff.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle se produit en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas, et une fois la guerre finie, entame une carrière internationale, paraissant sur toutes les grandes scènes lyriques (Londres, Paris, Vienne, Salzbourg, Barcelone, Lisbonne, New York, Chicago, San Francisco, Buenos Aires, etc), où elle brille dans le répertoire italien, notamment les rôles de Leonora, Azucena, Eboli, Amneris, Laura, Mistress Quickly, Princesse de Bouillon, mais aussi Orfeo, Carmen, etc.

La Barbieri possèdait une voix sombre et puissante et une imposante présence scénique, elle jouit d'une longue carrière, se tournant peu à peu vers les rôles de soutien tels Giovanna, Mamma Lucia, La Madelon, etc, chantant jusque dans les années 1990.

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 Leandro Barbieri dit Gato Barbieri, né à Rosario en Argentine le 28 novembre 1932 et mort le 2 avril 2016 à New York, est un saxophoniste ténor argentin. Il est considéré comme le pionnier du latin jazz.

Gato Barbieri est mort à New York le samedi 2 avril 2016, à l'âge de 83 ans, des suites d'une pneumonie.

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henriHenri Barbusse

Né à Asnières-sur-Seine (France) le 17/05/1873 ; Mort à Moscou (Russie) le 30/08/1935

Henri Barbusse naît dans un petit hameau près d'Alès, en 1873. Après avoir remporté un concours de poésie organisé par "L'Echo de Paris", il est embauché par ce journal comme journaliste. Il travaillera également pour "Le Matin".

À 22 ans, il publie son premier recueil de poèmes, "Pleureuses". Il écrit ensuite un roman, "L'enfer", qui paraît en 1908. Henri Barbusse a 41 ans lorsqu'éclate la Première Guerre mondiale. Malgré des soucis de santé, il s'engage volontairement dans l'infanterie. Il relatera son expérience au coeur de la tourmente, sur les premières lignes du front, dans son oeuvre la plus célèbre, "Le feu". Paru en 1916, ce roman remporte le prix Goncourt, et vaudra à Henri Barbusse le surnom de "Zola des tranchées". "Le feu" frappe par le réalisme de ses descriptions, qui révèlent l'horreur de la guerre et la misère quotidienne dans les tranchées.

Henri Barbusse écrira d'autres oeuvres consacrées à la guerre, comme "Carnets de guerre" et "Paroles d'un combattant". Ses ouvrages suivants, "Le couteau entre les dents" et "Voici ce qu'on a fait de la Géorgie", évoquent la Révolution russe. Henri Barbusse adhère lui-même au Parti communiste français en 1923. Il a pour ambition de créer une "littérature prolétarienne". Lors de l'arrivée au pouvoir d'Hitler, il fonde avec Romain Rolland un mouvement pacifiste d'opposition, rejoint par Albert Camus. Toujours intéressé par la politique russe, il écrit une biographie de Joseph Staline, et effectue de nombreux voyages en URSS. Il décède en 1935, lors d'un séjour à Moscou. Sa dépouille se trouve au Père-Lachaise.

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 Eddie Barclay

Né à Paris (France) le 26/01/1921 ; Mort à Boulogne-Billancourt (France) le 13/05/2005

Eddie Barclay est un producteur de musique français. Fondateur du label Barclay, il lance au début des années 1950 les disques microsillons en France, et produit les plus grands noms de la chanson française et internationale.

Né en 1921 à Paris, le jeune Édouard Ruault s'intéresse plus à la musique qu'aux études. Il devient pianiste dans les bars, et dirige un groupe de jazz. Il organise également des soirées clandestines pendant l'occupation allemande. Au sortir de la guerre, il se fait appeler Eddie Barclay, et ouvre une discothèque dans la capitale. Il y rencontre et joue avec de grandes stars du jazz et de la chanson. En 1949, il crée le label Blue Star, puis deux ans plus tard, la Compagnie phonographie française avant de s'associer avec Mercury Records. Après "Jazz Magazine", il fonde Barclay Records, réunissant ses diverses créations pour devenir le plus grand label français.

Parallèlement à l'organisation de fêtes monumentales, à ses nombreuses conquêtes féminines et au lancement de stars à l'image de Dalida, Brigitte Bardot, Charles Aznavour ou Henri Salvador, Eddie Barclay ramène des États-Unis le disque microsillon, dit à 33 tours ou à 45 tours. Il compose également quelques bandes originales de films dans les années 1950 et 1960. Après d'innombrables succès, celui que l'on surnomme l'empereur du microsillon prend sa retraite à Saint-Tropez, multipliant les fameuses soirées blanches devenues sa marque de fabrique, ainsi que les mariages. Il s'éteint à l'âge de 84 ans, en mai 2005, dans un hôpital de Boulogne-Billancourt.

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bardet Marie-Thérèse Jégat (épouse Bardet), née le 2 juin 1898 à Lorient (Morbihan) et morte le 8 juin 2012 à Pontchâteau (Loire-Atlantique), à l'âge de 114 ans et 6 jours, fut la doyenne des Bretons, des Français et des Européens du 1er janvier au 8 juin 2012.

Elle est née en 1898 à Lorient. Veuve depuis 1951, elle vit d'abord chez son fils avant de devenir, en 1982, pensionnaire de la maison de retraite du Traict à Saint-Nazaire. À partir de 1990 et jusqu'à son décès, elle réside à la maison de retraite de la Châtaigneraie à Pontchâteau (Loire-Atlantique). Elle décède le 8 juin 2012.

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media

 Nadia Barentin, née en 1936 et morte le 22 mars 2011, est une comédienne française.

Au théâtre, elle a travaillé avec des metteurs en scène importants (Rouleau, Mercure, Langhoff...), interprété des grands auteurs (Brecht, Grumberg, Obaldia, Aymé...) et a souvent défendu des auteurs contemporains comme Roland Dubillard, Robert Pinget (avec Jacques Seiler), Mehdi Charef ou Philippe Minyana.

Son talent a été reconnu par le Syndicat de la critique dramatique qui lui a décerné en 1979 le prix de la meilleure comédienne, pour son interprétation dans La Maison des cœurs brisés de George Bernard Shaw et Autour de Morin de Robert Pinget.

Au cinéma, elle a souvent tourné avec des membres de l'équipe du Splendid (Balasko, Clavier, Blanc, Jugnot). Elle a également participé à de nombreux téléfilms et séries pour la télévision. Le grand public la connaît sous les traits de la Mère Supérieure dans la série Louis la Brocante.

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 homme politique (Tarbes 1755 - id. 1841).

Bertrand Barère de Vieuzac incarne une capacité politique peu répandue pendant la Révolution : celle de durer malgré l'exposition au plus vif du pouvoir.

Ses biographes ont hésité entre deux qualifications : « géant de la Révolution » ou « habile rhéteur ». Comment peut-on devenir le porte-parole du Comité de salut public, être désavoué par Robespierre le 8 thermidor an II (26 juillet 1794), être thermidorien le 10, mais accusé en ventôse an III (mars 1795) ? Cette vie politique adhère au processus révolutionnaire dans ses multiples reformulations. Est-ce pour autant que la tactique s'oppose à la conviction ?

• Élu député du tiers de Bigorre à 34 ans, ce fils de procureur, avocat au parlement, dispose en 1789 d'une assise provinciale et parisienne. Dès la réunion des États généraux, il est de tous les débats importants. Constituant actif, il fait restituer aux descendants des protestants leurs propriétés invendues, travaille à la création du département des Hautes-Pyrénées, adopte des positions radicales en faveur du séquestre des biens des émigrés et du contrôle des contributions par le seul pouvoir législatif, s'oppose au lobby colonial. Membre de la loge des Amis de la vérité, jacobin, il s'oppose à Barnave et à Sieyès. Élu par son département à la Convention, il n'accepte que par défaut le régime républicain. Il joue alors un rôle de médiateur entre montagnards et girondins, et préside le Comité de législation. Président de la Convention à partir du 29 novembre 1792, il prend parti contre l'appel au peuple, vote la mort du roi, rédige la proclamation au peuple français annonçant son exécution. S'il prononce l'appel à la « levée des 300 000 hommes », il s'oppose à la création du Tribunal révolutionnaire. Membre du Comité de salut public dès le 7 avril 1793, il prend position contre les girondins, mais aussi contre la Commune dans les événements des 31 mai et 2 juin.

• Barère devient le porte-parole du Comité de salut public parce qu'il associe impartialité, vertu morale et radicalité, la seule qualité révolutionnaire qui soit. Avant de fustiger la « légèreté académique » avec laquelle Barère parle de la guerre, Robespierre a loué les services de celui qui présente les rapports sur la confiscation des biens des individus mis hors la loi, l'établissement du gouvernement révolutionnaire, les mesures à prendre contre les étrangers, puis contre les Anglais, la mise en accusation de la reine, la langue nationale, l'assistance aux malheureux... Mais, lorsque Barère fait entrer Carnot au Comité de salut public, le 14 août 1793, ce dernier ne cesse de s'opposer à la politique sociale de Robespierre et de se heurter à Saint-Just sur la conduite de la guerre. Barère le soutient objectivement par ses récits de bataille enflammés. Ce ne sont pas des personnes qui sont en jeu mais des conceptions politiques opposées. Par pragmatisme, Carnot et Barère admettent que la guerre défensive puisse devenir une guerre de conquête, pourvu que la République française y trouve son intérêt. À l'inverse, pour Robespierre et Saint-Just, il faut mener une guerre défensive radicale contre l'ennemi anglais mais ne pas se laisser subvertir par la soif de conquête.

• Le 5 thermidor, Barère prononce un décret de réconciliation des comités, lequel divise en fait l'assemblée entre partisans de Carnot et partisans de Saint-Just. Le 7 thermidor, Barère évoque la renaissance des factions dont seraient responsables Robespierre et Saint-Just. Le 8, Robespierre accuse ses ennemis et, si Barère reste attentiste le 9, il prononce le lendemain la « Proclamation au peuple français » qui donne la version officielle du 9 Thermidor : « Le 31 mai, le peuple fit sa révolution, le 9 thermidor, la Convention nationale a fait la sienne ; la liberté applaudit également à toutes les deux. » Quelques mois plus tard, ce ténor de l'an II est l'un des quatre grands coupables condamnés à la déportation par les thermidoriens. Il s'évade et confirme son engagement jacobin par des écrits, en particulier sur les colonies et l'Angleterre, et, enfin, tente à nouveau de se faire élire dans son département.

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 auteur

 Nationalité : France
Né(e) à : Varsovie, Pologne , le 14/02/1920
Mort(e) à : Neuilly-sur-Seine , le 05/02/2009
Biographie :

Albert Barillé était un auteur, producteur, réalisateur et scénariste de télévision.

Son premier travail dans l’audiovisuel sera la production et la distribution dans les années 1950 de longs-métrage en Amérique latine. Il fonde ainsi la société de production Procidis qui existe encore aujourd’hui.

Dans les années 1960, il décide d'orienter sa société de production vers la télévision, qui lui semble être l'avenir. En 1969, il crée Colargol, série d’animation destinée aux enfants. Toujours producteur indépendant, il finança lui-même la série (devant un refus de l'ORTF), et en confia la réalisation à Tadeusz Wilkosz, animateur polonais (Film Studio Se-ma-for).

La série obtint rapidement le plus fort indice d'écoute des films pour les enfants. Le succès de Colargol fut tel que la série et surtout son personnage sont aujourd’hui entrés dans l'univers collectif de la génération des années 1970 au même titre que Nounours ou Casimir.

Par la suite il crée, toujours avec la société de production Procidis, la première série télévisée d'animation à vocation ludo-éducative : "Il était une fois... l'Homme" (1978). Celle-ci eut un grand succès dès son lancement.

Sa septième et dernière série, largement écologique, "Il était une fois... notre Terre", est diffusé à partir du 15 décembre 2008 sur Gulli puis sur France 3 à partir du 22 décembre 2008. Les séries "Il était une fois" sont également sorties en bandes dessinées.

De nombreuses récompenses ont couronné ses travaux.

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 Nationalité : France
Né(e) à : Nyons, Drôme , le 24/01/1911
Mort(e) à : Paris , le 24/11/1985
Biographie :

René Barjavel est un écrivain et journaliste français, principalement connu pour ses romans d'anticipation.

Fils du boulanger Aimé Henri Barjavel, petit fils de paysans, il perd sa mère, Marie Lydie Paget, veuve d’Émile Achard, en 1922, qui souffrait de la maladie du sommeil depuis 1919. Il fait ses études au collège de Nyons en 1922 puis à celui de Cusset dans l’Allier en tant que pensionnaire.

Après le bachot en 1927, il fait de nombreux métiers pour gagner sa vie : pion, employé de banque, conférencier. Il débute à dix-huit ans dans le journalisme au Progrès de l’Allier, à Moulins. Il publie le texte d’une de ses conférences Colette à la recherche de l’amour. Il devient en 1935 secrétaire de rédaction de la revue Le Document, puis chef de la fabrication des éditions Denoël.

Puis il devient critique cinématographique, caporal-cuistot pendant la Seconde Guerre mondiale et créateur de "L'Écho des Étudiants" à Montpellier. De retour à Paris, à la fin de 1940, il fait paraître plusieurs de ses romans, tous dans un style différent.

Il a aussi abordé dans de remarquables essais l'interrogation empirique et poétique sur l'existence de Dieu (notamment, La Faim du tigre), et le sens de l'action de l'homme sur la Nature. Il fut aussi scénariste et dialoguiste de films. On lui doit en particulier le scénario du Petit monde de Don Camillo.

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 Daundre Barnaby (né le 9 décembre 1990 et mort le 27 mars 2015) était un athlète canadien spécialiste du 400 mètres. Il est mort noyé le 27 mars 2015 lors d'un stage d'entraînement dans l'île caribéenne de Saint Christophe.

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barnett

 Charlie Barnett (23 Septembre 1954 - 16 Mars 1996) était un acteur et comédien américain.

Barnett est né à Bluefield en Virginie-Occidentale aux Etats-Unis. Il s'est d'abord fait un nom lui-même dans la fin des années 1970 et début des années 1980, en faisant des spectacles de comédie dans des parcs en plein à New York, notamment à Washington Square Park, où il a participé à des spectacles de rue avec des musiciens, joueurs de frisbee, des jongleurs et autres artistes.

En Septembre 1980, Barnett a été auditionné pour Saturday Night Live, mais le producteur Jean Doumanian, qui était prêt à l'embaucher, a finalement remplacé Barnett par Eddie Murphy.

Barnett est ensuite apparu au cinéma et la télévision dans la comédie de 1983 "DC Cab" où il a joué le rôle de Tyrone. Il avait également un rôle récurrent dans la série télévisée populaire des années 1980 "Miami Vice" où il jouait le rôle de "Lamont Noogie".

Il est également apparu dans "Def Comedy Jam". Bien que l'épisode n'a pas été diffusés à la télévision, la sortie en DVD du "Def Comedy Jam" contient un DVD supplémentaire.

Le dernier rôle de Barnetta été en 1996 dans le film "They Bite".

Il est mort en 1996 du sida.

Le Comique Dave Chappelle a reconnu Barnett comme étant l'une des ses influences.

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barnier

 Luc Barnier est un monteur français, né le 25 septembre 1954 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Il a co-réalisé, en 1978, le documentaire Les Oiseaux de nuit.

Il est un collaborateur régulier d'Olivier Assayas depuis 1982 avec le court-métrage Laissé inachevé à Tokyo. Il travaille aussi beaucoup avec Benoît Jacquot, Anne Fontaine et Gabriel Aghion. Par ailleurs, il est nommé, avec Françoise Bonnot, en 1999 au César du meilleur montage pour Place Vendôme de Nicole Garcia. En 2008, il travaille sur le montage de Bienvenue chez les Ch'tis réalisé par Dany Boon, film qui sera chaleureusement accueilli par le public, devenant le film qui réalise le plus d'entrées en France.

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 Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 29/11/1930
Mort(e) à : Cameroun , le 5/2/1987
Biographie :

Michel Baroin est un haut fonctionnaire, homme d'affaires français et Grand-maître du Grand Orient de France. Il est le père de l’homme politique François Baroin.

Docteur en droit et diplômé de l’Institut d'études politiques (Sciences-Po), il commence sa carrière professionnelle comme commissaire de police en Algérie, fonction qu'il occupera ensuite à Lille. En 1959, il est affecté aux Renseignements généraux.
Affecté à partir de 1960 à la Direction de la surveillance du territoire (DST), il devient ensuite sous-préfet à Nogent-sur-Seine dans l'Aube, puis secrétaire général de ce même département de l’Aube de 1964 à 1971. Il occupe ensuite la fonction de chef de cabinet de deux présidents de l’Assemblée nationale : Achille Peretti (le père « spirituel » de Nicolas Sarkozy) et Edgar Faure.
En 1974, il est nommé à la présidence de la GMF, puis en 1985 à celle de la FNAC, après le rachat de celle-ci par la GMF.
Parallèlement à ses activités professionnelles, il est élu grand maître du Grand Orient de France (GODF) en 1977 / 1978 et maire de Nogent-sur-Seine en 1983.
Le 5 février 1987, il est tué dans un accident d’avion en Afrique (son avion s’écrase au Cameroun peu après son décollage de Brazzaville, au Congo, où il venait de rencontrer le président congolais Denis Sassou-Nguesso). Selon Dominique Lorentz, cet accident est à relier à une campagne d'attentats de l'Iran motivée par le contentieux Eurodif
Sous le pseudonyme de Georges-Michel Hanoux, il a écrit un roman policier, Sur les roses. 

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 Nationalité : France
Né(e) à : Le Vesinet , le 08/09/1910
Mort(e) à : Paris , le 22/01/1994
Biographie :

Jean-Louis Barrault est un acteur, metteur en scène et directeur de théâtre français.

Répétiteur au collège Chaptal, il suivait, à ses heures de liberté, les cours d'Histoire de l'art de l'Ecole du Louvre, mais il espérait faire du théâtre. Charles Dullin qu'il admirait, le fit débuter à l'Atelier en 1930. Suivirent les années d'apprentissage.

Jacques Copeau le fait entrer à la Comédie-Française où il monte Phèdre en 1940, puis Les Mal-Aimés de François Mauriac et surtout, en 1943, Le Soulier de satin de Paul Claudel. Barrault ne cessera pas de travailler sur l'œuvre de cet auteur, exceptionnel dans le XXe siècle dramatique.

En 1959, André Malraux lui donne la direction de l'Odéon, rebaptisé Théâtre de France, il l'inaugure avec la création de Tête d'or de Claudel. Barrault, chef de troupe, a su s'entourer d'acteurs exceptionnels, au premier rang desquels sa femme Madeleine Renaud, Pierre Bertin, Jean Desailly...

En mai 1968, Jean-Louis Barrault ouvre le théâtre de l'Odéon aux étudiants, qui l'occuperont pendant plus d'un mois. Malraux ne le lui pardonnera pas, il devra quitter le théâtre avec sa compagnie.

Mais elle donne encore d'étonnants témoignages de sa vitalité : elle investit une salle de catch, l'Élysée Montmartre, puis va planter ses tréteaux en transformant la Gare d'Orsay en théâtre d'Orsay (l'actuel musée d'Orsay) puis au Théâtre du Rond-Point. Barrault y signe des créations originales à partir de sa lecture des grands auteurs (Rabelais, Ainsi parlait Zarathoustra, Zadig).

La carrière cinématographique de Jean-Louis Barrault s'est déroulée plus ou moins dans l'ombre de sa carrière théâtrale. Dès 1952, les tournées à l'étranger ralentissent beaucoup son activité cinématographique, mais il a interprété en 1961 le rôle principal de l'adaptation de Dr Jekyll et M. Hyde, écrite et réalisée par Jean Renoir sous le titre: le Testament du docteur Cordelier. 

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 Nationalité : France
Né(e) à : Saint-Denis, Réunion , le 12/04/1924
Mort(e) à : Paris , le 25/08/2007
Biographie :

Raymond Octave Joseph Barre est un économiste et homme politique français.

Il se retrouve d'abord au lycée Leconte de Lisle de Saint-Denis et entre ensuite à l'École de droit de la Réunion.

Mobilisé à l'âge de vingt ans, il part en 1945 pour Madagascar rejoindre son régiment d'artillerie. Il débarque à Tamatave, d'où il doit s'embarquer pour l'Indochine. Démobilisé, il prend le bateau pour Paris le 15 janvier 1946.

Logé à la Cité Internationale Universitaire jusqu'en 1950, il décroche plusieurs diplômes de l'enseignement supérieur : agrégation de droit et de sciences économiques, diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris.

Il publie en 1959 un manuel d'économie qui restera longtemps utilisé par les étudiants. Il est ensuite professeur à l'Institut d'études politiques de Paris et à la faculté de droit et de sciences économiques de Paris.

De 1959 à 1962, Raymond Barre est directeur de cabinet de Jean-Marcel Jeanneney, ministre de l'industrie. En janvier 1976, il est nommé ministre du Commerce extérieur, puis devient en août suivant Premier ministre de Valéry Giscard d'Estaing, après la démission du gouvernement de Jacques Chirac. Il fut premier ministre de la France de 1976 à 1981.

Candidat soutenu par l'UDF à l'élection présidentielle de 1988, il arrive en troisième position avec 16,54 % des suffrages. Il est par ailleurs député du Rhône de 1978 à 2002 et maire de Lyon de 1995 à 2001.

Il se retire de la vie politique en juin 2002.

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 Jordi Barre (né Georges Barre le 7 avril 1920 à Argelès-sur-Mer et mort le 16 février 2011 à Ponteilla[1]) est un auteur-compositeur-interprète français d'expression catalane.

Monté très jeune sur les planches, il chante dans les bals de village de la plaine du Roussillon puis sera tour à tour marin, typographe, chef d'atelier. Au milieu des années 1960, il rencontre le poète Estève Albert, qui l’encourage à se consacrer exclusivement à la chanson.

En 1974, il part vivre à Barcelone où il fait la connaissance des grandes figures de la Nova Cançó, courant musical proche des milieux autonomistes de la fin de l’ère franquiste. Se tenant toujours à l’écart des mouvements politiques, Jordi Barre milite par le chant pour une reconnaissance de la culture et surtout de la langue catalane et devient rapidement une institution pour le public de Catalogne du nord[2].

En 1983, il se produit à l’Olympia de Paris. Sa notoriété ne cesse de grandir, sa voix rocailleuse et profonde, son timbre grave « où courent l'eau fraîche des torrents, la rocaille des collines, le bleu de la mer et la folie de la tramontane » (Jean-Michel Collet)[3], sa tenue de scène imposante et son charisme font de ses concerts de grands moments d’émotion et d’intensité à l’égal d’un Paco Ibanez ou de Silvio Rodriguez. Dans une de ses chansons, il évoque les cloches catalanes : A tot moment toquen hores.

Il chante dans toute la France mais aussi en Espagne, au Portugal, en Angleterre et jusqu’au Japon. En 1992, il reçoit des mains de Jordi Pujol la Creu de Sant Jordi, plus haute distinction accordée par la Généralité de Catalogne.

En 2009, âgé de 89 ans, il enregistre un duo en catalan avec l’un de ses plus fervents admirateurs, le chanteur Cali[4], ainsi qu’une chanson avec le chanteur et comédien Tchéky Karyo[5]. Toujours en 2009, il accueille par la chanson Els hi fotrem, sur le podium du Castillet, l'arrivée du bouclier de Brennus à Perpignan.

Il meurt le 16 février 2011 à l'âge de 90 ans.

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maurice

 Maurice Barrès, né le 19 août 1862 à Charmes (Vosges) et mort le 4 décembre 1923 à Neuilly-sur-Seine (Seine), était un écrivain et homme politique français, figure de proue du nationalisme français.

Le premier axe de sa pensée est « le culte du Moi » : Barrès affirme que notre premier devoir est de défendre notre moi contre les Barbares, c'est-à-dire contre tout ce qui risque de l'affaiblir dans l'épanouissement de sa propre sensibilité. Le second axe est résumé par l'expression « La terre et les morts » qu'approfondissent les trois volumes du Roman de l'énergie nationale : Les Déracinés (1897), L'Appel au soldat (1900) et Leurs Figures (1902) qui témoignent de l'évolution de Maurice Barrès vers le nationalisme républicain et le traditionalisme, l'attachement aux racines, à la famille, à l'armée et à la terre natale.

Il est resté l'un des maîtres à penser de la droite nationaliste durant l'entre-deux-guerres.

La famille paternelle de Maurice Barrès est originaire d'Auvergne (sud-ouest de Saint-Flour). À la fin du XVIe siècle, une des branches de la famille s'installa plus au nord, à Blesle, dont Jean-Francis Barrès (arrière-grand-père de Maurice Barrès) fut maire et conseiller général. L'un de ses fils, Jean-Baptiste Auguste, après s'être engagé dans les vélites de la Garde impériale, prit sa retraite en 1835, à Charmes, dans le département des Vosges, où il s'était marié. De ce mariage avec une Lorraine, il eut un fils, Auguste (père de Maurice) qui lui-même épousa Mlle Luxer, dont le père fut maire de Charmes en 1870. Auguste Barrès, ancien élève de l'École centrale, fut un moment professeur, puis percepteur, avant de cesser tout travail.

Maurice Barrès naît le 19 août 1862. À l'âge de dix ans, il entre comme pensionnaire au collège de La Malgrange, près de Nancy. Il passe quatre années dans cet établissement et fait la rencontre de Stanislas de Guaita. Il gardera de cette première expérience de l'internat un souvenir douloureux. Ses camarades l'appellent « le corbeau » parce qu'il est « un petit garçon noir de cheveux, grave et isolé ».

« Il naquit dans l'Est de la France et dans un milieu où il n'y avait rien de méridional. Quand il eut dix ans, on le mit au collège où, dans une grande misère physique (sommeils écourtés, froids et humidité des récréations, nourriture grossière), il dut vivre parmi des enfants de son âge ; fâcheux milieu, car à dix ans ce sont précisément les futurs goujats qui dominent par leurs hâbleries et leur vigueur, mais celui qui sera plus tard un galant homme ou un esprit fin, à dix ans, est encore dans les brouillards. »

— Maurice Barrès, Sous l’œil des Barbares, 1888.

Il termine ses classes élémentaires et poursuit ses études à l'internat du lycée de Nancy. Il y reçoit un « enseignement qui éveille sans exciter », et passe sa vie entre les cours de morale et la lecture des lyriques modernes. En 1878, Stanislas de Guaita lui apporte en cachette les Émaux et Camées, les Fleurs du Mal et Salammbô. L'année suivante, il obtient d'être externe et partage sa chambre rue de la Ravinelle avec Stanislas de Guaita. « Toute la journée, et je pourrais dire toute la nuit, nous lisions à haute voix des poètes... En même temps que les chefs-d’œuvre, nous découvrions le tabac, le café et tout ce qui convient à la jeunesse... »

Il effectue une année de droit à la faculté de Nancy et publie son premier article dans le Journal de la Meurthe et des Vosges pour soutenir la candidature de Paul de Saint-Victor à l'Académie française. En 1882, il écrit une étude littéraire dans la Jeune France, un périodique mensuel. Ses manuscrits sont remarqués par Leconte de Lisle et Anatole France qui souhaitent le faire venir à Paris. Il retourne à Charmes au mois de juillet, puis part pour Paris en janvier 1883 pour continuer officieusement ses études en droit. Il continue d'écrire des articles pour la Jeune France mais ne trouve pas d'éditeur à son Départ pour la vie. Devant le refus des éditeurs, il décide de s'imprimer lui-même et fonde une revue : les Taches d'encre. Il assume à lui seul la rédaction des quatre numéros. Dans le premier numéro, il expose son credo esthétique et politique :

« Notre tâche sociale, à nous, jeunes hommes, c'est de reprendre la terre enlevée, de reconstituer l'idéal français qui est fait tout autant du génie protestant de Strasbourg que de la facilité brillante du Midi. Nos pères faillirent un jour : c'est une tâche d'honneur qu'ils nous laissent. Ils ont poussé si avant le domaine de la patrie dans les domaines de l'esprit que nous pouvons, s'il le faut, nous consacrer au seul souci de reconquérir les exilés. Nous dirons la France est grande et l'Allemagne aussi. Quels que soient, d'ailleurs, les instants de la politique, trois peuples guident la civilisation dans ce siècle : la France, l'Angleterre, l'Allemagne aussi. Et ce serait pour nous une perte irréparable si l'un de ces flambeaux disparaissait. Le patriotisme d'aujourd'hui ne ressemble pas plus au chauvinisme d'hier qu'au cosmopolitisme de demain. Nous avons des pères intellectuels dans tous les pays. Kant, Goethe, Hegel ont des droits sur les premiers d'entre nous. »

Ces fascicules ne sont pas un succès mais il continue à donner des articles à La Vie Moderne, la Revue Illustrée, la Revue des Lettres et des Arts, au Paris Illustré, dans les Chroniques, etc. À Paris, Maurice Barrès fréquente les cénacles littéraires. Il rencontre Paul Bourget, Charles Maurras, Leconte de Lisle, les frères Goncourt. Sursitaire pour poursuivre ses études, il est ensuite exempté du service militaire. Comme toute la jeunesse de son temps, il est très influencé par la pensée d'Hippolyte Taine et celle d'Ernest Renan, qu'il n'hésite pourtant pas à brocarder dans deux courts récits de 1888, Monsieur Taine en voyage et Huit jours chez Monsieur Renan. En janvier 1887, sa santé fragile l'amène en Italie où il écrit les pages principales de Sous l’œil des Barbares. À son retour à Paris en avril il trouve un éditeur et publie son livre à la fin de l'année 1887. Confronté au silence de la presse et à la méconnaissance de l’œuvre, Barrès repart en Italie.

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barrett

 Syd Barrett, de son vrai nom Roger Keith Barrett, né le 6 janvier 1946 à Cambridge et mort le 7 juillet 2006 à Cambridge était un musicien et peintre anglais.

Il a formé avec Richard Wright, Nicolas Mason et d'autres copains, un groupe du nom de The Archi-tectural Abdads, ensuite The Tea Set et Sigma 6. Puis avec Roger Waters, Richard Wright (dit Rick Wright) et Nicolas Mason (dit Nick Mason) il créa le groupe anglais Pink Floyd en 1965 après des études aux Beaux-Arts. Il sera mis à l'écart par les autres membres du groupe à cause de son instabilité et poursuivra une carrière solo en demi-teinte.

Il incarne un temps le mouvement psychédélique anglais : sa fraicheur d'inspiration, sa musique hantée par l'enfance (See Emily Play), son utilisation des boîtes d'écho, et plus tard son personnage proche de la schizophrénie font sensation.

Principal auteur et compositeur du premier album de Pink Floyd, ses contributions au second sont très limitées. Abusant de drogues diverses, mais surtout, initiateur des premiers tests de LSD. Arrivé en Angleterre, il crée grâce à son génie débridé une musique planante, qui sera baptisée musique psychédélique, à l'instar des premiers albums des Kinks ou des Who.

Il souhaite de même, lors des concerts du Pink Floyd, projeter des films ou autres images sur le fond de la scène et permet aussi les premières utilisations de projections de lumières laser et autres fumées (qui feront par la suite la grandeur des spectacles du Pink Floyd).

Incompris face à ses problèmes d'addiction et incapable de prendre la mesure des premiers succès du groupe, Syd glisse petit à petit dans un état second qui va pousser les autres membres du Pink Floyd, en décalage, à l'écarter du groupe. Lors des concerts, Barrett est absent, ravagé par les hallucinations dues sans doute à des prises quasi-quotidiennes de LSD qui accentuent sa schizophrénie. À plusieurs occasions, il fait scandale. Lors d'un concert, juste avant d'aller sur scène, il s'enduit les cheveux de gel mélangé à des tablettes de tranquillisants. La mixture dégouline sur son visage sous l'effet de la chaleur des spots et donne l'impression qu'il se décompose.

Dans Jugband Blues, il signe une sorte de testament où il fait référence à son éviction du groupe (And I don't care if I'm nervous with you). L'enregistrement de cette chanson est surréaliste comme c'est souvent le cas lors des dernières interventions de Syd. Il fait venir à l'improviste plusieurs musiciens de l'Armée du Salut qui se produisaient dans la rue et leur demande de jouer ce qu'ils ont envie durant l'enregistrement.

Ce sera son ami d'enfance David Gilmour qui prendra la relève, dans le groupe, dignement mais sur d'autres registres plus « straight » (au grand dam des afficionados du Pink Floyd psychédélique).

Syd enregistre un certain nombre d'albums solo dans les années qui suivent : The Madcap Laughs (1970) et Barrett (1971). David Gilmour, Roger Waters, et Rick Wright ne l'abandonnent pas et l'aident en produisant ses albums. Souvent, Syd arrive en studio sous l'emprise d'acides. Les prises sont aléatoires et Gilmour doit intervenir de temps en temps pour reprendre quelques prises inaudibles. Mais il ne retrouve pas pour autant le succès rencontré avec Pink Floyd. Le groupe lui rendra hommage en 1975 dans un album intitulé Wish You Were Here.

Les chansons de Barrett doivent beaucoup à la comptine; mais c'est sa façon de modeler la structure de la chanson par rapport à la longueur des paroles (Bike), son traitement inédit de la cassure harmonique, sa maîtrise du chaos (Apples And Oranges, qui semble toujours au bord de la décomposition mais tient bon) qui rendent son ton intriguant.

Les dernières années de sa vie, Syd Barrett vit dans la banlieue de Cambridge, s'adonne à sa passion le jardinage mais n'en demeure pas moins un mythe pour de nombreux fans. Il habite alors dans la maison de sa mère décédée et tente d'oublier sa contribution pour les Floyd, passé douloureux à ses yeux. Certains journalistes ont tenté de l'approcher, en vain. David Gilmour a affirmé que Barrett était dépressif, diabétique et qu'il évitait tout contact avec les gens qui pouvaient lui rappeler l'époque Pink Floyd.

Il restera pour certains, l'un des derniers artistes schizophrènes qui a su faire une croix sur la célébrité face à l'incompréhension du monde moderne. Pour d'autres, il est surtout le précurseur d'une musique nouvelle fortement influencée par le contexte de l'époque et les drogues. Les compositions de Barrett ont été les précurseurs de la musique dite psychédélique.

Après la «mort artistique» de Syd Barrett, les Pink Floyd s'orienteront au fur et à mesure vers un style plus épuré, en s'appuyant notamment sur le chanteur guitariste David Gilmour, en partie responsable de la mutation du groupe. Pink Floyd devient alors de plus en plus bicéphale, Gilmour et Waters remplacent dès lors Barrett qui monopolisait en effet la création artistique, la guitare et le chant.

Quelques groupes se réclament de Syd Barett notamment les TV Personnalities auteur de I know where Syd Barett lives, ou encore John Frusciante, le guitariste des Red Hot Chili Peppers qui mène en parallèle une carrière solo prolifique.

Syd Barrett est mort le 7 juillet 2006 à son domicile de Cambridge à l'âge de 60 ans, des suites de complications liées au diabète.

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Ricet+Barrier1

 Ricet Barrier

Né à Romilly-sur-Seine (France) le 25/08/1932 ; Mort à Sainte-Christine (France) le 20/05/2011

Ricet Barrier est un chanteur et acteur français né en 1932 sous le nom complet de Maurice-Pierre Barrier. Le quatuor des Frères Jacques, très connu en son temps, interprète de nombreux titres écrits par Barrier et son acolyte Bernard Lelou. Les plus célèbres sont certainement "Rendez-vous" ou "Les spermatozoïdes". Cet homme aux multiples talents a également prêté sa voix pour des doublages de dessins animés comme "Saturnin le canard" et "Barbapapa".

Barrier se destine d'abord à une carrière professionnelle dans l'enseignement, mais un revirement de situation s'opère en 1948. Si l'on en croit l'intéressé, il est dû à une sorte de révélation survenue lors de l'écoute de la chanson "Le train du nord" de Félix Leclerc À partir de là, Barrier, qui était auparavant un simple musicien amateur, se met à jouer du banjo, de la guitare et même du ukulélé. En 1955, il rencontre celui qui sera son plus fidèle comparse : Bernard Lelou. Une longue collaboration musicale unira les deux hommes jusqu'à la mort de Lelou en 1990.

Ricet Barrier se produit dans des cabarets parisiens à la fin des années 1950. Il enregistre également à cette époque son premier disque intitulé "La servante du château". En 1968, il sort le titre "Les vacanciers", qui sera incontestablement le tube de l'été. Il épouse Anne Lefébure, elle aussi chanteuse d'un groupe appelé "Les Parisiennes" en 1977. De leur union naîtra une fille unique prénommée Valérie, également devenue chanteuse par la suite. Barrier est resté actif sur scène et à la télévision presque jusqu'à sa mort : il fut emporté par le cancer en 2011.

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barrière

 Lucien Barrière est un chef d'entreprise et homme d'affaires français (né le 14 janvier 1923 à Rosières en Ardèche et mort le 17 septembre 1990 à Caen) héritier et fondateur du groupe Lucien Barrière (un des plus importants groupe de casinos, hôtels palaces, complexes touristiques de luxe et restaurants)1.

Il nait dans une modeste famille paysanne ardéchoise élevant des chèvres.

En 1962, il est choisi par son oncle François André qui n'a pas de descendant et qui se trouve à la tête de plusieurs sociétés spécialisées dans l'exploitation très prospère des casinos de Deauville, Cannes et La Baule (entre autres) et d'hôtels palaces (Normandy Barrière, Royal Barrière, Hôtel du Golf Barrière de Deauville entre autres) pour lui succéder et pour l'initier à son savoir-faire.

En 1959, il devient d'abord administrateur du groupe. Il continue à développer pendant trente ans avec succès l'empire Barrière avec la même politique que son prédécesseur : luxe, exception, perfection, élégance, raffinement, convivialité, art de vivre à la française…

Il épouse Martha Szentgyörgyi (décédée le 11 octobre 2008), une danseuse hongroise, qui a déjà une fille d'une précédente union, Diane, née en 1957, que Lucien Barrière adopte et élève comme sa propre fille. Il lui enseigne son savoir-faire, avant de la désigner à son tour comme héritière unique de son luxueux empire.

En 1962, il fonde le groupe Lucien Barrière dont il est PDG, l'une des premières sociétés françaises gérantes de casinos et d'hôtels de luxe.

En 1975, Lucien Barrière contribue financièrement à la création du Festival du cinéma américain de Deauville, aux côtés du maire de Deauville Michel d'Ornano, d'André Halimi et de Lionel Chouchan, qui en ont eu l'idée.

En 1990, il décède au CHU de Caen d’un arrêt cardiaque à l'âge de 67 ans, au cours d’une angioplastie coronaire réalisée par le Pr Grollier qui se complique. Diane, mariée avec le notaire Dominique Desseigne, succède donc à son père adoptif à la tête du groupe et poursuit avec succès la politique de ses deux prédécesseurs. Mais elle est victime en juillet 1995 d'un grave accident d'avion qui la laisse tétraplégique, avant de mourir en mai 2001, à 44 ans.

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Dario Barrio Dominguez (né à Madrid en 1972 à Segura de la Sierra dans la commune de Jaén en Espagne et mort le 6 juin 2014 à 6 Juin 2014) était un cuisinier renommé dans la cuisine espagnole, connue pour la fabrication de la première étape de l'émission de télévision "Tous contre le chef" (Todos contra el Chef) de la chaine de télévision "Cuatro".

Il est mort en pratiquant du Wingsuit dans le village Cortijos Nuevos à Segura de la Sierra (Espagne).

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George Barris (né George Salapatas le 20 novembre 1925 et mort le 5 novembre 2015) était un design américain connu pour avoir customiser de nombreuses voitures pour le cinéma d'Hollywood et notamment la célèbre Munster Koach et la Batmobile en 1966.

Barris était marié à Shirley Nahas depuis 1958 jusqu'à sa mort en 2001. Ils avaient eu 2 enfants ensemble.

George Barris est mort le 5 novembre 2015 dans son sommeil à son domicile à Encino, en Californi (USA) à l'âge de 89 ans.

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Jacques Barrot, né le 3 février 1937 à Yssingeaux (Haute-Loire) et mort le 3 décembre 2014 à Neuilly-sur-Seine, est un homme politique français.

Ancien secrétaire général du Centre des démocrates sociaux (CDS), composante de l'UDF, il a longtemps été une des principales figures de la démocratie chrétienne en France.

Il a occupé plusieurs fonctions ministérielles, dont celles de ministre du Commerce, de la Santé, du Travail. Jacques Barrot fut aussi vice-président de la Commission européenne de 2004 à 2009, initialement chargé des Transports, puis de la Justice et des Affaires intérieures.

Du 12 mars 2010 à sa mort, il fut membre du Conseil constitutionnel.

Fils du résistant démocrate-chrétien Noël Barrot, député MRP de Haute-Loire, Jacques Barrot effectue ses études secondaires à Yssingeaux, avant de les poursuive à Aix-en-Provence par une licence de droit et un certificat de sociologie. Diplômé par la suite de l'Institut d'études politiques de Paris (IEP), il est aussi titulaire du Certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA), mais ne plaidera jamais.

Peu après la mort de son père à l'Assemblée nationale, alors qu'il n'est encore que conseiller municipal d'Yssingeaux, il est élu député de la Haute-Loire en mars 1967 : porté par le souvenir de Noël Barrot (CD), il défait le candidat de la fidélité au général de Gaulle, le RI Jean Proriol, et conservera ce siège jusqu'en 2004. Démocrate chrétien comme son père, il refuse cependant de soutenir la candidature Poher en 1969 et rejoint le Centre Démocratie et Progrès (CDP) de Jacques Duhamel qui, dira-t-il, « a éclairé toute ma vie politique. »

Partisan du président Georges Pompidou comme le ministre des Finances Valéry Giscard d'Estaing, il se rapproche de ce dernier qui le nomme secrétaire d'État au Logement lorsqu'il accède à la présidence de la République, en 1974. À ce poste durant près de quatre ans, il lance le premier programme de rénovation de grands ensembles en France (« Habitat et vie sociale »). Raymond Barre l'appelle alors au ministère du Commerce puis au ministère de la Santé et de la Sécurité sociale. À ce titre, il soutient le développement d'une information indépendante au service des médecins, en accordant une subvention à La revue Prescrire.

Après l'échec de 1981, il se consacre essentiellement à ses fonctions locales et devient maire de sa commune natale en 1989, mairie que son père avait eu de grandes difficultés à conquérir. Président du conseil général de la Haute-Loire après le décès de son ami le docteur Simon (1976), il se montre un ardent défenseur du désenclavement, et notamment de l'aménagement de la RN 88 ; il inaugure ainsi en 1994 le viaduc du Lignon qui rapproche la Haute-Loire de Rhône-Alpes. Par la suite, il lance le projet de restauration de l'Hôpital général du Puy-en-Velay, où s'installe l'hôtel du département en 2001.

À l'Assemblée nationale, il s'impose comme une des figures principales du centre-droit, même s'il ne parvient pas à obtenir la présidence du Centre des démocrates sociaux (CDS) face à Pierre Méhaignerie. Soutien de Raymond Barre lors de l'élection présidentielle de 1988, il préside par la suite le groupe parlementaire de l'Union du centre, élément de l'ouverture voulue par Michel Rocard, entre 1988 et 1993. C'est au titre de ses fonctions de secrétaire général du CDS qu'il sera condamné, aux côtés de Pierre Méhaignerie et de Bernard Bosson, pour « recel d'abus de confiance », en raison du financement irrégulier du CDS (s'agissant de faits antérieurs à la loi de 1990 sur le financement des partis politiques, sa peine sera aussitôt annulée du fait de l'amnistie du 3 août 1995).

Soutien de Jacques Chirac, il est ministre du Travail et des Affaires sociales entre 1995 et 1997 (et doit défendre le très contesté plan Juppé pour les retraites) puis président du nouveau groupe UMP à l'Assemblée nationale, de 2002 à 2004.

Jacques Barrot est l'un des membres fondateurs, avec Jean-Pierre Raffarin, Michel Barnier et Dominique Perben, du club Dialogue & Initiative, créé en 1999. Il a aussi été vice-président du Cercle de l'industrie, de sa création en 1993 à 2004.

En 2004, il est nommé vice-président de la Commission européenne, présidée par José Manuel Barroso, et abandonne son siège de député à son jeune suppléant, Laurent Wauquiez. Chargé des transports à Bruxelles (DG TREN), il signe avec les États-Unis un accord d'ouverture des relations aériennes transatlantiques, et doit trouver des financements pour le projet Galileo.

En avril 2008, il remplace Franco Frattini au poste de commissaire à la Justice, à la Liberté et à la Sécurité, mais ne poursuit pas ses fonctions au sein de la Commission Barroso II, qui prend ses fonctions en février 2010.

Il est nommé, le 23 février 2010, au Conseil constitutionnel par le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer, succédant à Pierre Joxe.

Il meurt le 3 décembre 2014, subitement, dans le métro, à Neuilly-sur-Seine.

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 barry john

 John Barry Prendergast, né le 3 novembre 1933 à York (Angleterre) et mort le 30 janvier 2011 à Glen Cove (État de New York), est un compositeur britannique de musiques de films. Il est connu en particulier pour la musique d'Out of Africa de Sydney Pollack, de Danse avec les loups de Kevin Costner (il a reçu l'oscar de la meilleure musique pour chacun de ces deux films) ainsi que celles des James Bond.

Il débute dans une formation de jazz avant d'écrire pour le cinéma. Son tout premier film est L'Aguicheuse (Beat Girl, 1960). Il remanie le thème musical de James Bond écrit par Monty Norman et en fait l'un des thèmes les plus connus au monde. Il compose par la suite les musiques des James Bond jusque dans les années 1980. Sa musique pour la série télé Amicalement vôtre (1971) contribue aussi à sa notoriété déjà bien établie.

Considéré comme l'un des plus grands compositeurs de musique de films contemporains (comme par exemple John Williams, Jerry Goldsmith, Lalo Schifrin, Michel Magne, Michel Legrand, et Ennio Morricone), il a composé les musiques de très grosses productions, telles que Out of Africa ou Danse avec les loups. John Barry compose généralement une musique au style romantique exacerbé, dont le style est aisément identifiable.

Il fut le premier mari de Jane Birkin dont il eut une fille, la photographe Kate Barry.
John Barry est mort le 30 janvier 2011 suite à une crise cardiaque.

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kate

Kate Barry, née le 8 avril 1967 à Londres et morte le 11 décembre 2013 à Paris, est une photographe britannique.

Kate Barry est la fille de la comédienne, réalisatrice et chanteuse Jane Birkin et du compositeur John Barry, compositeur des musiques des films de la saga James Bond, de la série télévisée Amicalement vôtre, Born Free, des films Macadam cowboy, Walkabout, Out of Africa entres autres.

Elle est la petite-fille de l'actrice Judy Campbell.

Ses parents se séparent l'année de sa naissance. Elle sera élevée par Serge Gainsbourg, puis à l'âge de treize ans par son beau-père, Jacques Doillon, cinéaste et par son père John Barry, tout en conservant sa nationalité d'origine.

Elle a deux demi-sœurs du côté de sa mère : la comédienne et chanteuse Charlotte Gainsbourg (née en 1971), et la comédienne, mannequin et auteur-compositeur-interprète Lou Doillon (née en 1982).

Elle est diplômée de l’école de la Chambre syndicale de la haute couture parisienne à Paris (1983-1984).

D'abord très proche de l'écrivain Jean Rolin, elle a un fils de sa relation avec Pascal Huon de Kermadec : Roman, né à Paris le 31 mars 1987.

En 1996, à 28 ans, elle se lance dans une carrière de photographe. Sa première exposition a lieu à la Bunkamura Gallery de Tokyo au Japon en 2000.

En 2003, elle réalise la photo emblématique de l'association Ni putes ni soumises. Suivent une exposition intitulée « Cornered, portraits-paysages » à la galerie Léo Scheer à Paris en 2005 et en 2006 dans la Basilique de Sant'Alessandra à Fiesole en Italie, puis une autre exposition de 40 portraits réalisés au Marché International de Rungis, dans le cadre des 40 ans de Rungis en 2009 et en 2010 une exposition de portraits au Mori Art Museum de Tokyo.

Elle collabore à divers magazines et revues comme Elle, Elle Japon, Paris Match, Figaro Madame, L’Express Styles, Sunday Times Magazine, Telegraph Magazine, Cosmopolitan France, Crash, D magazine, Amica, Vogue (anglais et allemand) ou encore Vogue France.

Elle a également réalisé de nombreuses couvertures de disques pour des auteurs compositeurs et interprètes tels que France Gall, sa première commande pour son premier album sans Michel Berger, Raphael, Piers Faccini, Jane Birkin, Marie Espinosa, Lara Fabian, Calogero, Carla Bruni.

En 2011, elle réalise pour la série « Empreintes » le portrait filmé de l'écrivain Philippe Djian. En 2012, elle publie un livre associant essai et photographies en collaboration avec l'écrivain Jean Rolin intitulé Dinard, Essai d'autobiographie immobilière aux Éditions de la Table ronde.

En 2013, elle expose Actrices lors du premier festival international de photographie Kyotographie à Kyoto puis, à Paris, une exposition intitulée Point Of View - portraits/natures-mortes à l'occasion de l'inauguration de la galerie CINEMA - Anne-Dominique Toussaint.

Elle meurt le 11 décembre 2013 après avoir chuté de son appartement situé au quatrième étage de la rue Claude-Chahu, à Paris 16e.

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Marion Shepilov Barry, Jr. (né Marion Berry Jr le 6 mars 1936 et mort le 23 novembre 2014) était un politicien américain qui a servi en tant que deuxième élu maire du District de Columbia (ville de Washington) de 1979 à 1991 et de quatrième maire de Washington de 1995 à 1999.

Il a activement participé à l'African-American Civil Rights Movement (Mouvement des droits civiques afro-américains).

Il a dominé la politique dans la capitale américaine pendant des décennies malgré les scandales et un bref passage en prison pour possession de drogue.

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barsacq Yves Pierre Barsacq est un acteur français, né le 17 juin 1931 à Paris et mort le 4 octobre 2015 à Albenga (Italie).

Yves Barsacq est le fils du décorateur Léon Barsacq et le neveu du réalisateur André Barsacq.

Il fait partie des seconds rôles du cinéma français que le public affectionne particulièrement. Il a joué dans près de 170 films ou séries télévisées. C'est notamment aux côtés de Louis de Funès qu'il se révèle au grand public. Il était également connu pour ses nombreux doublages.

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 Gino Bartali (né le 18 juillet 1914 à Ponte a Ema, près de Florence en Italie - décédé le 5 mai 2000) était un coureur cycliste italien de 1935 à 1954. Il était surnommé il Ginettaccio et remporta 91 victoires professionnelles.

Son palmarès fut sans doute largement tronqué par l'arrivée de la Seconde Guerre mondiale. Sa carrière professionnelle dura 23 ans, durée exceptionnellement longue pour l'époque. En 1934, un chirurgien lui refit totalement le visage, suite à une chute.

Il fut vainqueur du Tour de France en 1938 et 1948 (soit dix années d'écart, il est à ce jour le seul coureur à avoir réalisé un tel exploit).

Lors du Tour de France 1938, il était membre de l'équipe d'Italie, car à l'époque les coureurs concouraient en équipes nationales.

Lors du Tour de France 1948, il appartenait encore à l'équipe d'Italie.

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Nationalité : France
Né(e) à : Homps (Aude) , le 14/07/1879
Mort(e) à : Peyriac-Minervois (Aude) , le 04/05/1952
Biographie :

Louis Barthas est un ancien combattant de la Grande Guerre.

En 1914, Louis Barthas a trente-cinq ans.Il était tonnelier à Peyriac-Minervois et il reprit ce même métier après l'armistice.
Mobilisé au 280e régiment d'infanterie de Narbonne avec le grade de caporal qu'il conserva pendant la durée du conflit, il combattit dans les secteurs les plus dangereux du front : Notre-Dame-de-Lorette, Verdun, la Somme et le Chemin des Dames et il sortit totalement épuisé de ses quatre années de guerre.

Il a écrit ses expériences de guerre dans un journal personnel très apprécié, préfacé par Rémy Cazals en 1978 sous le titre Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier, 1914-1918 (Éditions François Maspero, Paris).

Militant socialiste, il avait participé dans sa région à la création du syndicat des ouvriers agricoles et partageait les idées pacifiques de Jean Jaurès.

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 barthes

 Nationalité : France
Né(e) à : Cherbourg , le 12/11/1915
Mort(e) à : Paris , le 26/03/1980
Biographie :

Roland Gérard Barthes est un critique littéraire et sémiologue français.

Il devient orphelin de père à l’âge d’un an et va passer son enfance avec sa mère chez ses grands-parents à Bayonne, avant l’installation avec sa mère à Paris lorsqu’il a neuf ans.

Il s’intéresse très tôt au théâtre, à la littérature, à la musique et écrit à dix-huit ans un livre qu’il publiera quarante ans plus tard : "En marge du Criton".

Après des études de lexicologie et de linguistique, Roland Barthes participe en 1934 à la formation du groupe Défense républicaine anti-fasciste, en réaction aux événements qui ravagent l'Europe. Il souffre à partir de cette même année d'une faiblesse pulmonaire, qui lui vaudra d’être réformé en 1939. Après un premier poste au lycée de Biarritz, il fait plusieurs séjours en sanatorium où il donne des conférences sur des poètes et des philosophes. Il y découvre également la théorie marxiste.

Après avoir rencontré Maurice Nadeau, il publie dans la revue Combat ce qui constituera "Le Degré zéro de l’écriture". Il occupe ensuite plusieurs postes - bibliothécaire à l'Institut français de Bucarest, lecteur à l'université d'Alexandrie, conseiller littéraire aux éditions de l'Arche ou encore enseignant à l’université de Rabat. Il s’intéresse à la linguistique et au structuralisme, participe au lancement de plusieurs revues comme Arguments et la Quinzaine littéraire. Essayiste et sémiologue reconnu, il cherche à rompre avec la pensée de Ferdinand de Saussure.

En tant que directeur d'études à l'EHESS et attaché de recherche en sociologie au CNRS, il approfondit ses analyses du mythe et du signe, notamment dans "Mythologies". Il continue à publier des écrits importants, comme "Le Plaisir du texte" en 1973, "Barthes par Roland Barthes" en 1975 et "Fragments d’un discours amoureux" en 1977. En 1976, il devient Professeur au Collège de France, où une chaire de sémiologie littéraire lui est consacrée. C’est en sortant d’un cours qu’il sera renversé par une camionnette. 

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Auguste Bartholdi

Né à Colmar (France) le 02/08/1834 ; Mort à Paris (France) le 04/10/1904

Auguste Bartholdi est un sculpteur français ayant forgé sa renommée dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Il est principalement connu pour avoir taillé la célèbre statue de la Liberté de New York.

Auguste Bartholdi naît le 2 août 1834 à Colmar, en Alsace. Il n'y vit cependant que quelques années, la mort de son père précipitant le départ de sa famille pour Paris. Étudiant sérieux, il décroche son baccalauréat en 1852, avant de s'orienter vers la sculpture. Ce parcours lui permet d'être diplômé des Beaux-Arts avec une orientation vers l'architecture. Élève du peintre Ary Scheffer alors à la fin de sa vie, il hérite de ce dernier une sensibilité au style romantique. À sa mort, il part en voyage en Égypte, puis au Yémen, ce qui marquera à jamais son oeuvre.

La carrière d'Auguste Bartholdi débute vraiment en 1856 avec sa première grande prestation, la statue du général Rapp, réalisée pour sa ville natale Colmar. Durant les années 1960, il contribue à de nombreux projets pour la ville alsacienne, mais collabore surtout avec l'ensemble du territoire. La guerre en 1870 l'oblige à s'exiler après une courte participation à celle-ci aux États-Unis. C'est le grand tournant de sa carrière. En 1871, il est désigné pour réaliser une statue gigantesque à New York pour le centenaire de l'indépendance américaine. Après avoir décidé de son emplacement, il s'attaque au projet de sa vie : la statue de la Liberté. Initialement appelé "La Liberté éclairant le monde", ce projet est inspiré d'une opération similaire proposée à l'Égypte, son pays de coeur. Il décroche grâce à elle un statut de référence internationale. Il est progressivement nommé chevalier (1865), officier (1882) et enfin commandeur (1887) de la Légion d'honneur avant sa mort le 4 octobre 1904.

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baschet

Bernard Baschet est un facteur d'instruments de musique français né le 24 août 1917 et décédé le 17 juillet 2015.

Bernard Baschet suit une formation d'ingénieur à l'École centrale Paris. Puis, pendant une quinzaine d'années, il reprend une petite entreprise familiale de négoce de bois dans les Landes.

En 1949, il découvre à la radio la musique concrète.

De 1952 à 1954, Bernard Baschet conduit avec son frère François des expérimentations acoustiques notamment au moyen de tiges vibrantes encastrées. Cette recherche aboutit à l'invention d'une nouvelle famille d'instruments musicaux utilisant le verre pour les archets et le métal comme conducteur de vibrations sonores et comme élément vibrant.

Pour utiliser ces nouveaux instruments, les frères Baschet s’associent aux musiciens Yvonne et Jacques Lasry. Ils créent en 1955 le groupe "Les Structures Sonores Lasry Baschet".

En 1964-1965, il travaille avec Pierre Schaeffer pour la classification des sons complexes. Cette recherche aboutira à l'écriture du livre Traité des objets musicaux.

En 1973, Bernard Baschet participe au programme Learning to read through the arts (Apprendre à lire par le biais des arts), mis en place et piloté par la Fondation Guggenheim aux États-Unis. L'objectif du projet vise la réinsertion des Noirs américains dans la civilisation occidentale. Les structures sonores Baschet sont utilisées dans des ateliers d'éveil musical.

Bernard Baschet est l'inventeur, avec son frère François, de structures sonores comme le Cristal Baschet.

Les structures sonores Baschet, qui sont également de véritables sculptures, ont fait l'objet d'une exposition au Museum of Modern Art de New York d'octobre 1965 à janvier 1966.

Ces instruments sont notamment utilisés par Tom Waits, Michel Deneuve, Manu Dibango et Thomas Bloch dans leur musique.

Dans son atelier de Saint-Michel-sur-Orge Bernard Baschet met à disposition du matériel pédagogique spécifique pour l'éveil musical des enfants.

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basehart

Richard Basehart est un acteur et réalisateur américain né le 31 août 1914 à Zanesville, Ohio (États-Unis), décédé le 17 septembre 1984 à Los Angeles (Californie).

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baselli

Joss Baselli, de son vrai nom Giuseppe Basile, est un accordéoniste français né le 19 septembre 1926 à Somain (Nord) et mort le 5 septembre 1982.

Qualifié de « virtuose élégant de l’accordéon », il est connu pour avoir accompagné de nombreux chanteurs et notamment Barbara.

Giuseppe Basile est né le 19 septembre 1926 à Somain. Il épouse Josette Viseur, la fille de l’accordéoniste Guy Viseur. Il est le père du batteur Pascal Baselli.

Joss Baselli est l'accordéoniste de Barbara. Il accompagne également Jean-Roger Caussimon, Patachou, Serge Lama, Yves Montand, Régine, Léo Ferré, Henri Tachan, Michel Legrand, Franck Pourcell, Bourvil, Serge Reggiani, Colette Renard, Tino Rossi…Renaud.

Dans les années 1950, Joss Baselli, qualifié de « virtuose élégant de l’accordéon » est l'une des grandes vedettes des disques Philips

Il mène en parallèle une carrière d'accordéoniste de jazz et enregistre des disques dans lesquels il mélange jazz et répertoire classique secondés par des musiciens de jazz, tels que Michel Gaudry (contrebasse), Armand Cavallaro ou Yves Legrand (batterie), Pierre Culaz (guitare) et des arrangements de Mickey Nicolas pour le 33 tours "Pop Quartet"(Barclay).

Dans les années 1970, il donne ses lettres de noblesse à l'accordéon électronique ainsi que l'Electronium de Hohner, d'abord avec sons analogiques, puis numériques.

Joss Baselli meurt le 5 septembre 1982 d'une crise cardiaque alors qu'il joue dans un bal dans le département de l'Ain.

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Marija Konstantinovna Bashkirtseva, est née au sein d'une famille de la noblesse inférieure de province, le 24 novembre 1858 (*), à Gavronzi, une ville rurale de Poltava, dans une Ukraine qui, pendant beaucoup de temps, a été la plus européenne des Russes. Ses parents séparés, son enfance se déroule chez sa mère, dans la province de Kharkov. À 12 ans et après avoir passé quelques séjours à Vienne, Baden et Génève, elle s'installe avec la famille transhumante (grand-père Babanine, maman Marie, tante Nadine, oncle Georges, son frère cadet Paul, sa cousine Dina et même un vieil ami médecin), dans une villa qu'ils acquièrent à Nice. C'est là-bas, dans la Riviera française et sous les Alpes Méditerranéens, qu'elle fait ses premiers pas dans la littérature française. À 14 ans, elle commence à rédiger un Journal qui, sans pudeurs, dévoilera sa psychologie particulière.

Elle-même écrit plus tard: "Si je ne vis pas suffisamment pour être célèbre, ce journal intéressa aux naturalistes; la vie d'une femme est toujours curieuse, jour pour jour, sans affectation, comme si personne au monde ne devrait jamais la lire et, en même temps, avec l'intention d'être lue; on me trouvera sympathique, j'en suis sûre et je dis tout. Sinon, à quoi bon écrire? D'ailleurs, vous verez bien que je dis tout…"

Elle se plonge, de son plein gré, dans des études d'anglais, allemand, italien, grec et latin (elle parlait dès son enfance le russe et le français) et, en même temps, elle se consacre méthodiquement à la musique. Elle joue du piano, de la harpe et apprend le chant. Lorsqu'elle frise l'adolescence, elle s'intéresse au monde de l'opéra et essaie quelques auditoires. En fait, elle vise à franchir le petit cercle de la colonnie russe en France. Le grande monde attire son attention d'une manière irrésistible mais, en tant que fille de parents étrangers et séparés, ses lumières lui échappent. "Mon Dieu! Quelle voix merveilleuse était la mienne! Elle était puissante, dramatique, dominante, elle donnait le frisson. Et maintenant rien, même pas pour parler!". Quand une laryngite tuera définitivement sa voix de mezzo-soprano et achevera ces projets, la peinture remplacera le chant dans ses horizons.

(*) En ce temps-là, le calendrier russe retardait de 12 jours. En Russie, elle était née le 12 novembre 1858.

À 19 ans, elle incite sa famille à vendre la villa de Nice pour déménager à Paris, avec l'intention de commencer ses études de Beaux-Arts. C'est aussi, à cause d'une tuberculose déjà irréversible, l'époque des premiers pèlerinages vers les balnéaires curatifs: "si on savait ce qu'il y a là-bas! Mais on ne sait pas...Du reste, c'est cette curiosité qui me rendra la mort moins affreuse".

Son goût pour la peinture se consolide jusqu'à sa mort précoce, dans l'Académie du maître Rodolphe Julian, sous la supervision de celui-ci et celle des peintres Tony Robert- Fleury, Gustave Boulanger et Jules-Joseph Lefebvre: "Quant à moi, même si je suis heureuse d'être prise dans cet engrenage...j'ai pensé tout le temps à un pastel que j'ai peint ce matin, et qui m'a laissé insatisfaite". La preuve en est l'admiration -et la jalousie douleureuse- qu'elle ne cachera pas face à sa condisciple Louise Catherine Breslau, avec qui elle mesurera son talent aux Salons Annales de Paris. Breslau lui survivra de plus de quarante ans et pourra consolider sa propre carrière de peintre.

Jules Bastien-Lepage, consacré à la campagne française, est l'artiste qui, en peignant en plein air est considéré, d'une certaine manière, comme le leader du mouvement naturaliste. En percevant l'enchantement serein de la nature, Marie s'inscrira dans le chemin de ce peintre, qui sera non seulement son dernier amour mais aussi son grand inspirateur. Cependant, un certain matin, tout en marchant par les quartiers cachés de Paris, elle découvre de nouveaux personnages, dynamiques, impressionants; ce sont les êtres humbles des faubourgs; les travailleurs qui mettent en mouvement le Paris de la Révolution Industrielle; les enfants haillonneaux, au regard vif et gestes picaresques; enfin, les pauvres que sa sensibilité ne lui permet pas d'ignorer. "Je ne dis rien des champs car Bastien-Lepage y règne en tant que souverain; mais, par contre, la rue n'a pas encore eu son…Bastien".

Elle ne fait jamais une halte, même pas face à la pleurésie; même si un refroidissement peut l'anihiler, elle traverse, avec une intrépidité presque suicidaire, les rues parisiennes dans les matins humides et gelés, en esquissant des images au fusain, qui, plus tard, donneront vie à ses toiles et cartons. "À quoi bon pleurer? les larmes ne feront rien de bon. Être malheureuse c'est mon destin; et, en plus, être une artiste célèbre".

À sa mort, ses oeuvres sont exposées: une centaine d'huiles et pastels, dont la plupart sont des portraits d' un style presque photographique. L'État Français acquiert deux travaux pour le Musée Luxembourg, "Le meeting" et "Une Parisienne"; le musée d'Amsterdam, le portrait d'Alexandrine, la femme de son frère Paul Bashkirtsetff. Son atelier témoigne, en outre, ses incursions dans les chemins de la sculpture pendant ses dernières années.

L'Académie privée Julian, qui existe encore, c'était le seul endroit où une femme pouvait recevoir une instruction artistique d'excellence comparable à celle des Écoles de Beaux Arts qui n'ont admis la présence féminine qu'à partir 1897. Pendant l'année 2000, le musée Dahesh de Manhattan a organisé une exposition itinérante par différents musées des États Unis, justement par rapport à ce sujet. Son nom a été: "Surmontant tous les obstacles: les femmes de l'Académie Julian", avec d'oeuvres de Marie Bashkirtseff et ses condisciples.

Même si un grand nombre de tableaux de Marie Bashkirtseff a été détruit pendant la deuxième Guerre Mondiale, plus de 60 oeuvres sont exposées dans les principaux musées de l'Europe. Notre page "Gallery Virtuelle" est un dossier qui comprend des images et des renseignements sur chacune de ces oeuvres.

À 19 ans, elle commence l'apprentissage à l'Académie Julian, tout en surprenant ses professeurs par ses aptitudes innées. Elle n'a que 7 ans pour se consacrer aux travaux artistiques; au bout de ce temps, elle commence à jouir de quelques succès aux Salons Annales de Paris. Ses études sont constamment interrompus par la maladie et les voyages curatifs. Où serait-elle arrivée si la mort n'avait pas tronqué son chemin?

Son esprit ne tombe pas face à la mort: ses forces exhaustes, elle ne se permet pas de tomber au lit jusqu'aux derniers jours. Une seule fois elle cède à l'angoisse et pleure sur le giron maternel. Plus tard, elle aura honte de sa faiblesse. Au fur et à mesure que les fièvres l'affligent, elle s'investie dans le travail avec plus de passion: elle ignore les brûlures du dos et cache, sous un bouquet de fleurs, la trace jaune des ampoules qui lui ont déchiré la poitrine.

Encore impuissante, la médecine, à cette époque, commençait cependant à préparer ses armes pour combattre le mal, tel que le Dr. Moorman Lewis le décrit dans son oeuvre "Tuberculose chez les grands génies" (voir).

Condamnée par la maladie, elle a continué à peindre et à écrire jusqu'aux derniers jours, en nous laissant avec son oeuvre monumentale, une leçon inoubliable de volonté et intégrité. Chez elle, elle n'a jamais permis de parler de la maladie; seule sa bonne Rosalie, connaissait ses tortures quotidiennes. "Je meurs, c'est logique, mais horrible. Il y a tant de choses intéressantes dans la vie!"

La phtisie, qui affecte d'abord sa voix et, plus tard, son oreille, attaque finalement les poumons et lui soumet à des martyres interminables; auxquels s'ajoutent les tortures de la médecine de l'époque; même si …"quand on arrive à un certain point, l'âme se lève par-dessus tout; elle juge insignifiantes les souffrances prévues, et continue à la recherche de son destin, le front haut, de même que les martyres de l'antiquité".

Exagérément narcissique, elle est si fière de sa propre beauté qu'elle regrette de ne pas se faire sculpter. Cependant, dans ses cahiers, elle donne lieu à d'autres projets: "Il y a de moments où l'on renoncerait à tous les plaisirs intellectuels du monde, à la gloire et à l'art proprement dit, pour vivre une vie de soleil, de musique et d'amour en Italie".

Quoique ses émotions restent généralement reléguées face à la passion irrésistible de ses inquiétudes artistiques, elle pleure déjà à 14 ans sur le duc de Hamilton, et dès lors, elle soupire pour un amour définitif. Bien sûr, désirante toujours de grandeur, aimer lui suppose une dévotion presque religieuse... et il lui faudra trouver un Dieu: elle s'écrit avec Maupassant (1850-1893), mais le destin de ces deux contemporains sera de ne pas se connaître. "Il y a une chose vraiment merveilleuse: la disparition absolue de la femme face à la supériorité de l'homme aimé; c'est, peut-être, le plus grand plaisir d'amour qu'une femme supérieure puisse éprouver…".

Ainsi, les flirts seront toujours furtifs et éphémères: d'abord, le Comte Pietro Antonelli, neveu du cardinal le plus puissant, à Rome; puis, le Comte de Larderel, à Florence.

Paul de Cassagnac lui éveille la passion la plus ardente. Mais, ignorée par ce fougueux Bonapartiste, la blessure prend beaucoup de temps à cicatriser. Peut-être par dépit, elle imagine un mariage avec Leon Gambetta, un célèbre républicain de l'époque et, en même temps, elle se consacre, avec plus de véhémence, à la recherche du succès artistique.

En 1884, à trente-cinq ans, le jeune maître et ami Jules Bastien-Lepage (1848-1884), revient de l'Algérie presque mourant, à cause d'un cancer de l'estomac. Marie Bashkirtseff agonise aussi; ce sont ses derniers mois mais, quand même, elle traverse Paris maintes et maintes fois pour le soulager de sa présence. Même si elle a aussi besoin d'être consolée, elle se montre heureuse de brûler dans cet idylle les jours qui lui restent.

Deux semaines avant de mourir, elle soupire pour tout ce qu'elle aime et qu' elle est prête à abandonner. "Il m'est impossible de sortir mais, le pauvre Bastien-Lepage le fait; il s'est fait ammener jusqu'ici, il s'installe dans un fauteuil avec les jambes tendues sur les coussins. Moi, je suis très proche, dans un autre fauteuil, et comme ça, jusqu'à six heures. Je suis habillée en dentelle et velours blanc, mais en différentes tonalités de blanc; les pupilles de Bastien se dilattent de plaisir.- "Oh, puisse-je peindre!.-, dit-il…Et moi aussi!"

Marie Bashkirtseff meurt le 31 octobre 1884, quelques jours avant d'avoir 26 ans. Jules Bastien-Lepage, cet ami au crépuscule, lui survivra, à peine, de cinq semaines…

Dans les dernières étapes, en passant en revue ses écrits, elle joue sa dernière carte. Elle ne peut plus chanter et la peinture lui demande un dévouement sur lequel elle ne peut plus compter. Quelques mois avant de mourir, elle préface son Journal. "À quoi bon mentir ou poser? C'est évident que j'ai le désir sinon l'espoir de rester sur cette terre par quelque moyen que ce soit. Si je ne meurs pas jeune, j'espère rester une grande artiste, mais si je meurs jeune, je vais permettre de publier mon Journal qui ne peut être moins qu'intéressant".

Vivante, elle écrit à Edmond Goncourt, en lui offrant ses cahiers pour qu'il les édite, mais celui-là, déjà sexagénaire, ne lui fait pas attention. Curieusement, Goncourt et son frère Jules, eux aussi se sont consacrés à la rédaction d'un journal qui, imprimé en 1958, a compris vintg-deux tomes. De même, elle tente, infructueusement, de le faire avec Guy de Maupassant dont la correspondance (voir le site de Thierry Selva) est encore conservée, et avec Alexandre Dumas Fils. Après la mort de Marie, sa mère confie la montagne de ses manuscrits (cent-six cahiers avec presque vingt mille pages) à André Thérieut, dramaturgue et poète. Mais, malheureusement, celui-ci supprime de très longs passages, assez crus pour l'époque ou excessivement longs pour une édition. Ce n'est que quelques années plus tard que, sous la supervision de l'éditeur Pierre Borel, on publie quelques textes réduits, en ajoutant six volumes de plus aux deux initiales. D'autre part, on a édité ses "Lettres", une oeuvre épistolaire.

Le manuscrit complet du Journal a été trouvé en 1964 à la Bibliothèque Nationale de France, où sa mère l'avait déposé il y a quatre-vingt années. C'est alors qu'on découvre jusqu'à quel point les éditions ont été édulcorées et faussées pour les rendre un produit digérable et consommable par la société de ces jours-là. Le professeur Colette Cosnier publie en 1985 l'oeuvre "Marie Bashkirtseff, un portrait sans retouches", une magnifique biographie illustrée dont le préface donne une idée exacte de cette réalité (voir).

Cependant, en France, le Cercle des Amis de Marie Bashkirseff*, s'est consacré à la première édition intégrale de l'oeuvre, un travail monumental de compilation dirigé par Ginette Apostolescu. De 1991 à 2001, ont été publiés neuf tomes du Journal, à raison d'un ou deux volumes par an, à un total de plus de trois mille pages imprimées qui commencent avec les notes du 11 janvier 1873 (quand elle avait 14 ans). Le dernier, de trois cent soixante-dix pages, correspond à la période du 17 août au 12 décembre 1876, c'est-à-dire, jusqu'à l'âge de dix-huit ans. Il reste encore huit ans.

D'autre part, on a imprimé, sous la direction de Lucile Le Roy, le premier tome (qui a mille pages) d'une Édition Intégrale du Journal **, aussi en français, avec des notes qui vont de 1877 à 1879. Cette oeuvre commence quatre ans plus tard que la précédente et il reste à publier encore le cinq derniers.

En 1997, a été édité en anglais, le premier tome d'une nouvelle édition du Journal ***(avec 464 pages) sous la direction de Phyllis et Katherine Kernberger et, actuellement, on est en train de traduire la seconde partie.

Ainsi, plus d'un siècle après, le travail patient des éditeurs nous révèle l'image définitive d'un esprit qui est passé par le monde, consacré à travailler sa postérité, presque en exclusive pour nous. Grâce à quelques fils de symphatie qui se sont étendus à travers les époques, ces travaux nous permettent d'accéder à l'intime évolution des inquiétudes artistiques, aux sentiments et, parallèlement, à la bataille sans concessions que cette jeune fille livre contre la maladie. Se sachant si particulière, elle trouve normal de tenir un livre de bord où témoigner, peu à peu, son voyage à la célébrité.

Parallèlement, dans les dernières années, un important mouvement de revalorisation de la figure de Marie Bashkirtseff, notamment au moyen du théâtre, s’est manifesté à Paris et dans d’autres villes européennes. Sur ce sujet, on peut consulter le site du Cercle des amis de Marie Bashkirtseff (Marie et le théâtre) ou le « Site Marie Bashkirtseff » (Théâtre inspiré par Marie). Dans notre section « Témoignages » l’actrice française Elsa Saladin raconte une de ces expériences.

C'est curieux de nous enfoncer dans le passé: on parcourt ces paragraphes déjà centenaires et on soupçonne qu'à travers les différentes époques, l'esprit de ce qui s'est passé continue à survivre parmi nous; elle même, qui a laissé sans conclure une histoire des Césars et une histoire de femmes illustres, avait éprouvé la mystérieuse séduction du passé. Ce qui est vraie c'est que, en lisant ses pages, il nous semble parfois découvrir des traces de paysages quelque fois perçus..."la mer était extraordinairement belle cette nuit: avant d'aller écouter la Patti, je suis allée écouter la musique des vagues. Il avait plu et l'air était délicieusement frais et agréable. Quel soulagement pour les yeux de les laisser reposer sur le bleu profond des ciels et de la mer, pendant la nuit!". En fixant notre regard, soit sur le noir diaphane de la nuit, soit sur le velours de ses yeux gris, nous marchons sur les carreaux mouillés d'un quai pendant que le timbre évanescent de sa voix nous révèle avec véhémence que…"l'art même, parmi les êtres les plus humbles, lève l'âme et fait qu'on ait un peu plus que ceux qui n'appartiennent pas à la sublime confrérie".

Et c'est que, finalement, des siècles ne sont que battements dans la mécanique de l'univers: les modes passent, la science et la civilisation évoluent; on laisse en arrière des manières de vivre et de société, des styles et des habitudes, mais ce n'est qu'un changement de peau. L'esprit de l'homme avance, depuis Altamira jusqu'à nos jours, toujours acéré et lumineux, à travers les faits qui ont marqué son trajectoire. Et c'est ainsi, quintessenciée dans le temps, que cette jeune aux yeux clairs et cheveux d'or arrive à nous, déjà condamnée par la maladie et que, dans quelque point de l'éternité, écrivait: "Je suis à un âge où l'on trouve de l'ivresse à mourir. Il me semble que personne n'aime tellement que moi les arts, la musique, la peinture, les livres, la société, les vêtements, le luxe, le bruit, le calme, la tristesse, la mélancolie, la tromperie, l'amour, le soleil; toutes les saisons, tous les climats, les plaines tranquilles de Russie et les montagnes qui entourent Naples; la neige en hiver, les pluies en automne, le printemps et ses follies, les jours calmes de l'été et les belles nuits étoilées...j'admire et j'aime tout. Tout se présente, pour moi, sous des aspects intéressants ou sublimes; je voudrais voir tout, comprendre tout, me fondre avec tout et mourir; et vue que c'est nécessaire, mourir dans deux ou trente-ans, mourir dans l'extase pour éprouver ce dernier mystère, cette fin de tout…ou ce divin commencement".

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bashung

 Alain Bashung

Né à Paris (France) le 01/12/1947 ; Mort à Paris (France) le 14/03/2009

Alain Bashung est un chanteur et musicien français connu pour son influence majeure sur la nouvelle vague d'artistes hexagonaux. Il fut l'un des grands artisans du rock français des années 1980 à son décès en 2009.

Elevé par sa mère, Alain Bashung n'a jamais connu son père biologique. C'est son beau-père, Roger Bashung, qui lui permettra d'emprunter ce nom qui deviendra son identité artistique. Né à Paris, il vit le début de son enfance en Alsace avant de retourner à Paris dès 1959. Il n'a alors que 11 ans, et concrétise son amour précoce pour la musique en assistant à des concerts de légendes, telle Edith Piaf. Parallèlement à ses études de commerce, il tente plusieurs fois sa chance dans de petits groupes : suffisant pour lui ouvrir les portes des maisons de disques, mais uniquement pour des petites prestations. Ses premiers 45 tours et singles ne connaissent pas de succès commercial. De 1966 à 1979, il lance notamment deux albums au succès modéré : "Roman-photos" (1977) et "Roulette russe" (1979).

Le virage intervient en 1980 pour Alain Bashung, avec la sortie de son premier grand single, "Gaby oh Gaby". Le rocker au style sombre et mélancolique entre soudainement dans la lumière, avec plus d'un million d'exemplaires vendus. Profitant de ce nouvel élan, il lance en 1981 "Pizza" et son titre phare "Vertige de l'amour", qui lui permettront de monter pour la première fois sur la scène de l'Olympia. Peu préparé à cet immense succès, Alain Bashung se cherche alors artistiquement. Malgré le célèbre "Passé le Rio Grande" en 1986, dix ans seront nécessaires pour que l'artiste atteigne le sommet avec "Osez Joséphine". Le single et l'album éponymes marquent le début d'une dynamique ininterrompue de succès. "Chatterton" (1994) et "Fantaisie militaire", avec son tube "La Nuit je mens" (1998), confirment son statut. Il traverse les années 2000 avec la même maestria grâce notamment à "L'Imprudence" (2002) et "Bleu pétrole" (2008). Atteint d'un cancer des poumons, il décède juste après sa dernière tournée à l'âge de 61 ans.

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basilico

 Nationalité : Italie
Né(e) à : Milan , le 12/08/1944
Mort(e) à : Milan , le 13/02/2013

Biographie :

Gabriele Basilico est un photographe italien.
Il a fait des études d'architecture à l'école polytechnique de Milan dont il sort diplômé en 1973.
Il est l'un des photographes “documentaristes” les plus connus aujourd’hui en Europe; ses champs de recherche sont la ville et le paysage industriel.
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basilio

 Carmen Basilio est un boxeur américain né le 2 avril 1927 à New York et mort le 7 novembre 2012 à Rochester (New York).

Il devient champion du monde des poids welters le 10 juin 1955 en battant à la 12e reprise Tony DeMarco. Il perd ce titre dès sa première défense face à Johnny Saxton le 14 mars 1956 mais prend sa revanche par arrêt de l'arbitre au 9e round le 12 septembre.

Basilio laisse sa ceinture vacante le 22 février 1957 afin d'affronter le champion du monde des poids moyens, Sugar Ray Robinson. Il l'emporte aux points le 23 septembre mais perd le combat revanche organisé le 25 mars 1958. Carmen Basilio met un terme à sa carrière en 1961 après trois nouveaux échecs dans sa tentative de redevenir champion des poids moyens: deux fois contre Gene Fullmer en 1959 et 1960 puis contre Paul Pender le 22 avril 1961.

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basquiat

 Jean-Michel Basquiat

Né à New York (États-Unis) le 22/12/1960 ; Mort à New York (États-Unis) le 12/08/1988

Jean-Michel Basquiat est un peintre américain, pionnier de la mouvance "underground" issue du courant expressionniste des années 1980. Sur les pas de Dali et Picasso, il fonde un genre nouveau, alliant écritures et collages. Graffeur puis peintre sur panneaux, il collabore avec succès avec le maître du pop art Andy Warhol, avant de disparaître subitement à l'âge de 27 ans, le 12 août 1988, à New York.

Jean-Michel Basquiat naît à New York, le 22 décembre 1960, de parents d'origines portoricaine et haïtienne. Ses premières années influent considérablement sur sa sensibilité à fleur de peau, imaginative et féconde. Enfant précoce, il lit couramment à 5 ans, et se passionne pour l'anatomie à 7 ans. Après la séparation de ses parents en 1969, il est amené à déménager régulièrement, finit par quitter la maison paternelle à 16 ans, fonde un groupe musical, et commence à graffer à proximité des galeries de Manhattan sous le pseudo de SAMO, sous l'influence de son ami le graffeur Al Diaz.

Jean-Michel Basquiat n'a pas 20 ans lorsque les galeries new-yorkaises commencent à s'arracher ses oeuvres, associations de matières, de sources et de formes différentes. Cas d'école, à 25 ans, le jeune prodige fait la une du "New York Times Magazine". Spontanée, énergique, naïve, son empreinte artistique embrase toute une génération d'artistes, jusqu'au maître de l'époque Andy Warhol, avec lequel il se lie d'amitié et collabore régulièrement à partir de 1984. Ensemble, ils produisent plusieurs oeuvres cultes, comme "Monster beat" ou "Eggs". Le décès de Warhol en 1987 choque profondément Basquiat, qui s'isole et décède quelques mois plus tard d'une overdose d'héroïne, en laissant derrière lui plus de 800 tableaux et 1 500 dessins. En 2010, le musée d'Art moderne de Paris lui consacre une exposition rétrospective.

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basri

 Driss Basri (en arabe : إدريس البصري) est un ex-homme politique marocain qui exerçait la fonction de ministre de l'intérieur sous le règne du roi Hassan II. Il est connu pour avoir été l'homme fort du roi et son bras droit.

Né en 1938 dans la ville de Settat, Basri a commencé sa carrière en tant que commissaire de police a Rabat sous l'ombre du général Ahmed Dlimi. En janvier 1973, Basri a été nommé chef de l'unité de la DST (Direction générale de la Surveillance du Territoire) et un an après est allé bien au secrétaire d'état au ministère intérieur. En mars 1979, Basri a été nommé par le roi à la tête du ministère de l'intérieur.

Driss Basri a été déchu de ses fonctions administratives par Mohammed VI, le 9 novembre 1999, suite à la mort de Hassan II.

Il s'installe en France en 2002 à deux pas de la rue de Passy, quartier chic de Paris, et meurt le 27 août 2007 dans un hôpital parisien suite à un cancer du foie, à l'âge de 68 ans. La dépouille mortelle de l'ancien homme fort du régime du roi Hassan II, avait été rapatriée mardi 28 août 2007 au Maroc et a été inhumé mercredi 29 au cimetière des Martyrs de Rabat.

Quelques 1 000 personnes, principalement sa famille et ses proches, ont assisté à ses funérailles boudées par la classe politique, à l'heure où le Maroc était en campagne électorale pour les législatives du 7 septembre 2007.

Avec la mort de Basri, le Maroc essaye de tourner une page de son histoire que l'on appelle « années de plomb », mais les observateurs remarquent une certaine continuité dans la gestion des affaires, malgré l’appel du nouveau roi pour un « Nouveau Concept du pouvoir ».

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 Mohamed Bastaoui est un acteur marocain, né en 1954 à Mrizig, un village près de Khouribga, et est décédé le 17 décembre 2014 à Rabat, après de longs mois de lutte contre la maladie.

Au théâtre, il a joué pendant une vingtaine d'années, d'abord avec la troupe Masrah al Yaoum, puis avec sa propre troupe, Masrah Achams.

Au cinéma, qu'il a abordé à la fin des années 1990, on l'a vu notamment dans Adieu Forain (1998) de Daoud Aoulad Syad, Taïf Nizar (2001) de Kamal Kamal, Les mains rudes de Mohamed Asli, Mille mois (2003) de Faouzi Bensaïdi, Taza de Daniel Gervais, En Attendant Pasolini (2008) de Daoud Aoulad Syad, Paris à tout prix de Reem Kherici et L’orchestre des aveugles de Mohamed Mouftakir.

À la télévision, il a surtout joué les campagnards, les personnages terriens, notamment dans Dwayer Zman, Oulad Ennas, Oujaâ Trab et Kenza F'Douar (2014) de Hicham Lasri.

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bastedo

 Alexandra Lendon Bastedo est une actrice anglaise née le 9 mars 1946 à Hove (Royaume-Uni) et morte le 12 janvier 2014 à West Chiltington.

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nestor

 Nestor Basterretxea Arzadun (né le 6 mai 1924 et mort 12 juillet 2014) était un artiste basque, né à Bermeo, Biscaye, en Espagne : sculpteur, peintre et cinéaste. Dans les années 1950 et 60, il a dirigé avec d'autres artistes tels que Jorge Oteiza, Remigio Mendiburu, ou Eduardo Chillida, un mouvement artistique d'avant-garde concerné par la crise de l'identité basque, en mettant un accent particulier sur les gros volumes et la notion de vide.

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basytiat

 Nationalité : France
Né(e) à : Bayonne , le 30/06/1801
Mort(e) à : Rome , le 24/12/1850
Biographie :

Frédéric Bastiat est un économiste, homme politique et polémiste libéral français.

Entré tardivement dans le débat public, il marque la France du milieu du XIXe siècle en prenant part aux débats économiques : il collabore régulièrement au Journal des Économistes et entretient une polémique virulente avec Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865).

Il participe à la vie politique française et est élu à l'Assemblée sur les bancs de la gauche. Il développa une pensée libérale, caractérisée par la défense du libre-échange ou de la concurrence et l'opposition au socialisme et au colonialisme.

Relativement tombé dans l'oubli en France, il bénéficie d'une renommée internationale, en particulier grâce à ses Harmonies économiques. Il est considéré comme un précurseur de l'école autrichienne d'économie et de l'école des choix publics. 

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BASTIEN-THIRY Jean-Marie (France)

Né le 19 octobre 1927 à Lunéville, polytechnicien comme son père officier d'active, il devient, en 1950, ingénieur militaire de l'Air à sa sortie de l'École nationale supérieure de l'Aéronautique. Affecté à la direction technique et industrielle de l'Air, il se spécialise dans les engins air-air, il devient ingénieur militaire principal de l'Air en 1957. Partisan de l'Algérie française, il organise contre le général de Gaulle l'attentat du Petit-Clamart (22 août 1962). Arrêté en septembre, son procès devant la Cour militaire présidée par le général Roger Gardet se déroule du 28 janvier au 4 mars 1963. Condamné à mort, il est fusillé le 11 mars 1963.

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bastos

 Nationalité : Paraguay
Né(e) à : Asuncion , le 13/06/1917
Mort(e) à : Asuncion , le 26/04/2005
Biographie :

Augusto Roa Bastos est un écrivain paraguayen du XXe siècle.
Il passe une partie de son enfance dans le monde rural indien d'Iturbe qui servira plus tard de cadre à la plupart de ses romans sous le nom d'Itapé.Iil s'enrôle à l'âge de 15 ans dans l'armée à titre d'assistant infirmier et participe à la guerre pour les terres du Chaco qui oppose le Paraguay et la Bolivie de 1932 à 1935.
Il est ensuite journaliste au quotidien El Païs et commence à publier quelques contes et poèmes. Il découvre les écrivains français (Valéry, Cocteau, Eluard, Breton, Aragon,...) et lit passionément Faulkner. Sa première nouvelle, Fulgencio Miranda, sort en 1941. Pendant la seconde guerre mondiale, il devient correspondant de guerre à Londres, où il donne aussi des cours de littérature, puis séjourne quelques mois en France avant de revenir diriger la rédaction d'El Païs.
Il est contraint de s'exiler au début de la guerre civile de 1947 qui aboutit à la dictature du général Alfredo Stroessner et s'installe à Buenos Aires (Argentine), où il vivra une trentaine d'année. It y écrit la majeure partie de son oeuvre littéraire.
En 1976, à la suite du putsch militaire, Augusto Roa Bastos doit quitter Buenos Aires. Il s'installe en France, à Toulouse, où il enseigne la littérature hispano-américaine à l'université. Il continue à publier. Il ne retourne au Paraguay qu'en 1989, après 42 années d'exil et la chute du dictateur Alfredo Stroessner, retrouvant sa citoyenneté d'origine dont le despote l'avait destitué en raison de son opposition au régime.
A sa mort le président paraguayen Nicanor Duarte a décrété trois jours de deuil national.

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waldemar

 Waldemar Romuald Baszanowski, est un haltérophile polonais, né le 15 août 1935 à Grudziadz, Pologne et mort le 29 avril 2011 à Varsovie.

Il a participé aux Jeux olympiques d'été de 1960, et a conduit la délégation polonaise aux Jeux de 1964, de 1968 et 1972.

Il fut multiple médaillé olympique, la Coupe du monde et d'Europe.

Sa formation a débuté en 1957 à l'Académie de Varsovie.

Il a pris la 5e place des Jeux olympiques d'été de 1960 à Rome.

En 1961, il a remporté les titres de champion du monde et champion d'Europe.

Sur les compétitions suivantes (championnats d'Europe et du monde en 1962 et 1963), il a remporté quatre médailles d'argent.

Aux Jeux olympiques de 1964, à Tokyo (1964), il a remporté la médaille d'or avec 432,5 kg (soit en battant le précédent record olympique de 25 kg).

En 1965, il a remporté de nouveau le doublé championnat du monde et championnat d'Europe.

En 1966, il prit les titres de vice-champion du monde et d'Europe.

Aux Jeux olympiques d'été de 1968, à Mexico, il a réitèré l'exploit de Tokyo en soulevant 15 kg de plus.

En 1969, il a repris le titre de champion du monde et d'Europe à Varsovie, à ces occasions, il battit quatre records du monde, et une année (1970) et deux ans plus tard (1971), auxChampionnats du monde, il a été classé deux fois vice-champion du monde et deux fois champion d'Europe .

Il a pris part aux Jeux olympiques pour la quatrième fois, en 1972, à Munich, au cours desquels il a terminé à la 4e place.

En 1969, il est élu meilleur athlète polonais.

Après la compétition de haut niveau, il partage son expérience en tant qu'entraineur.

Ensuite, il prend la tête, en 1994, de la formation de l'Association polonaise de l'haltérophilie et, en 1999, il a été choisi pour le poste de président de la Fédération européenne de l'haltérophilie.

D'après le classement du magazine professionnel World Haltérophilie, il est considérée comme le troisième haltérophile de tous les temps (après le turc Naim Süleymanoğlu et le hongrois Imre Földi).

Il a battu quelques 24 records du monde et 61 records polonais.

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 Georges Bataille

Né à Billom (France) le 10/09/1897 ; Mort à Paris (France) le 09/07/1962

Né en 1897, Georges Bataille grandit dans le Puy-de-Dôme. Son père meurt pendant la Première Guerre mondiale, est lui-même mobilisé à 19 ans, mais réformé pour insuffisance pulmonaire. À 20 ans, il se convertit au catholicisme, et envisage de devenir prêtre. Sa passion pour l'histoire l'emporte : il rejoint finalement la capitale et entre à l'Ecole nationale des chartes. Il fréquente alors les milieux artistiques et intellectuels parisiens. C'est à cette époque qu'il découvre son attirance pour les situations extrêmes et les jeux dangereux, qui lui font frôler la mort.

Diplôme en poche, il devient bibliothécaire à la Bibliothèque nationale de Paris. Il s'intéresse à la philosophie, en particulier Nietzsche et Freud. En 1928, il publie son premier ouvrage, "Histoire de l'oeil", qui explore son fantasme morbide et sexuel pour la corrida. Dans les années 1930, il s'engage à l'extrême gauche. Il entame une amitié durable et profonde avec l'écrivain Michel Leiris, et fonde plusieurs revues, dans lesquelles il publie anonymement de nombreux textes (récits, essais, poèmes...). Ces ouvrages ont peu de retentissement de son vivant : une grande partie de son oeuvre ne sera reconnue qu'après sa mort.

En 1943, il publie "L'expérience intérieure", où il explore son mysticisme athée. Souffrant de tuberculose, il n'exerce plus en tant que bibliothécaire depuis plusieurs années. Il accepte pourtant un poste de conservateur à la bibliothèque Inguimbertine de Carpentras. Là, il fonde une nouvelle revue, avec Albert Camus et René Char. Il rencontre également Francis Ponge et Georges Braque. En 1952, il est fait chevalier de la Légion d'honneur. Georges Bataille souffre alors d'artériosclérose cérébrale. Bien que sa santé se détériore de plus en plus, il parvient à faire publier, la même année, "Le bleu du ciel", dans lequel il décrit ses tendances nécrophiles, ainsi que "La littérature et le mal" et "L'érotisme". Il meurt cinq ans plus tard, en 1962.

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 Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 25/03/1926
Mort(e) à : Clamart , le 28/02/2008

Biographie :
Michel Bataille

Il est issu d'une famille auvergnate.
Il réalise des études d'architecture à l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts. En 1947, il obtient le Prix Stendhal pour son premier roman Patrick. En 1950, après La Marche du soleil (récit d'un difficile voyage en Afrique rendant compte de nouvelles découvertes en égyptologie), il s'arrête d'écrire. Treize ans plus tard, il abandonne son métier d'architecte et se consacre à l'écriture. Il publie des romans dont une pyramide sur la mer 1965 prix des deux magots, une biographie Gilles de Rais. Il obtient la plume d'or du figaro littéraire avec L'arbre de Noël.
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sylvia
Sylvia Bataille est une actrice française, née Sylvia Maklès à Paris 17ème, et décédée à Paris 7ème.

Élève de Charles Dullin, Sylvia Bataille débute au théâtre avec le Groupe Octobre, troupe théâtrale d'agit-prop, animée par Jacques Prévert.Elle obtient ses premiers rôles au cinéma en tant que figurante dans des films muets de second ordre (La corde de chanvre, Sur la cour, 1928). Elle fait ses vrais débuts au cinéma en 1933, lorsqu'elle est choisie pour interpréter la femme de Noël-Noël dans Adémaï aviateur. Puis, elle est adoptée par le public dans Le Crime de monsieur Lange (1935)
de Jean Renoir où elle joue le rôle d'une victime naïve et candide au côté de Jules Berry. Elle tient un petit rôle dans Topaze (1936) de Marcel Pagnol et joue son rôle le plus mémorable dans Une partie de campagne (1936) de Jean Renoir. Marcel Carné la demande pour son premier long métrage, Jenny (1936), où elle fait une apparition. L'actrice tourne avec parcimonie, refusant d'entrer dans la logique du star système, mais elle joue toutefois pour Claude Autant-Lara et Marcel Lehmann dans L'affaire du courrier de Lyon, pour Jacques Feyder dans Les gens du voyage (1938) et pour Christian-Jaque dans L'enfer des anges. Elle fait sa dernière apparition sur les écrans dans Julie de Carneilhan (1949) de Jacques Manuel, puis se désintéresse du cinéma. Elle cesse définitivement de tourner en 1950.

À l'âge de vingt ans, elle épouse l'écrivain Georges Bataille avec lequel elle a une fille en 1930, la psychanalyste Laurence Bataille (morte en 1986). Georges et Sylvia se séparent en 1934 mais ne divorcent qu'en 1946. À partir de 1938, elle partage la vie du psychanalyste Jacques Lacan, avec lequel, en 1941 elle a une fille, Judith, aujourd'hui Judith Miller, psychanalyste. Sylvia Bataille épouse Jacques Lacan en 1953.

Elle est la sœur de Rose Maklès (épouse d'André Masson), de Bianca Maklès (comédienne à l'Atelier sous le nom de Lucienne Morand et épouse de Théodore Fraenkel) et de Simone Maklès (épouse de Jean Piel).

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bathoryErzébet arpente de sa beauté troublante les nuits glaciales de notre histoire, de nos légendes. Son seul nom suffit à inspirer l'épouvante, la mort, à griffer nos tympans. Pourtant connaissons-nous sa véritable histoire ? Pourquoi ce maelström de violence, de meurtre et de sang ? Depuis leurs origines, les Bathory se distinguent et forment un clan, d'un mystique qui traduisit la bible jusqu'à une comtesse se baignant dans le sang. Tous étaient tarés, cruel et luxurieux, fantasques et courageux, écrit Valentine Penrose, seule biographe de la comtesse. Famille princière de Transylvanie, descendance d'horreur dans une patrie où créatures de la nuit et vampires dansaient sur les cadavres des villageois. Le nom Bathory est sans doute d'origine allemande. Le clan a trouvé son nom vers la fin du XIIIème siècle sous le règne de Ladislas IV, où un chevalier mérita pour sa bravoure le nom de Bator, soit "le courageux".

De cette suite de portraits des Bathory se dégagent comme des émanations de folie. Les tares se transmettent, les Bathory souffrent de la goutte mais aussi d'un mal inconnu et étrange pour l’époque, l’épilepsie. Toute sa vie Erzébet se plaindra d'horribles maux de têtes. Mon époux bien aimé, je vous écris au sujet de mes enfants. Grâce à Dieu, ils vont bien mais Orsik à mal aux yeux et Kato a mal aux dents. Je vais bien, mais j'ai mal à la tête et aux yeux aussi. Erzébet, lors de la rédaction de cette lettre, n'est pas encore devenue un monstre, elle n'a que 36 ans.

Etienne Bathory, nommé prince de Transylvanie en 1571, réussit à devenir roi de Pologne le 10 juillet 1575 ; un règne de gloire et de conquêtes . Il reforma l'armée, créant la cavalerie polonaise pour contrer les attaques d'Ivan le terrible et mourut le 12 décembre 1586, épileptique... Un autre oncle, Istvan, illettré, menteur, faux monnayeur, finit ses jours dans le délire : Une folie telle qu'il prenait l'été pour l'hiver et se faisait alors voiturier en traîneau, comme par temps de neige sur des allées couvertes de sable blanc.

Gabor Bathory, cousin d'Erzébet fut Roi de Transylvanie en 1608, il se rendit célèbre pour ses débauches et son orgueil. Il commit l'inceste avec sa soeur Anna dont il eut deux enfants qui moururent avant l’âge de 12 ans . Il mourut le 27 octobre 1613, tué soit par ses ennemis, soit par une foule vengeresse. Un second Gabor, célèbre pour ses crises de possession au cours desquelles il mordait. Klara, tante d'Erzébet, "cette folle qui prenait ses amants sur tous les chemins de Hongrie et jetait dans son lit les femmes de chambre" commente Valentine Penrose. Elle épuisa quatre maris et en assassina un en l’étouffant sous un oreiller. Vers la fin de sa vie, elle entretint un jeune homme à qui elle offrit un beau château, mais un pacha fit rôtir le profiteur à la broche, quant à Klara, elle finit violée par une garnison ; elle n'en serait pas morte, mais on la poignarda pour en finir.

Enfin signalons Andreas, le cousin d'Etienne qui fut tué à coups de hache au sommet d'un glacier.
Erzébet est issue d'un mariage consanguin, Anna : sa mère, soeur d'Etienne Bathory épousa son cousin György Bathory dont elle eut quatre enfants : Istvan un fou sadique, Erzébet et enfin deux filles, Sophie et Claire. Famine et peste régnaient en maîtres, le péril turc était omniprésent, la Hongrie était un grenier qu'ils pouvaient piller à loisir.

Les paysans ne pouvaient aller travailler dans les champs qu'avec l’épée au coté et leur chevaux scellés pour s'enfuir en cas de nécessité. La guerre faisait rage, lors d'une défaite Hongroise, Soliman tint son divan sous une tente rouge où deux mille têtes coupées servaient de trophées ; ils y'avaient des têtes d’évêques, de riches mais celle du roi manquait, on ne la trouva qu'un peu plus tard dans un marais...

La sorcellerie était omniprésente car elle est la fille de la crainte et de la misère. Elle trouvait en ce chaos les forces nécessaires pour grandir, pour prospérer et ainsi étendre les monstrueux tentacules de la superstition et de la folie.

Elle naquit en 1560. Sa jeunesse se passa dans de sombres châteaux, battus par les vents d'hiver. La mélancolie et la mort furent ses compagnes de jeu. Le danger Turc préoccupait, toujours parvenaient les échos des cris des victimes, les Reines et favoris étaient décapites, assassinés. Les forces de la mort tournoyaient, telle une brume dévorante sur l'ensemble du pays.
Fiançailles à 11 ans avec un Hadasdy, grande famille de Hongrie, Ferencz était né le 6 octobre 1555, grand combattant devant l'ennemi turc, méritant pour sa bravoure le titre de Prince noir.

L'usage voulait qu'Erzébet fut élevée par sa future belle mère, une femme pudibonde qui la privera de toutes les joies de l'enfance, l’assommant de saintes lectures et de prières. Le mariage eut lieu quatre années plus tard en mai 1575, s'unissaient alors deux des plus puissantes familles du pays. Les jeunes mariés se fixèrent à Csejhhe, en un château sombre et lugubre sur une montagne désertique. C'est là qu'Erzébet passera la plus grande partie de son existence tandis que son époux guerroie. Elle s'ennuie, seule, abandonnée, elle erre parmi les longs couloirs humides et noirs du château.

Trompa t-elle son mari ? Sans doute, lors de son procès, son lesbianisme fut mis au grand jour, Valentine Penrose fait allusion à une femme mystérieuse, une initiatrice aux amours ancillaires.
Les premières manifestations de sa cruauté se manifestèrent déjà du vivant de son mari. Une parente de ce dernier fut dévêtue, enduite de miel et abandonnée un jour et une nuit dans le jardin pour que les insectes la piquent, l'une des punitions d'Erzébet ...

1579, sa belle mère meurt, c'est de cette époque que date le seul portrait, aujourd'hui disparu de la comtesse. Elle se rendit plusieurs fois à Vienne, déjà le surnom de Blutgräfin, (la comtesse sanglante) circulait. On racontait des histoires de sang coulant dans la capitale, de cris des filles assassinées.

Vers la fin du XVIème siècle, le couple acquit une vieille bâtisse, il semble que son sadisme ne connut plus de bornes. La nuit se gonflait de hurlements et, chaque matin, Illona et Darko son aide jetaient dans la rigole des baquets d'eau rougies. C'est aussi dans cette maison qu'il fallait verser des cendres tout autour de son lit ; car les flaques de sang, dans sa chambre étaient si vastes, qu'elle ne pouvait les franchir pour aller s'étendre. A cette remarque de Valentine Penrose s'ajoute celle d’ Ilona : Même en son palais de Vienne, la comtesse cherchait un endroit où pouvoir les torturer à l'abri ; il fallait toujours laver les murs et le plancher .

Les séjours dans cette bâtisse de l'horreur furent toujours exceptionnels. Trois enfants pourtant naquirent, elle sut toujours rester une mère aimante et attentive. Les années passèrentt, contre l'ennui, contre le temps qui passe, Erzébet veut rester jeune et belle. A cinquante ans, aux dires des témoins, elle présentait un aspect de jeunesse presque effrayant, une pâleur laiteuse qui fascinait et épouvantait à la fois. Le 4 janvier 1604, son époux meurt, Erzebet est de nouveau seule, veuve. Des lors elle se montrera impitoyable, cette situation lui apporta des forces nouvelles. Les complices redoublent d'effort pour apporter d'autres victimes, en échange de nourriture ou de récompenses, des complices au sein des villages apportent de pauvres jeunes filles à l'ogresse. La rumeur gonfle, hurle, trop de filles disparaissent ...

Ujuary Janos, surnommé Ficzko, un bossu idiot à la fois servile et sadique, il n'avait pas 20 ans lorsqu'il fut condamné. Jo Ilona entra quant à elle en 1591. Ce fut la nourrice des enfants de Bathory. On la décrit grande, forte, laide et répandant une horrible odeur propre aux femmes qui ne se lavent pas. Dorotya Szentes, surnommée Dorko, spécialisée dans les incantations et les envoûtements. Kandoska, ivrognesse ayant pour mission de parcourir le pays. Enfin, Katalin Beneizky qui devait faire disparaître les cadavres. Celle qui sans conteste libéra la folie meurtrière de Bathory fut Anna Darvulia, Ficzko lors du procès avoue que seulement après l'arrivée de Darvulia, les tortures devinrent plus cruelles.

Selon Valentine Penrose, elle fut celle qui initia Erzébet aux jeux les plus cruels, qui lui apprit à regarder mourir. En 1609, lorsque les soupçons se firent plus fort autour de Bathory, la sorcière s'enfuit dans la foret, nul ne la revit jamais. Quelle sont les parts de responsabilités de cette galerie d'horreur ? Quelle est le rôle exact d'Erzébet ? l'histoire restera silencieuse comme un tombeau...

Lors de son interrogatoire Ficzko déclara : Elles attachaient les mains et les bras très serrés avec du fil de fer, et les battaient à mort, jusqu’à ce que tout leur corps fut noir comme du charbon et que leur peau se déchirât. Dorko quant à lui déclara : Les doigts étaient coupés un à un avec des cisailles, Ilonna apportait du feu, faisait rougir les tisonniers, les appliquait sur la figure, le nez, et la bouche. Quelquefois les filles étaient laissé sans nourriture et sans eau durant plusieurs jours. Ilona donne des précisions : La maîtresse avait fait chauffer à blanc une clé et brûlé grâce à elle la main des jeunes filles. Elle faisait de même avec des pièces de monnaie que les jeunes filles avaient trouvées sans les rendre à la maîtresse

Noël 1610, des personnalités avaient demandé accueil à Erzébet, parmi les hôtes, l'Empereur d'Autriche, le palatin Gÿorgy Thurzo, demandèrent officiellement l'asile, en fait devant les rumeurs, Thurzo se livrait à une enquête, il interrogeait, il cherchait .
Vienne l'autorise enfin à une perquisition. La fouille fut accablante, du sang, des corps, l'horreur.

Dans une cellule, le bétail qui attendait les prochaines séances de massacre, elles dirent qu'elles avaient avalé la chair grillée de leurs compagnes mortes ; unique nourriture. On découvrait dans son propre appartement des pentacles et tout un appareil pour des messes impies ainsi que des escaliers secrets menant à des cachots ou à la salle de torture.

La sentence est douce, Thurzo la condamne : Erzebet, tu es comme une bête. Tu vis tes derniers mois. Tu ne mérites pas de respirer l'air de cette terre, ni de voir la lumière de Dieu ; tu n'es plus digne non plus d'appartenir à la société humaine. Tu vas disparaître de ce monde et tu n'y rentreras jamais, les ténèbres t'entoureront. Je te condamne à la prison éternelle dans ton propre château.

On décide de cacher l'affaire dans l’intérêt des descendants, Bathory est une famille puissante et connue, le Roi n'approuve pas, le procès se déroula à Biese entre les 2 et 7 janvier 1611. Attendu que ses complices étaient Ficzko, Jo Ilona et Dorko, et que ces crimes demandent châtiment, nous avons décidé qu'à Jo Ilona, puis à Dora Szentes, les doigts seront arrachés par les pinces du bourreau ; elles seront ensuite jetées vivante dans le feu. Ficsko vu son âge eut droit à une peine plus modéré, il sera décapité avant que son corps ne soit jeté au feu.

Le roi voulut l’exécution d'Erzébet mais une fois encore Thurzo se defendit en rappelant la grandeur des familles qui se terraient derrière le nom de Bathory. Enfin en avril, sans doute sous la pression de la cour royale, on confirma la sentence de Thurzo, la prison perpétuelle.
Erzebet fut emmurée, des maçons bouchèrent les fenêtres, hormis quelques centimètres carrés. Durant trois ans et demi, elle vécut ainsi dans cette lugubre lueur de puits.

Elle mourut le 21 août 1614. Deux témoins attestent de sa mort, la nouvelle recrue qu'on avait mise de garde, curieuse de voir cette goule que l'on disait d'une si grande beauté, jeta un coup d'oeil par l'ouverture et la vit, allongée sur la face immobile ....

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Jean Batigne, né en 1933 à Paris et mort le 2 décembre 2015 à Lansargues (Languedoc-Roussillon) , est un percussioniste et compositeur français, fondateur des Percussions de Strasbourg.

Élève du Conservatoire national supérieur de musique de Paris à partir de 1947, il obtient un premier prix de solfège et de percussion en 1951. En 1952, il devient timbalier solo à l'Orchestre philharmonique de Strasbourg et professeur au Conservatoire à rayonnement régional de Strasbourg.

Après une rencontre déterminante avec Pierre Boulez, en 1959, Jean Batigne fonde les Percussions de Strasbourg en 1961 avec cinq autres percussionnistes issus de l’Orchestre municipal de Strasbourg et de l’Orchestre de l’ORTF. Il dirige ce groupe jusqu’en 1982 et participe à la création d’une centaine d’œuvres pour percussions.

En 1983, il crée un nouveau groupe, Alsace Percussions, avec de jeunes musiciens et se tourne vers les musiques ethniques, traditionnelles et jazz.

Jean Batigne a composé plusieurs œuvres pour percussions, cuivres et synthétiseurs ainsi que des œuvres symphoniques et des concertos. Il écrit un spectacle de ballet dans le cadre d’une commande de la Ville de Strasbourg pour le bimillénaire de la ville en 1988 et Jeux et Lumières, pour la cathédrale de Strasbourg en 1991. Il est l’auteur une méthode : Les Timbales françaises.

Jean Batigne prend sa retraite en 1994, et s’installe dans le Sud de la France.

Jean Batigne est mort le jeudi 2 décembre 2015 à l'âge 82 ans.

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Fulgencio_Batista,_president_of_Cuba,_1952

Fulgencio Batista y Zaldívar est né à Banes dans la province de Santiago (maintenant Oriente) à Cuba le 16 janvier 1901, moins de 3 ans après que sa terre natale fut libérée de l'emprise espagnole et moins de deux ans avant qu'elle devienne une république indépendante. Son père, Belisario Batista Palerma, était un simple paysan. Ses deux parents sont morts avant qu'il atteigne l'âge de 13 ans. Il quitta alors l'école pour devenir apprenti couturier. Fulgencio travailla dans des productions de cannes à sucre pour ensuite étudier dans le but de devenir barbier. Finalement, il s'engagea dans l'armée à l'âge de 20 ans.

Alors que Fulgencio était un simple sergent de l'armée, il joua un rôle décisif dans le coup d'État de 1933, fut nommé chef d'état-major et, dès ce moment, devint en fait maître du pouvoir, sous les présidents Carlos Mendieta et Miguel Mariano Gomez, dont il avait assuré l'élection. Élu lui-même président en 1940, il introduisit une Constitution modelée sur celle des États-Unis et dut accepter, en 1944, des élections libres qui le chassèrent du pouvoir au profit de son vieil adversaire, Ramón Grau San Martín. Fulgencio Batista prit ses distances durant les huit années qui suivirent, se réfugiant aux États-Unis de 1945 à 1949. En 1952, prenant le pouvoir par un coup d'État, il se proclama président et suspendit la constitution. Son mandat fut renouvelé en 1954 après des élections truquées et il établit dès lors sa dictature.

Ses excès dictatoriaux provoquèrent plusieurs révoltes, la plus importante dirigée par le révolutionnaire Fidel Castro, qui finit par renverser le gouvernement de Batista le 1er janvier 1959. Batista passa le reste de sa vie en exil d'abord au Portugal puis en Espagne, où il mourut le 6 août 1973.

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 "Uncle" Lionel Batiste est un chanteur et musicien de jazz et de blues américain, né le 1er février 1931 à La Nouvelle Orléans en Louisiane, et mort le 8 juillet 2012. Il commence sa carrière de musicien à l'âge de onze ans à la batterie avec le "Square Deal Social & Pleasure Club". Il est actuellement le percussionniste, le chanteur et l'assistant du leader du Treme Brass Band. Il est un des models de musicien et de vie du trompettiste Kermit Ruffins.

Comme bon nombre de musiciens de la scène locale, il participe à la série HBO de David Simon: Treme.

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 Stiv Bators, né Steven John Bator, était un chanteur punk américain né le 22 octobre 1949 à Youngtown, Ohio, États-Unis et décédé le 3 juin 1990 à Paris.

Bators fut le chanteur du groupe The Dead Boys de 1975 à 1979. Il a côtoyé durant cette période de nombreux artistes underground de la scène New-Yorkaise comme Joan Jett ou encore Johnny Thunders. Par la suite, il fonda The Wanderers en Angleterre, puis Lords of the New Church en compagnie d'anciens membres de Sham 69 et The Damned.

Dans sa carrière de rocker international, Stiv Bators a également joué en compagnie de Dee Dee Ramone au sein de Frankenstein puis The Whores of Babylon.

Stiv Bators a également enregistré deux disques solos : Disconnected en 1980 et The Lord and The New Creatures, ou on retrouve les prémices des Lords of the New Church ainsi que son admiration pour Jim Morrison.

Côté cœur, Stiv vécut une courte romance avec Bebe Buell, la mère biologique de Liv Tyler, au début des années 80.

Stiv Bator est aussi apparu au cinéma dans le film Polyester, du réalisateur John Waters.

Il est décédé après avoir été heurté par un taxi à Paris, en France, le 3 juin 1990. Grand fan de Jim Morrison, l'urne funéraire a été déposée sur la tombe du leader des Doors. Ses cendres auraient ensuite été dispersées sur le marbre du Père-Lachaise mais le réalisateur John Waters avoua plus tard que la petite amie parisienne de Stiv, Caroline Warren, lui dévoila qu'elle avait sniffé une partie des cendres afin d'être toujours proche de lui.

Après sa mort des personnalités tel que John Waters, Iggy Pop, Johnny Thunders et Lydia Lunch lui rendirent un hommage appuyé.

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 Leon Battista Alberti (né le 18 février 1404 à Gênes – mort le 25 avril 1472 à Rome) est un grand humaniste: écrivain, philosophe, peintre, mathématicien, architecte, théoricien de la peinture, de l’architecure et de la sculpture, ainsi que de la grammaire, de la cryptographie, etc. de la Renaissance.

Alberti est né à Gênes, fils naturel de Lorenzo degli Alberti, descendant d'une célèbre lignée de banquiers et marchands florentins (les Alberti). Sa mère, Bianca Fieschi, d'une des familles génoises les plus nobles et connues de l'époque, avait déjà eu de Lorenzo Alberti un fils, Carlo, né selon toute probabilité en 1402, deux ans avant Battista; elle allait par ailleurs mourir dès 1406, ne laissant à ses enfants presque aucun souvenir. Battista, qui choisira plus tard de s'appeler aussi Leon ou Leone, en hommage sans doute à la ville, Venise, dans laquelle il allait passer l'essentiel de son enfance, se forma principalement à Padoue, à la célèbre école de Gasparino Barzizza, puis à Bologne, où il étudia notamment le droit. Après la mort de son père, en 1421 à Padoue, il se consacre aux lettres et aux arts (studia humanitatis) refusant de s'engager dans ce qui avait fait la fortune de la famille, c'est-à-dire le commerce et la banque (les Alberti étaient les banquiers des papes à la fin du XIVe et au début du XVe siècle). Au début des années 1430, à Rome, Battista entre au service du patriarche de Grado / Aquileia Biagio Molin ou da Molin, alors secrétaire d’État au Vatican, prend vraisemblablement les ordres mineurs et devient « abréviateur apostolique », c'est-à-dire rédacteurs des brefs pontificaux; il reçoit par ailleurs quelques bénéfices ecclésiastiques à l'intérieur du territoire florentin ; . C'est d'abord grâce aux lettres qu'il se fait reconnaître et apprécier, en suscitant toutefois à Florence (qu'il visite pour la première fois en 1434- 1435), l'hostilité, voire l'ostracisme. Il est vrai que dans ses écrits satiriques (Momus, Intercœnales, etc.), Alberti n'hésite pas à s'en prendre au milieu humaniste et à la curie romaine avec un ton mordant et une verve qu'on ne retrouvera pas de sitôt dans la littérature mondiale.

Le premier document qui prouve qu'Alberti est impliqué dans un chantier architectural date vraisemblablement de 1454 (lettre à Matteo de' Pasti, directeur du chantier du Tempio malatestiano à Rimini). Alberti obtient alors véritablement la reconnaissance, et même la gloire qu'il recherchait sans doute. En 1468, un arbitrage en sa faveur lui permet de prendre possession d'une partie de la tour ancestrale des Alberti à Florence, le palais où son grand-père Benedetto avait demeuré en Santa Croce ; il gardera toutefois sa résidence principale à Rome et de très nombreux liens aussi bien professionnels que d'amitié en plusieurs villes d'Italie du Nord (Venise, Mantoue, Ferrare, Urbino, Bologne…), ainsi qu'à Naples et jusqu'en Sicile. Sa place est alors celle d'une autorité intellectuelle et morale reconnue. Il meurt à Rome, quelques mois après avoir fait visiter les ruines romaines au jeune Laurent le Magnifique.

C'est une des figures les plus importantes de la Renaissance, grand écrivain et philosophe, en latin comme en volgare , premier théoricien de la perspective et plus généralement des arts. Au service du pape Eugène IV, il en suivit les déplacements dans plusieurs villes de l'Italie du centre et du nord (Florence et Ferrare, notamment) pendant une dizaine d'années, de 1434 à 1443 environ. Pendant cette période, il tente en particulier de promouvoir à Florence la littérature en volgare; c'est ainsi qu'il y organise en octobre 1441 un concours de poésie en volgare, le certame coronario, destiné dans son projet à renforcer le prestige de la nouvelle langue; l'échec de sa tentative, dû à l'hostilité des intellectuels humanistes qu'il venait de défier, le pousse vers d'autres territoires, et particulièrement vers des travaux de génie et vers l'architecture. Revenant à Rome, il rédige la Descriptio Urbis Romae, premier plan « scientifique » d'une ville. À partir de l'art de l'antiquité, il élabora la théorie de la beauté en tant qu'harmonie, exprimable mathématiquement dans ses parties et son tout ; ainsi, la base de la projection architecturale se trouve dans la « proportionnalité » des édifices romains. Cette vision harmonique est présente dans toutes ses œuvres.

Cristoforo Landino raconte, dans, ses Quæstiones camaldulenses, que quelques amis, Laurent et Julien de Médicis, Alemanno Rinuccini, Pietro Acciaioli, etc., retirés pendant les chaleurs de l'été dans une villa près du couvent des Camaldules, apprirent à l'improviste l'arrivée d'Alberti, descendu chez Marsile Ficin. Ils résolurent de ne pas retourner pour quelques jours à Florence, afin de jouir plus complètement de la présence du grand humaniste. Le temps se passa en longues causeries, « dans une prairie arrosée d'un ruisseau, à l'ombre d'un platane ». Tous ces Platoniciens de la Renaissance, groupés autour d'Alberti, écoutèrent disserter du souverain bien, de la vie contemplative et de la vie active, des allégories de Virgile, tout cela, écrit Landino, « memoriter, lucide ac copiose. » Il est certain que Landino connaissait bien Alberti, mais il est tout aussi certain que le portrait qu'il dresse de sa pensée dans les Disputationes camaldulenses, quelques années après sa mort, n'a pas grand-chose à voir avec ce qu'Alberti a exprimé dans ses œuvres écrites. Pire, cette image romancée a poussé les historiens vers une interprétation platonicienne de la pensée d'Alberti qui est aux antipodes du réalisme presque aristotélicien de cette pensée.

Alberti rédige un essai qui analyse les fréquences de lettres dans les phrases latines et italiennes, et démontre leur impact dans le déchiffrement. Cette étude passe pour le premier véritable ouvrage de cryptanalyse du monde occidental. Il invente le cadran chiffrant. Il s'agit de la réunion de deux disques, le plus grand fixe et le petit mobile, marqués des lettres de l'alphabet et de chiffres, dont on modifie l'alignement. Chaque nouvelle position du disque amène de nouvelles équivalences, ce qui inaugure la méthode de la substitution polyalphabétique. Il améliore sa découverte pour proposer le surchiffrement codique, une révolution qui ne sera comprise qu'au XIXe siècle.

Grand ingénieur de la Renaissance, il imagina le premier anémomètre en 1450. Il utilise une plaque mobile tournant autour d’un axe horizontal pour estimer la force du vent, l’angle formé entre la palette et la verticale (position repos) permettant d’évaluer la force du vent.

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 Nationalité : Belgique
Né(e) à : Malines , le 22/01/1913
Mort(e) à : Louveciennes (Yvelines) , le 21/09/2012
Biographie :

Henry Bauchau est un poète, romancier, dramaturge et psychanalyste belge, de langue française.

Il naît dans une famille de la haute bourgeoisie belge. Sa petite enfance est marquée par l'invasion allemande et l'incendie de la maison de ses grands-parents maternels à Louvain par les soldats germaniques. Le romancier évoquera ce drame dans "L'Incendie Sainpierre". Il fait des études de lettres à la Faculté Saint-Louis, puis de droit à l'université de Louvain. Il est séduit par les idées pacifistes dans les années vingt et trente, il écrit des articles en particulier dans "Cité chrétienne".

Avant d'être mobilisé en 1939, il exerce des activités dans le journalisme et milite dans des mouvements de jeunesse chrétienne. Durant ces années de guerre il a nourri une passion partagée avec une femme mariée comme lui à quelqu'un d'autre. Pendant la guerre, de juillet 40 à juin 43, il sera responsable du Service des volontaires du travail pour la Wallonie (SVTW), avant de rejoindre un mouvement de Résistance armée. Son action dans le cadre du SVTW sera jugée négativement par un tribunal militaire, à la libération. Déçu, il s'éloignera de son pays et vivra en Suisse et en France. De 1947 à 1951, Bauchau entreprend une psychanalyse auprès de l'épouse du poète Pierre Jean Jouve. Cette analyse marquera profondément sa pensée.

C'est en 1958 qu'il publie son premier recueil de poèmes, "Géologie", qui obtient le prix Max Jacob. En 1960, Ariane Mnouchkine monte sa pièce "Gengis Khan" aux Arènes de Lutèce. Entre-temps, il voyage et sa vie se partage entre la France, la Suisse et la Belgique ; entre l'enseignement, la psychanalyse (à Paris, avec Conrad Stein) et l'écriture ; entre succès et difficultés financières. "Essai sur la vie de Mao Zedong" lui demande huit ans de travail et est publié en 1982.

Enfin, il commence son cycle mythologique et donne successivement "Œdipe sur la route" (1990), "Diotime et les lions" (1991) et "Antigone" (1997). Parallèlement, la publication de son "Journal" (1989-1997) éclaire la création, permet de comprendre l'importance que représentent pour l'écrivain la poésie, les rêves, l'inconscient et l'écriture. 

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baudelaire

 Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 09/04/1821
Mort(e) à : Paris , le 31/08/1867
Biographie :

Charles Pierre Baudelaire est un poète français.

Après la mort de son père, sa mère se remarie avec le chef de bataillon Jacques Aupick; il ne pourra jamais supporter cet événement qui l'éloigne de sa mère, vu ses divergences avec son beau-père. Ce dernier l'envoie dans un voyage vers les Indes qui ne s'achèvera pas, mais trouvant un exil marquant aux îles Mascareignes.

De retour en France, il aura une liaison avec Jeanne Duval, la mulâtresse. Puis connaîtra les paradis artificiels (opium et haschisch...). Dans l'année 1848, il commence à traduire Poe qu'il admire beaucoup.

Son recueil des "Fleurs du mal" est poursuivi pour offense à la morale religieuse et outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs. Baudelaire se vit reprocher son écriture et le choix de ses sujets. Il ne fut compris que par quelques-uns de ses pairs. Barbey d'Aurevilly voyait en lui «un Dante d'une époque déchue». A travers ce recueil, Baudelaire a tenté de tisser et de démontrer les liens entre le mal et la beauté, le bonheur et l'idéal inaccessible, la violence et la volupté, mais aussi entre le poète et son lecteur.

Il laissera, outre "Les Fleurs du Mal", "Le Spleen de Paris", recueil de poèmes en prose inspiré du "Gaspard de la nuit" d'Aloysius Bertrand. En dehors de son oeuvre poétique, on mentionnera ses essais de critiques littéraires et d'art ("L'Art romantique", 1852) et des œuvres comme "Les Paradis artificiels", "Mon cœur mis à nu" ou encore "Fusées".

On compte parmi ses relations proches Edouard Manet, Théophile Gautier ou encore Gérard de Nerval. Bien que romantique, il était un admirateur de la précision d'observation de l'oeuvre d'Honoré de Balzac.

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baudis

 Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 14/04/1947
Mort(e) le : 10/04/2014
Biographie :

Dominique Baudis, né le 14 avril 1947 à Paris, est un journaliste, écrivain et homme politique français.
Il est actuellement Président de l'Institut du monde arabe et député européen PPE de la circonscription Sud-Ouest de la France.
Fils de l'homme politique Pierre Baudis, il effectue ses études au collège du Caousou à Toulouse, puis à Paris, et obtient son diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris.
En 1965, Dominique Baudis devient responsable du mouvement des Jeunes démocrates, et en 1971, il part au Liban et devient journaliste de radio et de télévision à Beyrouth jusqu'au début de la guerre civile libanaise en 1975. Il devient ensuite correspondant de TF1 (alors chaîne publique) pour le Proche-Orient. Sa carrière journalistique l'amène à devenir grand reporter pour TF1 de 1976 à 1977, puis présentateur du journal télévisé de 20h de la même chaîne de 1978 à 1980, avant de devenir celui de FR3 jusqu'en 1982.
En 1983, son groupe le Centre des démocrates sociaux, composante de l'UDF, gagne les élections communales : il est élu maire de Toulouse, prenant la succession de son père, Pierre Baudis (maire de 1971 à 1983). En 1984, il est aussi élu au Parlement européen pour quatre ans.
En 1994, il conduit la liste UDF-RPR qui recueille 25,58 % et arrive en tête des élections européennes. En 1998, il devient membre du bureau politique et du conseil de la présidence de l’UDF. En mai 2000, succédant à Alain Peyrefitte, il devient pour un an le président du comité éditorial du quotidien français Le Figaro. Il en démissionne, comme de tous ses mandats électifs, lorsque le président de la République Jacques Chirac lui propose de devenir Président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Il laisse également ouverte sa succession au poste de maire de Toulouse, qui sera gagnée par Philippe Douste-Blazy aux élections municipales suivantes. Sa présidence a été marquée par le lancement de la Télévision numérique terrestre (TNT) en 2005 et la lutte contre la pornographie.

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baudouin

 Baudouin (Boudewijn en néerlandais, Baldwin en anglais), Albert, Charles, Léopold, Axel, Marie, Gustave (Château du Stuyvenberg, le 7 septembre 1930 - Motril, Espagne, 31 juillet 1993), cinquième roi des Belges, du 17 juillet 1951 au 31 juillet 1993. Second enfant et premier fils de Léopold III et de la reine Astrid. Titré comte de Hainaut alors que son père était encore duc de Brabant. Il est le frère du roi Albert II (né en 1934) et de la grande-duchesse Joséphine-Charlotte de Luxembourg (1927-2005).

Son enfance est marquée par la mort accidentelle de sa mère, alors qu'il n'a que 5 ans, puis par la Seconde Guerre mondiale, vécue en France, en Espagne, puis entre Bruxelles et Ciergnon, dans les Ardennes. Juste après le Débarquement, la famille royale est internée en Allemagne, puis en Autriche, où elle fut libérée le 7 juin 1945 par les troupes américaines. Commence alors la « question royale » qui oblige la famille royale à s'exiler en Suisse jusqu'en juillet 1950.

Si la consultation populaire de mars 1950 montre une volonté des Belges de voir revenir le roi Léopold III, les résultats sont fort différents au Nord et au Sud du pays. Devant la violence opposant « léopoldistes » et « anti-léopoldistes », le roi se retire et fait nommer Baudouin, Prince royal, le 11 août 1950. À l'abdication de son père le 16 juillet 1951, Baudouin devient le cinquième roi des Belges, le 17 juillet 1951, à presque 21 ans.

C'est seul et triste que le roi Baudouin commence son règne. En Belgique, ces années sont marquées par la question scolaire qui opposent les partisans de l'école libre et ceux de l'enseignement officiel. Sur le plan international, c'est la création de la CECA (en 1951) et de la Communauté économique européenne (en 1957), de l'Exposition universelle de Bruxelles (en 1958) et, surtout de l'indépendance du Congo belge, le 30 juin 1960).

En effet, 4 ans après son voyage triomphal au Congo, le Roi Baudouin annonce, en 1959, l'intention du Gouvernement d'accorder l'indépendance au Congo. Le 30 juin 1960, le Roi assiste à la transmission des pouvoirs à Léopoldville.

Si la Belgique est une monarchie parlementaire où le roi ne peut exprimer publiquement d'opinion qu'avec l'accord du gouvernement, Baudouin Ier a eu une influence certaine sur les gouvernements qui se sont succédé pendant ses 42 années de règne.

C'est sous son règne que, de réforme de l'État en réforme de l'État, la Belgique devint un État fédéral. Si Baudouin a toujours défendu l'unité de la Belgique, il ne put empêcher les querelles linguistiques et la création d'une frontière linguistique, de 3 régions et de 3 communautés.

Mais il n'est pas toujours facile de concilier sa conscience personnelle et son devoir royal. Ainsi, en 1990, il refuse de sanctionner une loi proposant la dépénalisation conditionnelle de l'avortement. Sur demande du roi et sur la base de l'article 82 de la Constitution, le Conseil des ministres constate alors que le roi est « dans l'impossibilité de régner » ce qui permet de sanctionner la loi le 3 avril 1990, avant de rétablir le roi dans ses fonctions le 5 avril. Beaucoup de Belges ont considéré cette astuce comme non-légale puisque la Constitution n'envisage que les cas de maladie ou d'éloignement physique du roi.

Le 15 décembre 1960, il épouse doña Fabiola de Mora y Aragón (qui devient ainsi la reine Fabiola). Le mariage est célébré à la cathédrale Saint-Michel-et-Gudule à Bruxelles et est retransmis à la télévision, une première pour un mariage royal en Belgique. De cette union, aucun héritier ne naîtra. Son neveu, le prince Philippe est pressenti pour lui succéder et est formé en ce sens, laissant croire que le prince Albert ne monterait jamais sur le trône.

En 1976, lors des célébrations des 25 ans de son règne, la Fondation Roi Baudouin est créée à l'aide des fonds récoltés. Elle a pour objet d'améliorer les conditions de vie de la population sur les plans économique, social, culturel et scientifique.

Le 31 juillet 1993, le roi meurt d'un arrêt cardiaque lors de vacances à Motril, en Espagne. C'est son frère Albert II qui lui succède sur le trône de Belgique le 9 août 1993. De nombreux Belges lui rendront hommage. Ses funérailles rassemblent un grand nombre de chefs d'État du monde entier : de la reine Élisabeth II du Royaume-Uni à l'empereur Akihito du Japon, en passant par le président français François Mitterrand. La reine Fabiola, très pieuse, souhaitant une messe de gloire et d'espérance, était habillée de blanc, couleur traditionnelle de deuil des souverains catholiques.

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baudrillard

 Nationalité : France
Né(e) à : Reims , le 27/07/1929
Mort(e) à : Paris , le 6/03/2007
Biographie :

Jean Baudrillard est un sociologue et philosophe français, né le 27 juillet 1929 à Reims et mort le 6 mars 2007 à Paris. Sa pensée a fortement évolué depuis la publication, à la fin des années 1960, du Système des objets et de La Société de consommation, pour se concentrer sur la notion de « disparition de la réalité ».

D'origine paysanne, il est fils unique et son père est gendarme. Remarqué à l'école primaire par ses instituteurs, ceux-ci l'aident à intégrer le lycée et à devenir boursier. C'est au lycée Henri-IV à Paris, où il prépare le concours d'entrée à l'École normale supérieure, qu'il fait sa première rupture radicale, à la fois amicale, amoureuse, studieuse et révolutionnaire, en tournant le dos au concours, pour aller s'établir comme ouvrier agricole puis maçon à la tâche, dans la région d'Arles. Il est ainsi considéré comme le premier intellectuel « établi » de France.

À son retour, il finit ses études supérieures à l'université des langues de la Sorbonne, et obtient le CAPES en allemand. Nommé successivement dans différents lycées en France, puis lecteur résident des universités en Allemagne et lecteur de littérature allemande aux éditions du Seuil, il traduit plusieurs ouvrages, notamment avec Gilbert Badia Dialogue d'exilés de Bertolt Brecht, pour l'Arche, Marat-Sade de Peter Weiss, d'autres avec Gilbert Badia, Henri Auger, et Renée Cartelle, pour les Editions Sociales, ainsi que L'Idéologie allemande de Karl Marx. Il traduit également les poèmes de Hölderlin qui resteront inédits jusqu'à leur publication dans Les cahiers de l'Herne, en 2005. Il publie plusieurs articles critiques en littérature internationale dans Les Temps modernes.

De son premier mariage avec Lucile, il a deux enfants, Gilles et Anne. En pleine guerre d'Algérie, sa paternité lui vaut de rester dans la région parisienne pendant son service militaire, comme archiviste au Centre du cinéma des armées (où il rencontre l'acteur Jean-Louis Trintignant) 

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baudry

Nationalité : France
Né(e) : 1930
Biographie :

Jean-Louis Baudry est né en 1930.
Son premier roman, le Pressentiment (1962), impose un réalisme subjectif d'inspiration proustienne. Le suivant, les Images (1963), change radicalement de manière : l'abandon du psychologisme et l'absence d'intrigue inscrivent cette « chanson de geste de la conscience » dans la mouvance du Nouveau Roman. Personnes (1967) coïncide avec la fin d'une analyse et le début de l'écriture textuelle (la « Création », 1971), influencée par Tel Quel, dont l'auteur est membre de 1962 à 1975. Sa réflexion sur l'Effet-cinéma (1976), nourrie de Husserl et de Lacan, et Proust, Freud et l'Autre (1984) réaffirment le travail « d'une parole qui se cherche », avant le renouvellement de Personnages dans un rideau (1991), notamment confirmé par A celle qui n'a pas de nom (2000).

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baudry 1

 Hervé Baudry (né en 1962 et mort le 5 juin 2016) était un dessinateur qui collaborait avec plusieurs médias, dont Public Sénat, Rue89 ou Le Monde.fr pour qui il dessinait l'actualité politique avec humour.

Hervé Baudry est mort le dimanche 5 juin 2016 à l'âge de 54 ans. La chaîne Public Sénat annonce dès ce jour qu'un hommage serait rendu dans l'émission "On va plus loin" lundi soir 6 juin 2016.

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bauer

 John Bauer, né en 1882 et décédé en 1918 est un artiste, peintre et illustrateur suédois surtout connu pour Bland Tomtar och Troll (Parmi des Lutins et des Trolls), un livre de contes pour enfants édité en Suède à partir de 1907.

Se sentant trop à l'étroit dans son travail d'illustrateur, John Bauer s'orienta à partir du début de la Première Guerre mondiale vers le Cubisme.

Il est mort à 35 ans avec son épouse et son fils, tous trois noyés dans le lac Vättern lors d'un voyage en ferry vers Jönköping, la ville natale de John Bauer.

Son influence peut être perçue dans l'œuvre des illustrateurs Arthur Rackham, Kay Nielsen, Brian Froud, Pascal Moguérou, Jean-Baptiste Monge.

Bauer disait souvent que la forêt nourrissait son imagination et il a excellé dans la représentation de ces entrelacements de vieilles souches d'arbres moussus et d'éboulis de roches sur une terre aux lignes sinueuses.

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bauer 1

 Nationalité : France
Né(e) à : Marseille , le 24/02/1943
Mort(e) à : Montargis, Loiret , le 07/08/2011
Biographie :

Charlie Bauer est un militant révolutionnaire d'extrême gauche.

Adhérent des Jeunesses communistes, il rompt avec celles-ci au moment du vote par le PCF de crédits militaires pour la guerre d'Algérie. Il soutient dès lors le Front de libération nationale.

À la fin des années 1970, il fonde avec Pierre Goldman un groupe antifasciste.

Arrêté, il est condamné à plusieurs reprises pour des vols, qu’il considère comme une « pratique politique ». Durant son incarcération au quartier de haute sécurité de la prison de la Santé dans les années 70, il rencontre Jacques Mesrine, dont il devient le complice.

Charlie Bauer a passé vingt-cinq ans de sa vie en prison, dont neuf en Quartier de haute sécurité. Il passe par Paris, Marseille et Lisieux où il rencontre sa femme, Renée, professeur de philosophie.

Lors de son séjour en prison, il passe deux licences universitaires, en psychologie et en philosophie, et un doctorat d’anthropologie sociale.

Libéré en 1988, Charlie Bauer rédige deux ans plus tard une autobiographie, Fractures d'une vie, qui se vend à 150 000 exemplaires.

Il est conseiller technique sur le film Mesrine en 2008 ; son personnage est interprété par Gérard Lanvin. Il est aussi acteur pour l'adaptation théâtrale de Récits de la Kolyma, de Varlam Chalamov. 

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Erik Bauersfeld (né le 28 juin 1922 et mort le 3 avril 2016) était un acteur américain, doubleur et animateur de radio. Il était la voix de l'Amiral Ackbar dans la saga Star Wars.

Erik Bauersfeld est mort le dimanche soir 3 avril 2016 à Berkeley (Californie, USA), à l'âge de 93 ans (décès annoncé par son manager sur le site américain The Hollywood Reporter).

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baujoud

Martine Baujoud, alias Martine Projoud, de son vrai nom Martine Braujou, née le 13 février 1949 à Menton et morte le 27 juillet 1990 à Montpellier, est une chanteuse française qui est apparu sur le Jeu de la Chance (Télé-Dimanche) et a gagné pendant deux semaines. Avec Henri Daguerre, bassiste pour Enrico Macias, avait un fils Yannick Daguerre, décédé en 2011 (40 ans) et une belle-fille Catherine Daguerre Lacombe.

Après 9 années d’enregistrement entre 1967 et 1975, elle était revenue à la télévision, dans La chance aux chansons, vers 1990.

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baumel

Jacques Baumel est un homme politique français. Il est né le 6 mars 1918 à Marseille, et décédé le 17 février 2006 à Rueil-Malmaison. Il fut résistant, député, sénateur, important dirigeant du mouvement gaulliste, secrétaire d'État et maire de Rueil-Malmaison.

Après des études de médecine, Jacques Baumel prend part à la Résistance et dirige le mouvement Combat à Marseille. En 1943, il est secrétaire général des Mouvements unis de Résistance. Il participe en 1945 à la fondation de l'UDSR (Union démocratique et socialiste de la Résistance). Il siège à l'Assemblée consultative provisoire. En 1945, il est élu député de la Moselle à la Première Assemblée nationale constituante, est élu dans la Creuse à la Deuxième Assemblée mais est battu lors des élections à l'Assemblée nationale de 1946. Il a présidé le groupe parlementaire de l'UDSR. Il participe à l'essor du Rassemblement du peuple français dès sa fondation en 1947.

Sénateur de 1959 à 1967, il est l'un des adjoints des secrétaires généraux de l'Union pour la Nouvelle République (UNR). Il se rend aux États-Unis et étudie la campagne de Kennedy en 1960. Il accède au secrétariat général du mouvement gaulliste après le succès remporté par l'UNR-UDT en novembre 1962 et assume cette fonction jusqu’en 1967. Il est élu lors des neuf élections à l'Assemblée nationale dès 1967 et siège au Palais-Bourbon jusqu'à 2002.

Jacques Baumel est secrétaire d'État auprès du Premier ministre Jacques Chaban-Delmas du 20 juin 1969 au 5 juillet 1972. Maire de Rueil-Malmaison, une ville de province aux portes de Paris, selon son expression, de 1971 à 2004, il est à l'origine de Rueil 2000 (aujourd'hui Rueil-sur-Seine). Il pratique une politique active de jumelages avec nombre de cités étrangères (19 en tout). Sa politique municipale favorise l'implantation de sièges sociaux d'importantes entreprises françaises et étrangères. Les crèches sont particulièrement développées dans sa ville. Une médiathèque inaugurée en 2002 porte son nom.

Il préside le Conseil général des Hauts-de-Seine pendant douze ans dès 1970. Sur le plan international, il représente le Parlement français à l'Assemblée de l'Union de l'Europe occidentale, à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe et à l'Union interparlementaire où il s'oppose à tous les totalitarismes.

Ce Compagnon de la Libération a été décoré de la Médaille de la Résistance, de la Croix de guerre et de la Croix de la Libération.

Jacques Baumel apparaît comme témoin dans le documentaire télévisé "La traversée du désert" de Patrick Pesnot (2005).
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karl_baumgartnerKarl Baumgartner est un producteur de cinéma italo-allemand, né en 1949 à Brunico (Italie) et mort le 18 mars 2014.

Avec Reinhard Brundig, il a fondé Pandora Film, une société de production et de distribution de films. Umebayashi received the special "Tomislav Pinter Award" at Avvantura Festival Zadar (Croatia) in 2014 during his stay as member of the official Jury. Baumgartner a reçu le prix spécial "Prix Tomislav Pinter" à Avvantura Festival de Zadar (Croatie) en 2010. Il est également membre du conseil consultatif de Avvantura Festival de Zadar.

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baur

Harry Baur (de son vrai nom Henri-Marie Rodolphe Baur) est un acteur français né le 12 avril 1880 à Montrouge et mort le 8 avril 1943 à Paris.

Né à Paris, d'un père alsacien originaire de Mulhouse et du mère lorraine native de Bitche, très jeune, il part pour Marseille, pour fuir l'éducation religieuse que sa famille voulait l'obliger à entreprendre. Il intègre d'ailleurs la section rugby de l'Olympique de Marseille.

Il y suivit des études d'hydrographie, puis se dirige vers le théâtre, mais se voit refusé au Conservatoire d'Art Dramatique de Paris. Il suit donc des cours privés et sa carrière théâtrale démarre avant la Première Guerre mondiale.

Il épouse en 1910, Rose Cremer, avec laquelle il a trois enfants. Elle décèdera lors d'un voyage en Algérie. Il se remaria plus tard avec Radifé Behar, elle-même actrice de théâtre.

De tous les grands acteurs dramatiques du cinéma français d'avant la Seconde Guerre mondiale, Harry Baur est sans nul doute celui dont on se souvient le moins.

Sa carrière décolle avec la rencontre de Julien Duvivier, en 1930. À partir de ce moment, il tournera trente films jusqu'en 1942.

Il fut le rival de Raimu à une certaine époque.

Faussement dénoncé comme juif, il est arrêté par la Gestapo en 1942. Ses tortionnaires ayant finalement conclu qu'il ne l'était pas, il est libéré quatre mois plus tard, ne pesant plus qu'une quarantaine de kilos (il en pesait auparavant une centaine). Il ne se remettra jamais des tortures subies lors de son emprisonnement... Il repose au Cimetière Saint-Vincent à Montmartre, où sa tombe est encore parfois fleurie.

Il fut notamment l'un des interprètes marquants de Jean Valjean, dans la version des Misérables signée Raymond Bernard, où il fait face à Charles Vanel alias Javert, et un Beethoven saisissant dans le film d'Abel Gance : Un grand amour de Beethoven.

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bausch

Pina Bausch

Née à Solingen (Allemagne) le 12/07/1940 ; Morte à Wuppertal (Allemagne) le 30/06/2009

Pina Bausch est une danseuse et chorégraphe allemande ; c'est l'une des plus grandes danseuses contemporaines.

Petite, Pina Bausch aime danser. C'est à l'âge de 15 ans que son cursus de danseuse se développe. Après une enfance à prendre des cours en amateur, elle intègre la prestigieuse Folkwang-Hochschule d'Esse, où enseigne Kurt Jooss, célèbre chorégraphe. Ce dernier deviendra par ailleurs son mentor, lui qui cherchait une assistante. C'est à l'issue de son cursus qu'elle décroche un diplôme de pédagogie de la danse. Dans la foulée, elle obtient une bourse d'études, en 1958, dont elle se sert pour se rendre à New York afin de parachever sa formation, entre 1959 et 1961. Elle devient même danseuse au Metropolitan Opera.

Mais en 1962, son mentor Kurt Jooss la rappelle : il veut que Pina Bausch lui succède. Il la forme à la chorégraphie en 1968, et elle prend la direction de la Folkwang-Hochschule en 1973. Elle forme sa propre compagnie, à Wuppertal, en 1973, lorsqu'elle récupère la direction du Wuppertaler Bühnen.

Pina Bausch a modernisé la danse contemporaine, créant le concept de danse-théâtre, également appelé Tanztheater, où le danseur s'exprime par le corps et la voix. Pina Bausch crée également autour du corps et du rapport homme-femme, teintant ses oeuvres d'un léger érotisme. Ce parcours et cette personnalité atypique lui ont valu de nombreux prix de danse (Lion d'Or à la biennale de danse de Venise, notamment) et des apparitions au cinéma. Fascinée par le 7e art, Pina Bausch a même réalisé un film, en 1989, intitulé La Plainte de l'impératrice.

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Frances Bay est une actrice canadienne née le 23 janvier 1919 à Winnipeg au Canada et décédée le 15 septembre 2011.

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Nationalité : France
Né(e) à : Carla-le-Comte , le 18/11/1647
Mort(e) à : Rotterdam , le 28/12/1706
Biographie :

Pierre Bayle, né au Carla-le-Comte (aujourd'hui Carla-Bayle), près de Pamiers en Pays de Foix (aujourd'hui Ariège) le 18 novembre 1647, mort à Rotterdam le 28 décembre 1706, est un philosophe et écrivain français.

En 1669, il entre au collège des jésuites de Toulouse et se convertit au catholicisme. Après dix-sept mois, le 21 août 1671, il abjure et revient au protestantisme.

En tant que relaps il doit s'exiler à Genève, où il entreprend des études de théologie et de philosophie et découvre notamment la pensée de Descartes. Pour subsister, il devient précepteur.

Il revient incognito en France – pendant quelques années, il signe du nom de Bêle – travaillant comme précepteur à Rouen (1674) puis à Paris. En 1675 sur les instances de son ami Jacques Basnage, il présente sa candidature à l’Académie de Sedan où, à l’issue d’un concours et grâce au soutien de Pierre Jurieu, il est nommé professeur de philosophie et d'histoire.

En 1681, Louis XIV fait fermer l’Académie de Sedan. Bayle s'exile aux Provinces Unies. Le 8 décembre, il est nommé professeur de philosophie et d’histoire à l’École illustre de Rotterdam.

Il publie en 1682 sa célèbre Lettre sur la comète, rééditée en 1683 sous le titre de Pensées diverses sur la comète – auxquelles viendront s'ajouter par la suite une Addition et une Continuation – où il dénonce les superstitions et l'idolâtrie et développe le paradoxe de l'athée vertueux.

Son œuvre majeure, "Le dictionnaire historique et critique" qui a servi de "modèle à l'Encyclopédie, a beaucoup de succès et lui apporte la renommée.

Pierre Bayle avait une grande érudition; apôtre de la tolérance et de la libre pensée, il est un précurseur du rationalisme et annonçe le siècle des Lumières. 

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Alain Bayrou, né le 1er février 1956 à Briançon, département des Hautes-Alpes, et mort le 20 octobre 2011 à Gap, est un homme politique français et ancien maire divers droite de Briançon.

Chef d'entreprise, il fut maire de Briançon de 1991 à 2001 sous l'étiquette du Parti républicain (devenue Démocratie libérale) puis de nouveau à partir de mai 2005.

En 2004, il ne fut pas réélu, président du Conseil général ce qui constitua une surprise car la droite était majoritaire après les élections cantonales avec 18 sièges sur 30. Mais trois élus (Christian Séard, divers droite, du canton de Gap-Sud-Ouest, Rémi Costorier, sans étiquette, du canton de Barcillonnette et Jean-Michel Arnaud, UDF, du canton de Tallard) décidèrent de ne pas soutenir le président sortant au caractère réputé difficile. Leurs suffrages se reportèrent sur le candidat de la gauche, Auguste Truphème, qui fut élu au bénéfice de l'âge.

Alain Bayrou fut candidat au poste de député dans la deuxième circonscription des Hautes-Alpes, il est battu au second tour le 17 juin 2007 par le radical de gauche Joël Giraud, député sortant et maire de L'Argentière-la-Bessée.

Il a été réélu maire de Briançon aux élections municipales de mars 2008 avec une liste divers droite, en battant au second tour la liste d'union de la gauche menée par Raymond Cirio. Il est ancien conseiller général pour le canton de Briançon-Sud et ancien président du Conseil général des Hautes-Alpes. Il a été président de l'UMP 05 jusqu'en octobre 20081.

Alain Bayrou démissionne le 3 juillet 2009 de son poste de maire de Briançon2 puis, une semaine plus tard, est rendu inéligible, pour 12 mois, au terme d'un arrêt du Conseil d'État, qui annule les élections municipales des 9 et 16 mars 2008, en raison d'une violation du deuxième alinéa de l’article L. 52-1 du code électoral3 selon lequel "aucune campagne de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion d’une collectivité ne peut être organisée sur le territoire des collectivités intéressées par le scrutin" six mois avant le scrutin.

Il meurt le 20 octobre 2011 à l'hôpital de Gap à la suite d'un accident de voiture survenu la veille dans le col de la Bonette.

Il est un ancien président des Diables rouges de Briançon, le club de hockey sur glace de la ville à partir de 2000. Sous sa présidence, l'équipe a été plusieurs fois finaliste de la Ligue Magnus, de la Coupe de France et de la Coupe de la Ligue. Elle a terminé troisième du championnat en 2007 puis deuxième en 2008 et 2009. Il cède son poste le 10 juillet 2009 à Jean-Paul Garnero.

De plus, durant les mandats de Bayrou, Briançon a organisé plusieurs compétitions internationales avec les équipes de France senior hommes et femmes, junior et moins de 18 ans dans sa Patinoire René-Froger. En plus des matchs amicaux, les compétitions qui se sont déroulées sont le tournoi de qualification pour les Jeux Olympiques d'hiver de 2006 à Turin (premier tour groupe 1 en novembre 2004), l'Euro Ice Hockey Challenge (novembre 2003, décembre 2006), le championnat du monde de hockey sur glace féminin 2001 : division I, le Championnat du monde moins de 18 ans de hockey sur glace 2002 : division II, le Championnat du monde moins de 18 ans de hockey sur glace 2003 : division I, groupe B et le championnat du monde junior de hockey sur glace 2004 : division I, groupe B.

Alain Bayrou fait l'objet d'une plainte déposée par le Conseil général en janvier 2005 pour détournement de fonds publics, la direction sous la présidence d'Auguste Truphème, lui reprochant des dépenses excessives (frais de bouche, tabac, hôtellerie, traiteur, fleurs, frais de déplacement, etc.), représentant selon elle environ 800 euros par jour. L'instruction est menée par deux juges d'instructions du pôle financier de Lyon. Pour sa défense, Alain Bayrou rejette l'essentiel des responsabilités sur ses ex-subordonnés du conseil général (en particulier Jean-Yves Dusserre, patron UMP du conseil général des Hautes-Alpes depuis mars 2008) et s'est ainsi dit « effaré de constater que les services du conseil général aient accepté des dépenses contraires aux règles ».

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hervé bazin

Nationalité : France
Né(e) à : Angers , le 11/04/1911
Mort(e) à : Angers , le 17/02/1996
Biographie :

Hervé Bazin, de son nom de naissance Jean-Pierre Hervé-Bazin est un écrivain et poète français.

Il passe son enfance dans le Maine-et-Loire, à Marans ; viennnent le pensionnat et l'année de ses vingt ans, en rupture avec sa famille, la faculté de lettres à la Sorbonne.

Pendant une quinzaine d'années, il exercera de nombreux petits boulots en même temps qu'il poursuivra ses études et écrira de la poésie qu'il abandonnera sur le conseil de Paul Valéry, pour se consacrer à la prose.

Les rapports conflictuels qu'il a eus avec sa mère pendant son enfance lui inspirent le roman "Vipère au poing" en 1948. Ce roman connait un immense succès après-guerre et est suivi de nombreux autres qui décrivent, avec un certain naturalisme et un art du portrait psychologique, les mœurs de son époque. D'autres romans ont comme héros les personnages de "Vipère au poing" : "La mort du petit cheval" et "Cri de la chouette".

Hervé Bazin est considérée comme « le romancier de la famille », thème commun et central à bon nombre de ses romans ses romans. On lui doit également quelques recueils de nouvelles et quelques essais, comme "Ce que je crois" en 1977.

Hervé Bazin devient membre de l'Académie Goncourt en 1960, élu au couvert de Francis Carco. Il en devient président en 1973. 

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rené bazin

René Bazin, né à Angers le 26 décembre 1853 et mort à Paris le 20 juillet 1932, est un écrivain français, à la fois juriste et professeur de droit, romancier, journaliste, historien, essayiste et auteur de récits de voyages.

Après une licence de droit à Paris, René Bazin suit les cours de la Faculté catholique d’Angers et obtient un doctorat en droit (1877). En 1882, il tient la chaire de droit criminel. En 1876, il se marie avec mademoiselle Aline Bricard ; le couple aura deux fils, dont le romancier et traducteur Louis-René Bazin, et six filles. Toute sa vie, il est porté par les valeurs que représentent la Monarchie et que l'Église continue à défendre. En 1915, il est élu président de la Corporation des Publicistes Chrétiens, qui se fait appeler aussi Syndicat des journalistes français, et en 1917, il fonde le Bureau Catholique de la Presse.

« Si loin que je remonte dans mes souvenirs, je me trouve écrivant des vers, soit au collège, soit, plus tard, entre deux cours de droit, sur un banc du jardin du Luxembourg. Je tenais aussi un journal de mes impressions et de ce qu'on croit être des pensées quand on est jeune. »

René Bazin devient rédacteur en second au journal L'Étoile et commence à rédiger Stéphanette son premier roman, qui est publié, en 1883, en feuilleton, par L'Union, journal local. Ce roman, ainsi que le suivant (Ma tante Giron, 1885) paraît, en un seul volume, en 1884, à la maison d'édition Retaux-Bray, à Paris.

À partir de 1885, le succès de son roman Ma tante Giron lui ouvre les portes du milieu littéraire parisien. Il rencontre Léon Lavedan, directeur du Correspondant (et père d’Henri Lavedan), ainsi que Georges Patinot, directeur du Journal des débats, qui accepte de publier, en feuilleton, le roman Une tache d'encre.

Dès 1885, des lectures publiques de ses romans ont lieu à la conférence Saint-Louis, cercle d'étudiants de la faculté catholique d'Angers.

En novembre 1887, il rencontre Ludovic Halévy, membre de l’Académie française, qui l’oriente vers Calmann-Lévy, éditeur célèbre dont la diffusion permet à René Bazin d'élargir son public. Calmann rachète les droits du roman Ma tante Giron, puis publie en mai 1888, en un seul volume, Une tache d'encre, roman qui, grâce à l'influence de Ludovic Halévy, est couronné par l'Académie française.

Plusieurs fois lauréat de l’Académie française, il publie des livres de voyages et collabore à la Revue des deux Mondes ainsi qu’à divers autres journaux. Après 1870, il est l'un des écrivains de la « Revanche » avec Les Oberlé et Le Guide de l'Empereur. Il est élu membre de l'Académie française en 1903, après le succès des Oberlé (1901). Il est aussi membre de l'Académie de Stanislas.

En 1909 un séjour à Hostel sur la commune de Belmont-Luthézieu, chez le beau-père de Paul Claudel, lui inspire le roman Le mariage de Mademoiselle Gimel se déroulant à Linod sur la commune voisine de Vieu. Le roman est librement adapté de faits réels.

En 1919, après la guerre, dans Les Nouveaux Oberlé, il écrit un tableau, tout en nuances, de la découverte de la France par un jeune Alsacien qui a choisi de combattre dans l'armée française.

À l'exception notable des deux Oberlé, les romans de René Bazin ont le plus souvent pour cadre le milieu rural et paysan de l'ouest de la France qu'il évoque avec une grande richesse de vocabulaire.

Il y décrit, le plus souvent, la lutte du catholicisme et des valeurs traditionnelles contre la ville, le progrès, l'athéisme, la contagion révolutionnaire, s'inscrivant ainsi dans la mouvance agrarienne. Aujourd'hui certains aspects de l'écologie ne sont pas loin de la vision de René Bazin. Avec Paul Bourget, Henry Bordeaux et Maurice Barrès, il fait partie des « 4 B », auteurs de référence des milieux traditionalistes de l'époque.

Ainsi La Terre qui meurt, publié en 1898, évoque le drame d'un domaine agricole doublement abandonné : d'une part, par le grand propriétaire qui va à Paris, et qui, ruiné, doit vendre jusqu'à ses meubles, et d'autre part par les fils du métayer chargé de l'exploitation agricole. L'un émigre en Amérique, l'autre devient cheminot. Cependant, la terre finalement ne « meurt » pas, puisque le valet Jean Nesmy, accepté comme gendre par le métayer après quelques réticences, reprend finalement l'exploitation.

Ce livre a connu un très grand succès et en 1936 a été un des tout premiers à être filmé en couleurs.

René Bazin rédigea la plupart de ses livres dans sa propriété des Rangeardières, près d'Angers, sur la commune de Saint-Barthélemy-d'Anjou où il fut élu au conseil municipal en 1904.

Hervé Bazin, également écrivain, était le petit-neveu de René Bazin.

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Avec Brel et Brassens, Guy Béart est considéré comme le troisième grand B de la chanson française. Raccourci un peu rapide mais si Béart ne bénéficie pas d'une auréole aussi prestigieuse que ses compagnons Jacques et Georges, son talent n'en est pas moindre. Que ce soit par l'universalité des thèmes abordés ou par des mélodies dont chacun se souvient, Guy Béart appartient indéniablement au panthéon des maîtres de la chanson française.

C'est au Caire, en Egypte, que naît Guy Béart, de son vrai nom Béhar, le 16 juillet 1930. Son enfance est ponctuée de déménagements autour de la Méditerranée et jusqu'au Mexique. Son père, expert-comptable, participe à la création d'entreprises. Après donc l'Egypte, la Grèce, la France, l'Amérique, c'est au Liban que la famille se fixe. Guy y demeure de l'âge de 10 à 17 ans. Cette enfance voyageuse lui vaut une vaste culture générale qui s'étend des Sciences aux Arts. Quant à la musique, elle est en bonne place dans les passions de l'adolescent.

Lorsqu'il débarque à Paris en 1947, il s'inscrit immédiatement à l'Ecole Nationale de Musique. Plutôt doué, il joue de nombreux instruments avec un faible pour les cordes (violon, mandoline). Mais parallèlement, il intègre tout aussi brillamment l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, une des plus fameuses écoles françaises d'ingénieur. Il en ressort diplômé et spécialisé dans des secteurs pointus (les cristaux, la fissuration du béton).

Au début des années 50, Guy hésite longtemps entre les deux carrières : la chanson ou le béton ? La disparition de son père en 1952 le laisse un peu perdu. Il travaille dans un bureau et sur des chantiers pour faire vivre sa mère et sa sœur. A partir de 1954, il chante le soir dans les cabarets de la Rive gauche de Paris, rive gauche de la Seine où sont regroupés la plupart des lieux où tout artiste se doit de passer pour se faire un nom : la Colombe, le Port du Salut, les Trois baudets ou Bobino. Ses textes font mouche et Guy Béart devient l'employé de bureau le plus connu de la capitale. La chanteuse Patachou repère ce jeune homme timide dans son costume strict. Elle reprend très vite la chanson "Le Bal chez Temporel", suivie de près par Zizi Jeanmaire et Juliette Gréco ("Chandernagor", "Qu'on est bien") qui commandent des titres au jeune homme.

1957 est l'année où tout démarre. Le producteur artistique Jacques Canetti prend Guy Béart en main et lui fait enregistrer, avec l'aide de Boris Vian, son premier 25 cm. Difficile à convaincre, le chanteur grave pourtant sur ce premier enregistrement quelques perles de son répertoire. Le disque est couronné en 58 du Grand prix de l'Académie du Disque Français. Dans la foulée de ce succès public et critique immédiat, il monte pour la première fois sur la prestigieuse scène de l'Olympia. Ce premier récital reste célèbre pour les fous rires et les trous de mémoire du chanteur. Mais le public chaleureux reprend en chœur ses titres déjà bien connus.

En 1960, il devient célèbre auprès du grand public grâce à la chanson "L'Eau vive", écrite pour le film du même nom. Ce titre devient un des classiques de la chanson française, de ceux qu'on apprend dans les écoles. Ses textes, un rien naïfs, séduisent un large public. Et à l'instar de Georges Brassens, les mélodies de Béart sont simples à l'écoute mais souvent complexes dans leur écriture.

Si Guy Béart connaît un début de carrière réussi, les années 60 et les nouvelles modes venues d'Amérique (rock'n'roll, yéyé, et autre twist) sont la cause de quelques soucis professionnels. Certains chanteurs de sa génération (Gainsbourg, Bécaud, Aznavour) passent très bien ce cap où la chanson française traditionnelle connaît une rude concurrence. Ce n'est pas le cas de Guy Béart. Les maisons de disques se désintéressent de lui, à tel point qu'il ne peut plus enregistrer. Il décide donc en 1963 de monter son propre label autogéré, l'APAM (Auto Production des Artistes du Micro) avec l'aide de Jacques Canetti. De plus, son ancienne maison de disques, Philips, refuse de lui rendre les droits de ses chansons. Le procès durera jusqu'en 1978 !

A défaut de réussir dans la chanson, Guy Béart créé une émission pour la télévision qui va devenir extrêmement populaire au cours des années 60, "Bienvenue". De 1963 à 1970, il reçoit sur son plateau nombreux artistes du monde du spectacle et des arts. De Duke Ellington à Yves Montand, tout le gratin de l'époque se croise "chez Guy Béart". Ce dernier en profite d'ailleurs pour continuer à faire connaître ses propres chansons.

En 1965, sa compagne Geneviève Galéa donne naissance à leur fille Emmanuelle qui, vingt ans plus tard, deviendra une des actrices françaises les plus célèbres dans le monde.

En 1966, il enregistre un album de vieilles chansons françaises traditionnelles, "Vive la rose". Puis l'année suivante, c'est au contraire vers la science-fiction qu'il s'oriente avec un disque pour les plus jeunes, "Guy Béart chante l'espace". Autour de ces deux thèmes, il monte en 67 un spectacle nommé "Chansons d'avant-hier et d'après-demain" qui est donné à la Comédie des Champs-Elysées. Le poète Louis Aragon en personne écrit un article élogieux qu'il commence ainsi : "C'est le charme, comment dire autrement ? Le charme et le talent. L'extraordinaire présence, si complexe, de cet homme seul sur la scène (…)." (in Les Lettres Françaises).

Lorsqu'il met fin à son émission "Bienvenue" en 1970, le public a un peu oublié le chanteur. Pourtant, Guy Béart n'a guère cessé de sortir des albums au cours des années 60 et en sortira huit dans les années 70. Artiste à l'esprit scientifique, il s'intéresse à de nombreux thèmes aussi divers que l'architecture, la philosophie, l'amour ou la religion. Il ne cesse d'écrire et son inspiration court toujours autant de la tradition la plus classique ("Les Chansons gaies des belles années", 1982) au futurisme le plus abstrait ("Futur-Fiction Fantastique", 1977) en passant par l'actualité la plus chaude vaguement empreinte de mysticisme ("Les Nouvelles Chansons", 1978).

En 1976, la poésie des chansons de Guy Béart séduit un couple de grands comédiens français, Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault. Ils décident ensemble d'enregistrer un album dans lesquels les deux acteurs lisent un choix de 31 textes.

Pendant les années 80, Guy Béart va de nouveau rencontrer maints problèmes avec les maisons de disques. Il sort trois albums de 80 à 82 ("D'apocalypses en Messies" "Le Beau miroir", "Porte-Bonheur"). Mais, de graves problèmes de santé l'obligent à se retirer dans sa grande villa de Garches en banlieue parisienne.

Il réapparaît en 1986 à l'occasion de l'album "Demain je recommence". Puis l'année suivante, il évoque sa maladie dans un ouvrage, "L'Espérance folle", qui obtient le Prix Balzac. En dépit, d'une série de récitals à l'Olympia en décembre 87 et d'un Grand Prix de la chanson française, commence à cette époque une longue période pendant laquelle Guy Béart se retrouve à nouveau sans maison de disques. Il vend ses droits à une compagnie qui l'escroque, et décide alors de sortir de sa retraite. Mais il a du mal à décrocher des concerts. On le voit en juillet 1991 au festival de Pau puis en 1993, au Festival de la chanson de Sauve. L'accueil est excellent à chaque fois.

En mars 1994, c'est chez lui à Garches qu'il organise un concert pour présenter les chansons d'un nouvel album. Récompensé peu après par le Grand Prix de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre, Guy Béart retrouve les feux de la rampe. En 95, sort sur le label Trema, l'album "Il est temps" avec 12 chansons inédites. Puis, il remonte sur la scène de l'Olympia du 20 au 25 février 1996 pour des concerts de parfois 3 heures !

Début 99, Guy Béart remonte sur scène à Bobino pour plus d'un mois du 21 janvier au 27 février. Le succès est énorme et le spectacle est prolongé. Peu de nouveaux titres cependant dans ce spectacle construit sur les tubes d'anatn. A cette occasion, ressort le double live de l'Olympia 96.

Auteur et compositeur de plus de 300 titres, Guy Béart a exploré de nombreux chemins parfois inattendus. Le public a cependant toujours suivi fidèlement cet artiste complexe qui s'inscrit indéniablement de plain-pied dans le répertoire le plus précieux de la chanson française.

Après 15 années sans album studio, il sort en 2010 Le Meilleur des choses, faisant référence à ses dernières « années de vache maigre », pendant lesquelles il a dû vendre un appartement et de nombreux meubles. Appuyé par une importante promotion qui le voit notamment passer dans l'émission On n'est pas couché de Laurent Ruquier ou au journal de 13h de France 2, l'album se classe, à son meilleur, à la 60ème place du top Albums et y reste 10 semaines de fin septembre à fin décembre 2010. Sa maison de disques en profite également pour sortir, au même moment, un best of comprenant les meilleurs titres de Béart en trois CD.

En mars 2011, il est appelé comme témoin dans l'affaire Delassein-Perret. La journaliste Sophie Delassein avait accusé dans un article du Nouvel Observateur Pierre Perret d'avoir inventé son amitié avec Paul Léautaud. Guy Béart affirme que « L'adorable, le gentil Perret, tout le monde lui a foutu la paix pendant des années, lui et ses rodomontades. Même lorsqu'il s'attribuait l'étiquette de "Pierrot la tendresse" en la chapardant ailleurs. Jusqu'à ce jour de 2008 où il a publié un livre, "A cappella", dans lequel il a dit un peu de mal de tout le monde, de moi compris. Et aussi de Brassens. Perret n'a jamais cessé de mentir sur sa prétendue gentillesse. Et il a fini par se dévoiler. J'ai moi-même téléphoné à Jérôme Garcin à "L'Observateur", qui, comme d'autres, se posait depuis longtemps des questions sur la prétendue relation entre Pierre Perret et Paul Léautaud (Perret avait publié un premier livre sur Léautaud en 1972, au sommet de sa gloire). C'est ainsi que l'enquête de Sophie Delassein a démarré »

En 1994, Guy Béart est distingué par l'Académie française, qui lui décerne la grande médaille de la chanson française (médaille de vermeil) pour l'ensemble de ses chansons.

Il est le père de l'actrice Emmanuelle Béart, issue de son mariage avec l'ex-mannequin et actrice Geneviève Galéa qu'il quitte alors que sa fille est toute jeune.

Guy Béart est mort le matin du 16 septembre 2015 suite à un malaise sur le trottoir alors qu'il rendait chez son coiffeur.

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Enzo_Bearzot

Enzo Bearzot, né le 26 septembre 1927 à Aiello del Friuli, dans la province d'Udine, en Frioul-Vénétie julienne, et mort le 21 décembre 2010[1], est un footballeur et entraîneur de football italien. Il restera célèbre pour avoir conduit l'équipe d'Italie à la victoire dans la coupe du monde de football 1982.

Après une carrière de joueur (arrière central), notamment à l'Inter Milan, Catania et au Torino, et une sélection en équipe d'Italie[2], Bearzot débute sa carrière d'entraîneur en 1964 en tant qu'adjoint de Nereo Rocco et de Giovan Battista Fabbri au Torino. Il devient ensuite entraîneur de l'AC Prato en Série C puis rejoint la Fédération italienne où il entraîne les moins de 23 ans avant de devenir l'adjoint des sélectionneurs Ferruccio Valcareggi (lors du Mondial 74) et Fulvio Bernardini.

Après avoir partagé le poste avec Bernardini entre 1975 et 1977, il devient sélectionneur unique (commissario tecnico en italien) en 1977. Sous sa direction, l'équipe d'Italie réalise une très bonne coupe du monde 1978 (quatrième) mais un Euro 1980 plus décevant (quatrième à domicile).

Très critiqué, tout comme son équipe, à l'approche de la coupe du monde 1982, il impose à ses joueurs le silenzio stampa (l'interdiction de parler à la presse). Les critiques redoublent à l'issue du premier tour où l'Italie n'a pu faire que trois matches nuls contre la Pologne, le Pérou et le Cameroun. Mais les azzuri remportent le titre à la surprise générale en enchaînant les performances de haut niveau contre l'Argentine (2-1), le Brésil (3-2), la Pologne (2-0) et l'Allemagne de l'Ouest en finale (3-1).

Bearzot restera l'entraîneur de la squadra azzurra jusqu'en 1986. L'équipe d'Italie, qui ne s'est pas qualifiée pour le Championnat d'Europe 1984, est éliminée en huitièmes de finale du Mondial 1986 par la France 2-0. Après onze années à la tête de la sélection, Bearzot cède sa place à Azeglio Vicini. Il reste néanmoins l'entraîneur ayant disputé le plus de matches à la tête de la sélection italienne (104), dépassant le précédent record de Vittorio Pozzo (97).
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beaugé

Henri Beaugé-Bérubé est né le 6 septembre 1920 à Brest. Son père était officier de marine et océanographe.

Il poursuit ses études à l'Ecole nationale des Arts et Métiers lorsque la guerre éclate. A 19 ans, à l'annonce de l'armistice, il quitte la France depuis Le Conquet en bateau avec son frère cadet et arrive en Angleterre le 19 juin 1940.

Il souhaite s'engager dans l'armée canadienne, mais ayant appris à Londres l'Appel du général de Gaulle, il rejoint les Forces françaises libres le 1er juillet 1940.

Henri Beaugé entre alors à l'Ecole des élèves-officiers de la France Libre à Camberley puis, affecté au Bataillon de marche n°3 au Moyen-Orient en janvier 1942, en tant qu'aspirant, il prend part à la campagne de Libye (1942-1943).

Affecté au BM 4 comme chef de section antichars, il participe avec brio aux campagnes de Tunisie, et d'Italie.

Il est blessé par balle au bras, près du lac de Bolsena, le 12 juin 1944 alors qu'il effectue une reconnaissance sous un violent bombardement. Promu lieutenant, il débarque à Cavalaire, en Provence, le 16 août 1944. Il se distingue ensuite le 23 septembre 1944 devant Lomontot où il détruit des nids de mitrailleuses après une manœuvre audacieuse de ses canons.

Le lieutenant Beaugé s'illustre encore le 10 avril 1945 au Fort du col de Brouis (Alpes-Maritimes) où il exécute des tirs extrêmement précis sur les tourelles et dans les embrasures, aidant de façon continuelle les éléments d'assaut.

Aide de camp du général Koenig en Allemagne de 1947 à 1949, il est ensuite pendant 10 ans officier des Affaires indigènes au Maroc puis détaché auprès du gouvernement marocain pour l'administration provinciale.

De 1960 à 1963, Henri Beaugé est Directeur du Centre pétrolier d'Hassimessaoud.

Il est ensuite en poste à la Délégation à l'aménagement du territoire (DATAR) pour la création des parcs naturels régionaux (1963-1971). Il a entre-temps quitté l'armée en 1965 avec le grade de lieutenant-colonel de réserve.

Directeur du Centre culturel d'Arc et Sénans (Doubs) de 1971 à 1975, il dirige ensuite, à partir de 1976, le Centre culturel de l'ancienne Abbaye de Fontevraud (Maine et Loire).

Il est membre du Conseil de l'Ordre de la Libération depuis septembre 2005.

Henri Beaugé est décédé le 16 janvier 2015 à Paris. Il est inhumé à Brest.

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beaugrand

Nationalité : Canada
Né(e) le : 24/03/1848
Mort(e) le : 07/10/1906
Biographie :

Honoré Beaugrand (né le 24 mars 1848 dans le village de St-Joseph-de-Lanoraie, aujourd'hui Lanoraie, au Québec - mort le 7 octobre 1906 à Montréal) était un journaliste et politicien canadien.

Comme jeune diplômé de l'école militaire, il joignit les forces militaires françaises sous le général Bazaine au Mexique. Après quelques mois il déménagea à La Nouvelle-Orléans en 1868 et devint journaliste.

Subséquemment il écrivit pour des journaux américains à Saint Louis, Boston et Fall River, Massachusetts. Il est devenu franc-maçon en 1873.

En 1878, il s’établit à Ottawa et fonde le Fédéral, qui durera jusqu’en septembre 1878. Un mois plus tard, Honoré Beaugrand est à Montréal, où il lance encore des journaux, en février 1879, La Patrie, dont il demeurera propriétaire jusqu’en 1897. Ce journal qui exprime les thèmes du libéralisme sera une grande réussite commerciale et fera sa fortune.

Il s'est fait un nom comme reporter et écrivain politique, et en 1885 reçut la croix de la Légion d'honneur française. Il écrivit de nombreux contes, dont La Chasse-Galerie (1891).

Il fut maire de Montréal de 1885 à 1887. Il se distingue par ses interventions en faveur de la vaccination obligatoire lors de l’épidémie de petite vérole, épidémie qui aurait fait 3164 victimes.

Il participe en 1897 à la fondation de la loge maçonnique montréalaise L’Émancipation, de tendance radicale, et reste proche par la suite des milieux anticléricaux.

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 Michel Beaune, de son vrai nom Michel Louis Bosne, né le 13 décembre 1933 et mort d'un cancer le 24 juillet 1990 à Clichy, est un acteur français.

Il fut élève de Charles Dullin et de Georges Le Roy. Il entre au Conservatoire d'art dramatique (il en sorti avec deux distinctions) où il rencontre plusieurs futurs grands acteurs Jean-Pierre Marielle, Annie Girardot, Jean Rochefort et Jean-Paul Belmondo.

Sa carrière débute dans les théâtres parisiens, donnant la réplique notamment à Delphine Seyrig et Silvia Monfort. Il intègra ensuite la Comédie-Française de 1956 à 1958. Il s'oriente vers le Boulevard tout en participant à de grandes fresques : Les Hauts de Hurlevent, Danton et Robespierre, Kean, Cyrano de Bergerac, etc.

Après avoir passé plus de deux ans dans l’armée pendant la Guerre d’Algérie, il intègre la troupe de Madeleine Renaud et de Jean-Louis Barrault et joua dans Le marchand de Venise.

Il est mort d'un cancer chez lui, dans sa maison de Clichy dans les Hauts-de-Seine. Il est inhumé dans le cimetière de la commune. Il avait deux filles, Caroline et Nathalie.

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 Caroline Beaune est une actrice française de cinéma, de télévision, de théâtre et de doublage, décédée le 24 juillet 2014. Elle est la fille du comédien Michel Beaune et de la comédienne Mireille Calvo-Platero.

Elle est décédée le 24 juillet 2014.

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 Philippe Beaussant, né le 6 mai 1930 à Caudéran (Gironde) et mort le 8 mai 2016, est un musicologue et nouvelliste français, expert en musique baroque française, sujet sur lequel il a publié plusieurs ouvrages. Il fut l'un des principaux artisans du renouveau de la musique française et des arts de la scène à l'époque baroque et classique. Il est également le fondateur du Centre de musique baroque de Versailles et membre de l'Académie française.

Philippe Beaussant est le fils de Charles Beaussant (1901-1992), dit Carlo, et de Françoise Fortin. Sa parenté comporte un certain nombre d'officiers de marine : son oncle André Beaussant (1898-1980) et son grand-père René Beaussant (1864-1932) furent amiraux. Son ascendance est riche de personnages très divers dont Ernest Beaussant (1830-1912), préfet et homme politique. Le baron de l'Empire Louis Guichard (1772-1837) fut un de ses ancêtres.

Lauréat Zellidja en 1949, il est producteur à Radio France, à partir de 1974, station qui a diffusé ses chroniques très documentées et pédagogiques sur la musique baroque, mais parfois également très polémiques.

Sa biographie de Jean-Baptiste Lully, Lully ou le musicien du soleil — publiée en 1992 aux éditions Gallimard — est à l'origine du film Le roi danse (2000).

Marié à Marie-Cécile Villedieu de Torcy, il est le père de Pierre-Hughes Beaussant, d'Antoine Beaussant et d'Anne Véronique Beaussant (de Saint Guilhem).

Philippe Beaussant est mort le dimanche 8 mai 2016 à Paris à l'âge de 86 ans.

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robert

 Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 06/03/1911
Mort(e) à : Boulogne-Billancourt , le 23/02/1982
Biographie :

Robert Beauvais est un écrivain, journaliste, producteur de radio, scénariste et comédien français.

Il était créateur et producteur de nombreuses émissions de radio et de télévision qu'il animait avec son épouse Gisèle Parry.

Il a aussi écrit des pièces de théâtre et des ouvrages de réflexion.

Il était un ami notamment de Jacques Rueff, économiste et homme politique, de Guy des Cars, écrivain, de Maurice Boitel, peintre, de Françoise Sagan, écrivain.

Il a aussi écrit avec Pierre Tchernia (1928) sous le pseudonyme collectif "Vaubant".

Robert Beauvais a été marié à Gisèle Parry puis à Ginette Garcin. Sa tombe se trouve dans le cimetière du village d'Audresselles.

Certains de ses ouvrages ont servi de base de scénario à des films de Jean Yanne (Les Chinois à Paris-1973). 

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max

Max Gesner Beauvoir (né le 25 août 1936 et mort le 12 septembre 2015) était un biochimiste haïtienne et houngan (prêtre vaudou). Max Beauvoir a d'ailleurs tenu l'un des titres les plus élevés de la prêtrise Vaudou connus comme "Serviteur Suprême". Ce titre est donné à houngans et mambos (prêtres et prêtresses vaudou) qui ont une grande et très profonde connaissance de la religion. En tant que Serviteur Suprême, Max Beauvoir a été considéré comme une des plus haute autorité au sein du monde vaudou.

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bécaud

Gilbert Becaud

Né à Toulon (France) le 24/10/1927 ; Mort à Boulogne-Billancourt (France) le 18/12/2001

Gilbert Bécaud est un chanteur et musicien français qui s'est fait connaître dans les années 1950. Après une carrière de plus de cinquante ans riche en titres phares, l'artiste s'est éteint à 74 ans à la fin de l'année 2001.

Né François Silly, le chanteur n'a pour ainsi dire jamais connu son père. Il doit son nouveau nom de famille à son père adoptif, qu'il considérera toujours comme son vrai géniteur. Après avoir participé à la résistance dans le sud de la France durant la fin de la Seconde Guerre mondiale la famille Bécaud monte à Paris en 1947. Sa formation au conservatoire de Nice et son talent pour la musique permettent très vite à Gilbert Bécaud de se faire un nom. Après des collaborations avec Marie Bizet, Yves Montand, Charles Aznavour, il finit par monter sur scène en son propre nom. Il rencontre instantanément un grand succès avec ses premiers titres stars, "Mes mains" et "Les Croix" (début des années 1950).

La machine Gilbert Bécaud est lancée. Durant plus de vingt ans, le chanteur de variété française connaît une carrière riche en tubes qui marqueront son époque. "Le Jour où la pluie viendra" et surtout "Salue les copains" à la fin des années 1950 marque l'entrée de Gilbert Bécaud dans l'ère "Yé Yé". Gilbert Bécaud et son surnom "Monsieur 100 000 volts" reste comme l'un des emblèmes de cette époque avec "Âge tendre et tête de bois", et son titre culte "Et maintenant" (1961). Ses titres sont traduits dans plusieurs langues, trustent le sommet des charts dans toute l'Europe. Les années 1970 marquent l'éloignement progressif de Gilbert Bécaud de la musique, malgré des tubes comme "Un peu d'amour et d'amitié" (1972). L'artiste privilégie les apparitions sur le petit écran, où sa célèbre cravate à pois fait fureur. Petit à petit, Gilbert Bécaud est malgré tout éclipsé par une nouvelle vague de chanteur malgré "Désirée" (1982), et plusieurs contributions musicales plus avant-gardistes par la suite. Il meurt des suites d'un cancer du poumon en 2001, après plusieurs lourdes interventions chirurgicales.

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beccariaNationalité : Italie
Né(e) à : Milan , le 15/03/1738
Mort(e) à : Milan , le 28/11/1794

Biographie :

Cesare Bonesana, marquis de Beccaria, plus connu sous le nom abrégé de Cesare Beccaria était un juriste, philosophe, économiste et lettré italien rattaché au courant des Lumières.

Cesare Beccaria publie en 1764 Des Délits et des peines, un livre à l'origine d'une profonde réforme des institutions européennes encore choquées par les récentes affaires Calas et Chevalier de la Barre, toutes deux dénoncées par Voltaire comme issues de l'obscurantisme de l'Ancien Régime.
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Jean-Paul Béchat, né le 2 septembre 1942, mort en novembre 2014 est un ingénieur français. Il a notamment été PDG du Groupe Snecma puis du Groupe Safran, jusqu'en 2007.

Jean-Paul Béchat, né le 2 septembre 1942, est titulaire d’un diplôme d’ingénieur de l’école polytechnique et d’une Maîtrise de Sciences de l’Université Stanford.

Il a passé l’essentiel de sa vie professionnelle dans le groupe Snecma qu’il a intégré en 1965. Il prend la Présidence de la SNPE, Société Nationale des Poudres et Explosifs en juin 1994. Il est rappelé par l'État à la Snecma en juin1996 comme Président-Directeur Général. En mars 2005, il devient Président du Directoire du Groupe, devenu Safran, jusqu’en août 2007. Il est Président d’Honneur du GIFAS et membre de son Bureau et de son Conseil. Sous son leadership, et durant ses 11 années de présidence, le groupe Snecma est redressé et très notablement développé, tant par croissance organique que par croissance externe. Selon les résultats officiels publiés à la fin des exercices 1995 et 2006, le chiffre d'affaires du groupe a été multiplié par 4 (de 17 996MF soit 2743M€ à 11 329M€) et le résultat opérationnel par 12 (de 260M€ soit 40M€ à 465M€). Au bilan, après plusieurs années de lourdes pertes, les fonds propres étaient devenus négatifs au 31-12-1995 (-294MF soit -45M€). Ils atteignent au 31-12-2006 la valeur de 4 512M€. Les effectifs du groupe passent sur la période de 18 000 personnes à 60 000 personnes. En parallèle avec ce développement économique, le groupe se positionne parmi les leaders mondiaux dans tous ses métiers, voire N° 1 mondial pour certains d'entre eux.
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Hilla Becher, née Wobeser, est née le 2 septembre 1934 à Potsdam et morte le 10 octobre 2015 (à 81 ans) à Düsseldorf. Elle est connue pour avoir travaillé avec Bernd Becher, son mari mort en 2007. Le couple de photographes allemands sont connus pour leurs photographies frontales d'installations industrielles.
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Sidney Bechet (né le 14 mai 1897 à La Nouvelle-Orléans, États-Unis d'Amérique et décédé le 14 mai 1959 à Garches (France) est un clarinettiste, saxophoniste et compositeur américain de jazz.

Musicien cosmopolite dès sa jeunesse, Sidney Bechet est à l'origine de la première critique de jazz un peu sérieuse. En 1919, il est le clarinettiste soliste du Southern Syncopated Orchestra dirigé par le compositeur Will Marion Cook, qui refusait d'utiliser le mot « jazz » mais tenait beaucoup à avoir Bechet en vedette. Le chef d'orchestre suisse Ernest Ansermet, qui eut plusieurs fois l'occasion d'écouter cette formation à Londres, écrivait à propos de Bechet : (Il) ne peut rien dire de son art, sauf qu'il suit sa propre voie... et c'est peut-être la route sur laquelle le monde entier swinguera dans l' avenir.

Prodige musical, né au sein d'une famille créole (la famille Bechet serait originaire de Haute-Savoie, et plus précisément de Féternes), il a étudié auprès de Louis dit "Papa" Tio et Lorenzo Tio fils à la Nouvelle-Orléans. Il se joint, en 1917, à l'exode vers Chicago et y travaille avec deux célèbres exilés, le trompettiste Freddie Keppard et le pianiste Tony Jackson. Puis il accompagne Cook à Londres où il découvre le saxophone soprano, instrument plus dominant que la clarinette et avec lequel il peut aisément produire le palpitant vibrato qui est son signe distinctif. En juin 1924, Sidney Bechet joint le groupe de Duke Ellington et commence la deuxième tournée en Nouvelle-Angleterre avec eux. Moins de trois mois plus tard, Duke le renvoie après qu’il ne se soit pas présenté à trois concerts.

Expulsé de Grande-Bretagne pour cause de bagarre dans un hôtel, Bechet retourne aux Etats-Unis et s'installe à New York, où le pianiste Clarence Williams veut à tout prix le faire enregistrer, en particulier aux côtés de Louis Armstrong. C'est ainsi qu'a lieu une première rencontre entre ces géants du jazz. Cependant, de nouveaux problèmes le ramènent en Europe où il passe quatre ans au sein de la Revue nègre dont Joséphine Baker est la vedette. Pendant qu'Armstrong réalise ses enregistrements classiques, son principal rival comme soliste de jazz est en tournée en Europe et en Russie. Mais Sidney Bechet a un fort caractère, et en 1928, une bagarre éclate entre lui et le banjoïste Mike McKendrick sur lequel il tire. Le drame est évité, mais Sidney Bechet se retrouve 11 mois en prison à Fresnes, puis expulsé de France.

Après un retour triomphal au Festival de jazz de Paris en 1949, il décide de s'établir en France. Bechet y devient une super vedette hexagonale (avec une épouse à la campagne et une maîtresse à Paris). Son thème Petite Fleur est un succès mondial, même si lui-même était probablement plus fier des partitions de ballets telles que La Nuit est une sorcière qu'il compose pour le danseur et chorégraphe Pierre Lacotte.

À la fin de sa vie, en 1956, il a entamé une grande tournée en Belgique. Albert Langue, jazzman de Mons et initiateur du Festival Mondial des Musiques Militaires de Mons, l'a accompagné dans ses concerts, à la trompette. Sidney Bechet lui a demandé s'il n'avait pas en mémoire une musique locale qu'il pourrait jouer en Belgique pour faire plaisir à son public et personnaliser la tournée belge. Albert Langue lui joua sur un piano Le Doudou, musique leitmotiv de la Ducasse de Mons qu'il adapta au style de musique de la Nouvelle-Orléans. Ce fut un franc succès à tel point qu'il l'enregistra chez la maison de disques Vogue. Ce disque fut une des meilleures ventes de 1956 et a permis au Doudou d'être connu partout dans le monde.

Depuis sa mort, en 1959, une statue de son buste se dresse dans un parc de Juan-les-Pins.

Parmi ses plus célèbres enregistrements il faut faire figurer le trio Blues in Thirds, avec Earl Hines et Baby Dodds, Blue Horizon, Out of The Gallion avec Mezz Mezzrow, Petite fleur et n'importe laquelle de ses versions de Summertime ou de Weary Blues.
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Nationalité : Allemagne
Né(e) à : Stolp , le 15/05/1944
Mort(e) à : Berlin , le 01/01/2015
Biographie :

Ulrich Beck (né le 15 mai 1944 à Stolp, aujourd'hui Słupsk en Pologne-mort le 1er janvier 2015 à Berlin (Allemagne) est un sociologue allemand, auteur de La société du risque (1986).Ulrich Beck est professeur de sociologie à l'université à l'Université Ludwig-Maximilian de Munich. Il est l'auteur d'une oeuvre abondante consacrée notamment au développement de l'individualisme moderne, à la mondialisation et aux conséquences des changements technologiques. Son dernier livre, Pouvoir et contre-pouvoir à l'ère de la mondialisation, a été traduit en français (Aubier 2003)
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Hans Beck, né le 6 mai 1929 en Thuringe et décédé le 30 janvier 2009 est un industriel allemand, créateur des célèbres Playmobil.

Hans Beck est né dans une famille de 10 enfants. Il confectionnait déjà des jouets pour ses frères et soeurs.

Après avoir suivi une formation de menuisier, Hans Beck avait été embauché par la société Geobra, qui l'encourageait à créer ses petits personnages de taille réduite. C'est au Salon du jouet de Nuremberg en 1974 que Hans Beck présente ses Playmobil au grand public. Il connaît un très grand succès et Geobra devient le premier fabricant allemand de jouets.

Hans Beck avait pris sa retraite en 1998 et vivait avec sa femme aux alentours du lac de Constance.
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Stephan Beckenbauer, né le 1er décembre 1968 à Munich et mort le 1er août 2015 dans sa ville natale, est un footballeur allemand.

Fils de Franz Beckenbauer, il est formé au poste de défenseur dans le club du Bayern Munich.

Stephan Beckenbauer débute sa carrière en 1988, avec le TSV 1860 Munich qui évolue en 5e division allemande. Après de brefs passages aux Kickers Offenbach et FC Granges, il rejoint le FC Sarrebruck, où en deux saisons, il dispute 12 matchs en 1. Bundesliga et également 12 matchs en 2. Bundesliga.

Il arrête sa carrière à 29 ans, à la suite d'une blessure au genou, et devient entraîneur des jeunes du Bayern.

Marié et père de trois enfants, Stephan Beckenbauer meurt d'une tumeur au cerveau le 1er août 2015, à l'âge de 46 ans.
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Jacques Becker est un réalisateur français, né le 15 septembre 1906 à Paris 1er, où il est mort le 21 février 1960. Il est le père du réalisateur Jean Becker.

Le père de Jacques Becker est administrateur de la société Fulmen et sa mère, d'origine anglaise, tient une maison de couture à Paris, rue Cambon, près de la maison Chanel. La famille se rend régulièrement en vacances à Marlotte-sur-Loing, et fréquente Paul Cézanne, le fils du peintre. Au cours d'un de ces séjours, en 1921, Jacques Becker se lie d'amitié avec Jean Renoir venu visiter les Cézanne. Le jeune homme, de neuf ans son cadet, est alors autant passionné de jazz que de cinéma et fréquente assidument Le Bœuf sur le toit où officie Jean Wiener. Il s'est d'ailleurs fait engager comme steward sur les paquebots qui font la traversée le Havre - New York, pour rencontrer les jazzmen américains. Au cours d'un de ces voyages, en 1928, il rencontre King Vidor qui souhaite l'engager comme acteur, mais le jeune homme s'intéresse plus précisément à la mise en scène. Jacques Becker s'est marié et son père l'a fortement incité à rejoindre la compagnie où il travaille, mais Becker s'y morfond. Il profite d'une de ses absences pour donner sa démission et le hasard fait que le jour même, il retrouve Jean Renoir en tournage en extérieurs pour La Chienne. Il lui demande alors de l'engager et devient, en 1931, son assistant. Jacques Becker souhaite ardemment réaliser et tourne avec Pierre Prévert un court métrage intitulé Le commissaire est bon enfant. Il espère passer au long métrage co-écrit avec Jean Castanier, un scénario intitulé Sur la cour, mais le producteur pressenti, un ami d'enfance, André Halley Desfontaines, inquiet, confie la réalisation du sujet à Jean Renoir. Ce dernier associe alors Jacques Prévert au projet de ce qui deviendra Le Crime de monsieur Lange. Les deux hommes se brouillent mais se réconcilient pour le tournage de La vie est à nous, Jacques Becker retrouvant sa place de premier assistant auprès de Renoir. En 1938, il parvient enfin à trouver un producteur prêt à financer son premier long métrage, L'Or du Cristobal, mais le tournage est interrompu, faute d'argent, Jacques Becker se refusant à bâcler son premier film. Alors qu'il est mobilisé, les producteurs profitent de son absence et confient à Jean Stelli le soin de le terminer. Fait prisonnier de guerre, Jacques Becker est rapatrié à la suite d'une visite de la Croix-rouge. Il revient à Paris et parvient enfin à tourner son premier long métrage, Dernier Atout en 1942.

Sous l'Occupation, Jacques Becker réalise trois films de factures très diverses, mais qui imposent un style très découpé et fondé sur une caméra extrêmement mobile : Dernier Atout (1942), Goupi-Mains rouges (1943) et Falbalas (1945). C'est sur le plateau de Falbalas qu'est par ailleurs entreposé le matériel détourné (caméra et pellicules) qui servira au tournage du film de La Libération de Paris. À la Libération, reconnu pour ses qualités morales, le cinéaste intervient pour défendre Henri-Georges Clouzot devant la commission d'épuration.

Après la guerre, il tourne plusieurs comédies, Antoine et Antoinette (1947), palme d'or au festival de Cannes, Rendez-vous de juillet (1949), prix Louis-Delluc, Edouard et Caroline (1951) et Rue de l'Estrapade (1953), qui le distinguent comme le cinéaste français « par excellence ». Son goût pour l'observation de la société d'après-guerre, son regard sur ses personnages, son talent dans la direction d'acteurs, et l'équilibre entre la justesse psychologique des dialogues et la minutie de sa mise en scène, caractérisent cette série qui met en scène diverses classes sociales. Comédies de couples qui inspireront la série des Doinel réalisée ultérieurement par François Truffaut.

Avec Casque d'or (1952), où Simone Signoret incarne superbement une célèbre prostituée, il réalise une chronique rigoureuse et poétique des bas-fonds parisiens en 1900. Il signe ensuite le prototype du film noir français, Touchez pas au grisbi (1954), d'après le roman d'Albert Simonin, film qui relance la carrière de Jean Gabin. Après Ali Baba et les quarante voleurs (1954), une farce tournée pour Fernandel, et une adaptation de Maurice Leblanc, Les Aventures d'Arsène Lupin (1957), avec Robert Lamoureux dans le rôle du gentleman cambrioleur, il réalise avec Montparnasse 19 (1958), un mélodrame où Gérard Philipe incarne de façon pathétique le peintre Modigliani. Alors qu'il vient de terminer le montage de l'un de ses plus beaux films, Le Trou (1960), film de moraliste, à la rigueur et la sobriété intenses, Jacques Becker meurt subitement en février 1960, à l'âge de 53 ans. Il est inhumé au cimetière du Montparnasse à Paris.
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becker

Gary Stanley Becker est un économiste américain (né le 2 décembre 1930 à Pottsville, en Pennsylvanie) et décédé le 3 mai 2014 à l'hôpital Northwestern (en) de Chicago. Il est connu pour ses travaux visant à élargir le champ de l'analyse microéconomique à de nombreux comportements humains. Il a obtenu en 1992 le Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel et en 2000 la National Medal of Science, haute distinction américaine. Il est professeur à l'université de Chicago, dans le département de sociologie et d'économie.

Il a notamment été parmi les premiers à modéliser la notion de capital humain. Ses travaux sur l'analyse économique de la criminalité ont été à la base du développement de l'analyse économique du droit, en influençant à la fois juristes et économistes. Ses travaux ont débouché sur une plus grande modélisation des comportements criminels dans une optique de rationalité. Longtemps controversées, ces recherches sont aujourd'hui au fondement de la microéconomie.

Gary Becker a obtenu son Bachelor of Arts à l'université de Princeton en 1951, son doctorat à l'université de Chicago en 1955 sous la direction de H. Gregg Lewis. Sa thèse, intitulée The Economics of racial discrimination, qui sera par la suite publiée en 1957 sous le titre The Economics of discrimination explore des domaines jusque-là peu étudiés à l'aide des outils microéconomiques.

Il est professeur à Columbia de 1957 à 1968, puis à Chicago.

Gary Becker est généralement considéré comme un conservateur en politique. Parallèlement à son travail universitaire, il a tenu entre 1985 et 2004, en alternance avec l'économiste de gauche Alan Blinder, un éditorial pour le journal BusinessWeek.

À partir de 2004, il tient un blog avec le juriste Richard Posner.

Gary Becker ne s'est jamais engagé en politique à l'exception de l'élection présidentielle de 1996 où il a été conseiller du candidat républicain Bob Dole.

L'économiste Justin Wolfers considère que Gary Becker est le chercheur en sciences sociales le plus important de la seconde moitié du XX siècle.
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beckett

Samuel Beckett

Né à Foxrock (Irlande) le 13/04/1906 ; Mort à Paris (France) le 22/12/1989

Samuel Beckett est un romancier, poète et dramaturge irlandais.
Beckett est né le 13 avril 1906 dans la banlieue de Dublin, en Irlande. Il vient d'une famille bourgeoise protestante. En 1923, il étudie les langues au Trinity College de Dublin. Il est nommé lecteur d'anglais à l'ENS de Paris, en 1928. A cette époque, il rencontre l'écrivain James Joyce avec qui il se liera d'amitié. Influencé par ce dernier, il écrit son premier essai en 1929, "Dante... Bruno. Vico... Joyce". Les années suivantes, il publie de nombreux textes courts, dont un essai en anglais, "Proust", en 1931.

Samuel Beckett voyage beaucoup en Europe. En 1938, il se fixe définitivement à Paris, dans le 15e arrondissement. Il publie avec difficulté son premier roman, "Murphy". Après 36 refus, "Murphy" est publié chez Bordas en 1947. Il reste en France durant la guerre par choix et participe à la résistance contre l'occupation allemande. Le 30 mars 1945, on lui décerne la croix de guerre avec étoile d'or. Ses écrits seront influencés par les récits de déportation.

A la fin des années 1940, il écrit la trilogie, "Molloy", "Malone Meurt" et "L'Innommable" ainsi que sa fameuse pièce de théâtre absurde, "En attendant Godot". Entre 1945 et 1950, Samuel Beckett se consacre entièrement à son activité d'écriture. Son oeuvre bilingue tend à l'abstraction en littérature.

En 1960, il épouse sa compagne Suzanne Deschevaux-Dumesnil. En 1969, l'écrivain solitaire reçoit le prix Nobel de littérature. Samuel Beckett, qui a toujours refusé les interviews et fui les journalistes, n'ira pas chercher son prix. A la fin de sa vie, son écriture s'épure encore plus. Il n'aura de cesse de creuser le langage avec des textes comme "Soubresauts et Cap au pire". Il meurt dans une maison de retraite à Paris, le 22 décembre 1989.

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Henri Becquerel

Né à Paris (France) le 15/12/1852 ; Mort à Le Croisic (France) le 25/08/1908

Après avoir étudié à Polytechnique et à l'école des Ponts et Chaussées, Henri Becquerel devient Docteur ès Sciences en 1888 grâce à sa thèse sur les cristaux. Il enseigne alors la physique à l'école Polytechnique tout en poursuivant ses recherches. C'est d'ailleurs en effectuant des expériences sur des sels d'uranium qu'il découvre par hasard la radioactivité naturelle, en 1896. Grâce à cette découverte fondamentale, il partage en 1903 le prix Nobel de physique avec ses collègues Pierre et Marie Curie, qui ont eux aussi travaillé sur la radioactivité. Certains des travaux de Becquerel sont publiés dans ses ouvrages Recherches sur la phosphorescence (1882-1897) et Découverte des radiations invisibles émises par l’uranium (1896-1897)

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Edward Bede Clancy, né le 13 décembre 1923 à Lithgow en Australie et mort le 3 août 2014 à Sydney, est un cardinal australien, archevêque émérite de Sydney depuis 2001.

Après avoir suivi sa formation en vue de la prêtrise au séminaire de Springwood, Edward Bede Clancy a été ordonné prêtre le 23 juillet 1949 pour le diocèse de Sydney (Australie) par le cardinal Norman Gilroy.

De 1952 à 1955, il poursuit ses études à Rome, obtenant des diplômes en théologie à l'université pontificale Urbaniana et en Écriture sainte à l'Institut biblique pontifical. Il les complète en 1961, obtenant un doctorat en théologie.

De retour en Australie, il exerce son ministère en paroisse et enseigne l'Écriture sainte à Springfield, puis à Manly.

Nommé évêque auxiliaire de Sydney le 25 octobre 1973, il est consacré le 19 janvier 1974 par le cardinal James Darcy Freeman.

Le 24 novembre 1978, il est nommé archevêque de Canberra avant de revenir à Sydney comme archevêque titulaire le 12 février 1983. Il assume cette charge jusqu'au 26 mars 2001, date à laquelle il se retire pour raison d'âge, remplacé par le cardinal George Pell.

Il préside la Conférence épiscopale australienne de 1986 à 2000.

Il est créé cardinal par le pape Jean-Paul II lors du consistoire du 28 juin 1988 avec le titre de cardinal-prêtre de S. Maria in Vallicella. Il perd sa qualité d'électeur en cas de conclave le jour de ses 80 ans le 13 décembre 2003, c'est pourquoi il ne participe pas aux conclaves de 2005 (élection de Benoît XVI) et de 2013 (élection de François).
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Brian Bedford est un acteur de cinéma et de théâtre britannique né le 16 février 1935 à Morley dans le Yorkshire de l'Ouest au Royaume-Uni et mort le 13 janvier 2016 à Santa Barbara (États-Unis). Il est connu notamment pour avoir été la voix de Robin des Bois dans le film de Disney de 1973.

Brian Bedford est mort le mercredi 13 janvier 2016 à l'âge de 80 ans.
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Boutros Taza né au Caire en Égypte le 17 janvier 1940 et mort le 25 juin 2015 à Beyrouth (Liban), est à partir du 7 octobre 1999, sous le nom de Nersès Bédros XIX Tarmouni, le 19e primat de l'Église catholique arménienne avec le titre de Patriarche de Cilicie des Arméniens.

Boutros Taza est ordonné prêtre le 15 août 1965. Il exerce son ministère en Égypte. Le 21 août 1989 il est nommé éparque de l'éparchie d'Iskanderiya (Alexandrie). Il est ordonné à l'épiscopat le 18 février 1990 par le patriarche Hovhannes Bédros XVIII Kasparian ICPB (en). Les co-consécrateurs sont les évêques André Bedoglouyan ICPB et Vartan Achkarian CAM (it). Le 7 octobre 1999, il est nommé patriarche de Cilicie des Arméniens et succède à Hovhannes Bédros XVIII Kasparian comme primat de l'Église catholique arménienne. Il prend alors le nom de Nersès Bédros XIX Tarmouni.

Le 9 septembre 2014 il est nommé par le pape François père synodal pour la troisième assemblée générale extraordinaire du synode des évêques sur la famille qui se déroule du 5 au 19 octobre suivant au Vatican en qualité de primat de l'Église catholique arménienne.
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Ludwig Van Beethoven

Né à Bonn (Allemagne) le 17/12/1770 ; Mort à Vienne (Autriche) le 26/03/1827

Compositeur hors pair, Ludwig van Beethoven a marqué l’histoire de la musique. S’affranchissant des règles classiques, il ouvrit de nouvelles perspectives dans la composition musicale et jeta les bases du romantisme. Son tempérament fougueux, son don pour l’improvisation et son incroyable capacité à composer alors qu’il avait perdu l’ouïe en ont fait un personnage de légende.  

Ludwig van Beethoven est né en Allemagne, en décembre 1770. Son père, lui-même musicien, rêvait d’en faire un Mozart et l’aurait obligé à pratiquer le clavier dès quatre ou cinq ans. Même si le jeune Ludwig n’était pas un enfant prodige, il présentait d’excellentes dispositions musicales. Son père lui donna une éducation musicale qui fut ensuite complétée par le compositeur Neefe. Celui-ci était convaincu qu’il deviendrait un grand homme.

En 1787, grâce à l’aide du Prince Maximilian Franz, Beethoven partit à Vienne, le foyer de la vie musicale de l’époque. Il y rencontra Mozart mais on sait peu de choses de leur rencontre. Il retourna en urgence à Bonn au chevet de sa mère mourante. Elle décéda le 17 juillet 1787. Son père sombrant dans l’alcoolisme, Beethoven dût prendre en charge ses deux frères. De 1789 à 1792, il fut violoniste à l’Opéra de Bonn.

Beethoven retourna à Vienne en 1792 afin de parfaire son éducation musicale. Il prit des cours auprès d’Haydn, puis d’Albrechtsberger et de Salieri. Trois ans plus tard, Beethoven fit ses premières représentations publiques, joua ses propres compositions et remporta un certain succès auprès des membres de l’aristocratie. Le jeune compositeur était également connu pour son tempérament fougueux et impulsif.

Beethoven commença à composer des sonates pour piano à partir de 1795. Il devint rapidement une des figures de la musique viennoise et internationale. Mais Beethoven vit ses capacités auditives diminuer et craignit de devenir sourd (il le deviendra en 1819). N’y a-t-il pas plus grand drame pour un musicien que de perdre l’ouïe et ne pas pouvoir entendre le fruit de son travail ? Face à cette perspective affolante, il pensa à se suicider mais y renonça. Il se jeta de plus belle dans la composition, il se libéra petit à petit des règles classiques et produisit des chefs-d’œuvre comme les sonates : Sonate pour piano n° 8, « Pathétique » (1799) et Sonate pour piano n° 14, "Clair de lune" (1802). Il composa cette dernière pour la comtesse Giulietta Guicciardi. Il tira une certaine inspiration de ses déboires amoureux. Au cours de sa vie, le compositeur demanda plusieurs femmes en mariage sans qu’aucune n’accepte.

En 1803, il signa une de ses plus grandes œuvres, à l’origine dédicacée à Napoléon Bonaparte  : la symphonie « Héroïque ». Cette œuvre très technique et plus longue que les symphonies écrites jusqu’alors ouvrait une voie nouvelle dans les oeuvres symphoniques. Le compositeur continua sur ce chemin dans les années suivantes, avec des œuvres toujours plus expressives comme les splendides sonates pour piano « l'Appassionata »,  la « Pastorale », une douce célébration de la nature, et la magnifique « Lettre à Elise ». Il acheva, en 1805, son seul et unique opéra Leonore, rebaptisé Fidelio en 1814.

Dans les années 1810, Beethoven est lassé de Vienne et songe à partir. Ses amis fortunés le retiennent en lui versant une rente confortable. Cette indépendance financière lui permit d’avoir toute liberté en terme de création. En 1815, à la mort de son frère, il est chargé de la tutelle de son neveu Karl conjointement avec sa belle-sœur. Ce rôle lui vaudra bien des soucis et des querelles avec le jeune homme.

A partir de 1819, sa surdité étant totale, il sombra dans une profonde mélancolie et devint plus méfiant. Sa santé, depuis longtemps fragile, se détériora. Il était préoccupé sur le plan financier alors que ses œuvres se vendaient bien. De cette période, on retient l'énigmatique sonate Hammerklavier

Tandis que le public viennois plébiscitait les opéras de Rossini, Beethoven entama une renaissance, allant encore plus loin dans sa création. Ainsi voient le jour la remarquable Missa solemnis (Messe solennelle), commandée par l'archiduc Rodolphe, et la splendide 9ème Symphonie, « Ode à la joie ». Il commença une 10ème symphonie qu’il n’eut pas le temps d’achever. Beethoven tomba malade et s’éteignit le 26 mars 1827 à Vienne. Plusieurs dizaines de  milliers de personnes dont Franz Schubert assistèrent à ses funérailles. 

L'oeuvre de Beethoven a atteint les sommets de la musique pour piano, exploitant les possibilités de cet instrument à l’extrême. Ses symphonies, dont l’ampleur constituait une véritable innovation à son époque, ont fait entrer la musique dans l’ère du romantisme. Sa 9ème symphonie demeure l’apogée vibrante et éternelle de son art et le hisse au rang des plus grands architectes musicaux.

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Arthur Beetson, né le 22 janvier 1945 à Roma (Queensland) et mort le 1er décembre 2011 à Paradise Point (près de Gold Coast), est un ancien joueur de rugby à XIII australien évoluant au poste de pilier au dans les années 1960 et 1970.

Il fut le premier aborigène d'Australie à avoir pris le capitanat d'une sélection sportive nationale en Australie. Il fut sélectionné en équipe d'Australie et représentz les New South Wales Blues et les Queensland Maroons pour le State of Origin. Il s'était ensuite reconverti au poste d'entraîneur.
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Madeleine BÉJART (1618-1672), sœur du précédent, mène une jeunesse assez libre, et a une fille du comte de Modène en 1639, avant de se consacrer au théâtre et de devenir une comédienne accomplie. Un contemporain, G. de Scudéry, fait d’elle ce portrait élogieux : « Elle était belle, elle était galante, elle avait beaucoup d’esprit, elle chantait bien ; elle dansait bien ; elle jouait de toute sorte d’instruments ; elle écrivait fort joliment en vers et en prose et sa conversation était fort divertissante. Elle était de plus une des meilleures actrices de son siècle et son récit avait tant de charmes qu’elle inspirait véritablement toutes les feintes passions qu’on lui voyait représenter sur le Théâtre. » C’est par amour pour elle, selon Tallemant des réaux, que Molière « quitt[e] les bancs de la Sorbonne » et qu’ils fondent ensemble en 1643 L’Illustre Théâtre. Il ajoute : « Je ne l’ai jamais vu jouer ; mais on dit que c’est la meilleure actrice de toutes […]. Son chef-d’œuvre, c’était le personnage d’Épicharis, à qui Néron venait de faire donner la question, dans La Mort de Sénèque, de Tristan L’Hermite. » On lui doit, en outre, une adaptation du Don Quichotte de Guérin de Bouscal. Dans le registre comique, elle joue d’abord le rôle de Marinette dans Le Dépit amoureux, de Magdelon, dans Les Précieuses ridicules, celui de la Nymphe, dans le prologue des Fâcheux, puis elle s’oriente vers les emplois de servante, telle Dorine, dans Le Tartuffe, ou de femme d’intrigue, comme Frosine dans L’Avare.
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Maurice Béjart

Né à Marseille (France) le 01/01/1927 ; Mort à Lausanne (Suisse) le 22/11/2007

Maurice Béjart naît sous le nom de Berger. Après avoir pris des cours de danse dans plusieurs compagnies ou ballets contemporains, il se tourne principalement vers la chorégraphie. Il fonde alors les Ballets de l'Etoile en 1954, qui deviendront le Ballet-Théâtre de Paris trois ans plus tard. En 1955, il met en scène sa Symphonie pour un homme seul, oeuvre dans laquelle il commence à se démarquer du classicisme.

Le véritable succès ne vient pourtant qu'avec le Sacre du Printemps, en 1959. Nommé ensuite directeur au Théâtre royal de la Monnaie, à Bruxelles, il monte le Ballet du XXe siècle (1960). Son objectif reste alors de se détacher de la danse traditionnelle pour atteindre un certain renouveau. Il présente ainsi la Damnation de Faust (1964), Roméo et Juliette (1966) et Messe pour le temps présent, au festival d'Avignon en 1967.

En 1987, il quitte Bruxelles pour la Suisse et renomme le Ballet du XXe siècle, le Béjart Ballet Lausanne, pour lequel il ne gardera qu'une trentaine de danseurs. Au début des années 1990, il fonde l'école-atelier Rudra de Bruxelles afin de dispenser des cours d'expression corporelle à des élèves du monde entier. Hospitalisé à Lausanne à l'automne 2007 pour y suivre un traitement cardiaque et rénal, il s'éteint le 22 novembre.

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Barbara Bel Geddes est une actrice américaine née le 31 octobre 1922 à New York (New York), décédée le 8 août 2005 à Northeast Harbor (Maine) d'un cancer du poumon.

Elle est surtout connue pour son rôle de Miss Ellie dans le feuilleton télévisé Dallas.

Fille d'un architecte industriel, Norman Bel Geddes, elle débute au théâtre à l'age de 18 ans. En 1952, elle reçoit le prestigieux prix de la Femme de l'année décerne par Hasty Pudding Theatricals USA, la plus ancienne compagnie de théâtre américaine. Ses deux plus grands rôles sur scène sont celui de Maggie dans La Chatte sur un toit brûlant de Tennessee Williams à Broadway en 1956, et son rôle de Jean Kerr dans la comédie Mary, Mary en 1961, tous deux lui valant des nominations aux Tony Awards.

Sa carrière au cinéma débute en 1947 lorsqu'elle donne la répique à Henry Fonda dans The Long Night. Elle obtient une nomination à l'Oscar du meilleur second rôle féminin pour I Remember Mama (1948). Cependant, une santé chancelante et une enquête du comité des activités anti-américaines mettent (temporairement) un terme à sa carrière.

Sa carrière redémarre lorsque Alfred Hitchcock lui propose des rôles dans 4 épisodes de la série télévisée Alfred Hitchcock présente (dont L'inspecteur se met à table (Lamb of the Slaughter), le premier épisode, dans lequel elle interprète une femme au foyer qui tue son mari en le frappant avec une cuisse d'agneau qu'elle fait ensuite manger aux policiers chargés d'enquêter) et un rôle important dans le film Sueurs froides (1958) où elle est la compagne de James Stewart.

Elle épouse Carl Schreuer en 1944, dont elle a une fille, Susan. Ils divorcent en 1951, et elle épouse la même année le réalisateur Windsor Lewis. Elle s'éloigne des plateaux en 1966 pour s'occuper de son mari souffrant, qui meurt de cancer en 1972.

En 1978, à court d'argent, elle auditionne pour le rôle de Miss Ellie, la matriarche du clan Ewing pour le nouveau feuilleton télévisé Dallas diffusé en prime time sur CBS. Elle obtient le rôle qui la rend célèbre auprès du grand public, et qu'elle interprète jusqu'en 1990, lui valant plusieurs récompenses. En mars 1984, une crise cardiaque l'oblige à faire une pause, elle est remplacée durant la saison 1984-1985 par Donna Reed

Elle est également l'auteur de deux livres pour enfants : I Like to Be Me (J'aime être moi) (1963) and So Do I (Moi aussi) (1972).

Elle meurt d'un cancer du poumon à son domicile de Northeast Harbor, Maine le 8 août 2005
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Chokri Belaïd, né le 26 novembre 1964 à Djebel Jelloud et mort le 6 février 2013 à El Menzah, est un homme politique et avocat tunisien.

Chokri Belaïd est un avocat défenseur des droits de l'homme et a souvent plaidé dans les procès politiques sous le régime du président Ben Ali.

En mai 2012, il est l'avocat de la chaîne de télévision Nessma accusé d'avoir diffusé le film Persepolis. Il est ancien membre de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique, du conseil de l’Ordre des avocats et le secrétaire général du Mouvement des patriotes démocrates.

Il est assassiné par balles le 6 février 2013 alors qu'il sort de son domicile du quartier d'El Menzah. Ce meurtre déclenche alors de nombreuses manifestations, son frère accusant le parti au pouvoir Ennahda d'avoir fomenté cet assassinat. Suite à ces violentes manifestations, le gouvernement annonce sa démission et la mise en place prochaine de nouvelles élections.
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Wade Belak (né le 3 juillet 1976 à Saskatoon, dans la province de la Saskatchewan au Canada - mort le 31 août 2011 à Toronto, dans la province de l'Ontario au Canada) est un joueur professionnel de hockey sur glace canadien.

Excellent au niveau junior, il fut sélectionné en première ronde lors du repêchage de la Ligue nationale de hockey en 1994, il évoluait alors avec les Blades de Saskatoon de la Ligue de hockey de l'Ouest. Il débuta sa carrière junior à la fin de la saison 1994-94 lorsqu'il rejoignit les Aces de Cornwall dans la Ligue américaine de hockey. Par contre, il joua par la suite une autre année junior avec les Blades.

L'année suivante, il fit ses débuts dans la Ligue nationale de hockey avec l'Avalanche du Colorado, mais n'y joua que 5 parties. Toutefois, sa saison fut couronnée de succès car il remporta la Coupe Calder avec les Bears de Hershey, club-école de l'Avalanche. Aux cours des saisons qui suivirent, il partagea ses saisons entre les Bears et l'Avalanche. Cette situation changea lorsqu'il fut échangé aux Flames de Calgary en compagnie de deux autres joueurs en retour de Chris Dingman et de Theoren Fleury. Après un cours séjours de 12 parties avec le club-école des Flames, il s'imposa finalement dans la LNH.

Il sera réclamé au ballotage au cours de la saison 2000-01 par les Maple Leafs de Toronto. Il y jouera plusieurs saisons. Lors du lockout dans la LNH, il a évolué avec le Coventry Blaze en Angleterre. À la fin de la saison 2007-08, il passa aux mains des Panthers de la Floride à la date limite des transactions. Il rejoint les Predators de Nashville au début de la saison suivante.

Il a été retrouvé sans vie dans son appartement de Toronto le 31 août 2011.
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Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 4/05/1899
Mort(e) le : 26/02/1959
Biographie :

René Belbenoît (né le 4 avril 1899, à Paris, décédé le 26 février 1959) est un prisonnier et bagnard français. Il est connu pour avoir été emprisonné à l'Île du Diable en Guyane et s'en être échappé.
Adolescent livré à lui-même, il fait vite connaissance avec la justice pour de petits délits et n'échappe à la maison de correction qu'en devançant l'appel en 1918. En 1921, il est arrêté à Nérondes (Cher) pour vol avec effraction. Après avoir été reconnu coupable de multiples vols pour lesquels il était recherché, René Belbenoit est lourdement condamné, en mai 1922, par la Cour d'assises de Dijon, à 8 ans de travaux forcés. Cette sentence signifie qu'au-delà du temps de travaux forcés, le condamné est astreint à la déportation à vie en Guyane. Belbenoit arrive dans la colonie pénitentiaire en juin 1923. Après plusieurs tentatives d'évasion infructueuses et un retour clandestin en France qui lui vaut trois ans de travaux forcés supplémentaires, il réussit, en 1935 à conquérir « la Belle ». Après une cavale de 22 mois, il gagnera clandestinement les États-Unis. Ses exploits et sa description de la vie des forçats sont publiés en 1938 sous le titre Dry Guillotine. La diffusion de son récit dépassera le million d'exemplaires. Il vaut au jeune forçat la célébrité et la sympathie de l'opinion américaine tout en exacerbant le ressentiment des autorités françaises.
Contraintes de répondre à l'insistance des autorités françaises tout en ménageant l'opinion de leurs propres propres citoyens, les autorités américaines finissent par expulser Belbenoit. Ce-dernier se réfugie en janvier 1940 en Amérique centrale, d'où il suit les statistiques de vente de son deuxième ouvrage Hell On Trial. Salvador, Costa Rica, Mexique... traqué de toute part, car la pression française ne se relâche pas, Belbenoit finit par repasser à la nage le Rio Grande pour gagner le Texas où il est immédiatement arrêté, condamné et incarcéré à un an de prison pour immigration clandestine.
René Belbenoît s'installe à Los Angeles où il y épouse Lee Gumpert, sa troisième femme, en 1945. « alien permanent », il parviendra à demeurer aux États-Unis, d'autorisation temporaire en autorisation temporaire, jusqu'en 1953 où il quittera les États-Unis une dernière fois... pour y revenir quelques instants plus tard et recevoir un tampon officiel sur son permis de résidence définitive. Il lui faudra trois ans de plus pour devenir un citoyen américain, après trente-quatre ans de privation de tous droits civique 
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Marcus Belgrave, né le 12 juin 1936 à Chester (Pennsylvanie) et mort le 24 mai 2015 à Ann Arbor (Michigan), est un trompettiste de jazz américain.

La carrière de Marcus Belgrave est lancée auprès de Clifford Brown avant qu'il ne fasse partie des musiciens de tournée de Ray Charles. Plus tard il joue notamment avec Gunther Schuller, Carl Craig, Max Roach, Ella Fitzgerald, Charles Mingus, Tony Bennett, Sammy Davis Jr, Bud Powell, Dizzy Gillespie et John Sinclair.

En 1988 il devient membre permanent du Lincoln Jazz Orchestra de Wynton Marsalis.

Il enseigne fréquemment au Stanford Jazz Workshop et donne des cours de trompette au Oberlin Conservatory of Music dans l'Ohio. Parmi ses élèves se comptent Rodney Whitaker, Kenny Garrett, Robert Hurst, Regina Carter, James Carter, Geri Allen, Karriem Riggins, , Kasan Belgrave et Carlos McKinney.

Marcus Belgrave meurt d'une crise cardiaque à Ann Arbor (Michigan) le 24 mai 2015, , après des complications d'une bronchopneumopathie chronique obstructive et d'une insuffisance cardiaque.

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Marcel Béliveau (né le 19 novembre 1939 à La Tuque, au Québec, Canada et décédé le 28 mai 2009 à Montréal) était un animateur, réalisateur et comédien québécois. Il est décédé à l'âge de 69 ans des suites d'un cancer du poumon[1].

Son nom reste associé à l'émission télévisée de caméras cachées Surprise sur prise qu'il a créée et animée, et qui fut un succès d'abord au Québec, puis en France à partir de 1989.

La carrière de Marcel Béliveau a débuté lorsqu’il a décidé de se faire passer pour un médecin et de rédiger une chronique dans le quotidien Montréal-Matin.

Empruntant un costume de médecin, il était même allé jusqu’à faire passer des visites à ses collègues de travail.

Dans les années 1970, il crée des capsules sur le thème Le monde à l'envers à la station de radio montréalaise CKAC. Dans ces capsules, il piège des personnes prises au hasard dans la rue en les interrogeant sur des prétendues nouvelles fictives et farfelues. Ces capsules sont donc le précurseur du concept télévisuel de Surprise sur prise qu'il créa plus tard.

Au début des années 1980, il anime l'émission de télévision Un monde en folie avec Gaston Lepage sur Télé-Métropole (maintenant devenue TVA).

Marcel Béliveau arrive en France à la fin des années 1980.

Surprise sur prise (imaginée par Marcel Béliveau) est d'abord une émission à succès au Québec diffusée sur TQS et, par la suite, sur TVA.

En 1989, pour rentabiliser les coûts élevés de production de Surprise sur prise, Marcel Béliveau doit chercher des diffuseurs à l'étranger. L'émission arrive ainsi en France : sur Canal + (chaîne payante où la diffusion est cryptée), puis en clair sur TF1 trois mois après, avec une première diffusion le samedi 21 octobre 1989.

L’humoriste québécois coanime successivement cette émission avec les animateurs français Bernard Montiel, Jean-Pierre Foucault, Patrick Roy, Christophe Dechavanne et Patrick Sébastien, avant de la représenter avec Georges Beller sur France 2.

Ce concept qui consiste à piéger, avec l'utilisation de caméras cachées, des célébrités, rencontre un grand succès en France et reste sur les écrans jusqu'en 1998.

Marcel Béliveau prend sa retraite et enseigne sa propre technique de golf, La Méthode Béliveau, mais le goût du rire et des caméras l'attirent et il travaille encore sur de nombreux projets[réf. nécessaire].

Il rédige notamment des articles humoristiques sur le site Planète Québec, articles dans lesquels il n'a rien perdu de sa verve : « Je n’ai pas dit que mon chat est con parce qu’il est Français. Il est con parce que je le trouve con. Il est Français parce qu’il est né en France. »

Il n'a pas été invité aux 15 ans de l'émission Surprise sur prise dont il est pourtant le symbole, sous prétexte qu'il en avait vendu les droits.

La vie de Béliveau devrait faire l’objet d’une série télévisée de six heures où toutes ses joies et ses drames seront narrés : de ses deux infarctus et ses trois cancers, à ses nombreuses femmes, en passant par sa nombreuse progéniture.

Depuis 2003, il avait une chronique sur le site Web Planète Québec.

Marcel Béliveau préparait un projet de « cinéma-réalité » du nom de Georges Henri T. est décédé, qui devait sortir en 2007 au Québec. En avril 2007, Marcel Béliveau lance un recueil de pensées, Un Whisky pour l'esprit, publié chez Amérik Média.

Un documentaire pour la télé est lancé en parallèle.

Suite à une série de déboires légaux et financiers opposant Marcel Béliveau et la maison de production Interactivision, le projet de film Georges-Henri T. est décédé est arrêté depuis l'été 2008, après plus d'un an de retard.

Le tournage du film, qui devait mettre en scène 15 comédiens amateurs, gagnants d'un concours intitulé Cinéma Académie, s'est arrêté en août 2008. Marcel Béliveau devait réaliser ce film, mais il a été remplacé à la dernière minute et le tournage du film n'a duré qu'une semaine.

Marcel Béliveau apprend à l'été 2008 qu'il souffre d'un cancer. L'homme demeure toutefois optimiste malgré le triste bilan de ses médecins. Il meurt, suite à cette longue maladie, le 28 mai 2009 à Montréal.